|
Lhumanité est-elle décidée à changer dère géologique? LES OGM, les juifs et les musulmans
OGM : pourquoi faut-il sen méfier? (Texte synthétique de Frédéric Prat pour lagenda dICEAL) OGM et santé humaine, environnement, agriculteurs, eugénisme... Paranoïa dîtes-vous? Quelques bonnes raisons de ne pas introduire des OGM dans l'environnement |
Eléments largement développés sur http://terresacree.org
Il est difficile de banaliser la prouesse technologique qui permet de transgresser les barrières reproductives entre les espèces. Le terme transgression peut être moral, mais il est aussi utilisé dans le vocabulaire scientifique des généticiens pour indiquer le transfert de gène d'une espèce biologique à une autre. Ces transferts qui étaient, pendant les 3,5 milliards d'années de l'évolution du vivant sur Terre, des événements rares, exceptionnels, accidentels, sont devenus en vingt ans par les techniques du génie génétique, des manipulations courantes en laboratoire, pratiquées en routine sur des gènes ciblés. Si des bouleversements évolutifs majeurs sont à prévoir, il est par contre impossible d'en préciser les conséquences écologiques sur le devenir de notre espèce. Jusqu'en 1995 les OGM étaient confinés en laboratoire ou dans des essais à faible échelle. En cinq ans, les OGM couvrent des dizaines de millions d'hectares et deviennent une réalité pour les citoyens mis devant le fait accompli. On date l'ère quaternaire à l'apparition de l'être humain, doit-on appeler quinquénaire, l'ère des chimères issues des biotechnologies? Mais la décision de changer d'ère appartient-elle seulement aux biotechnologues ou concerne t-elle l'ensemble de l'humanité ? Source : extrait du dossier pédagogique "Les OGM remis en question", Ed. BEDE, 47, place du Millénaire, 34000-Montpellier. bede@globenet.org - http://www.globenet.org/bede LES OGM, les juifs et les musulmans États-Unis : un jugement attendu sur l'étiquetage des aliments contenant des OGM 27 janvier 2000 - D'ici
quelques mois, un juge de l'Iowa décidera si le Merci à frederic.prat@geyser.asso.fr Extrait du message de Romain Berruyer, phythopathologiste au CIRAD de Montpellier, publié le 8 juillet 2000 sur la liste OGM-Danger : "Cette confiance
n'engage que moi. Il y a de nombreuses raisons de penser Merci à frederic.prat@geyser.asso.fr pour sa vigilance internet. OGM : pourquoi faut-il sen méfier? Texte synthétique de Frédéric Prat pour lagenda dICEAL (29 juillet 2000)
Les multinationales leaders de cette nouvelle technique, appuyées et suivies par les laboratoires publiques de recherche, mettent en avant plusieurs avantages, dont les deux principaux sont laugmentation de la production agricole (en quantité et en qualité), et la protection de lenvironnement. Mais les mouvements mondiaux de résistances contre les OGM avancent dautres arguments, mettant en avant les risques des OGM sur la santé humaine et animale, lenvironnement et la biodiversité, lindépendance des agriculteurs, et même à terme sur lespèce humaine. OGM et santé humaine " Un jour, les présidents et membres de commissions devront répondre publiquement de la qualité scientifique des dossiers pour lesquels ils donnent un avis favorable de dissémination. Si l'on diffusait sur Internet des évaluations de toxicologie des OGM qui ont donné lieu à des avis pour commercialisation en Europe, la communauté scientifique aurait des sourires aigres face aux trois vaches ou aux dix rats traités pour lesquels on nous présente des expérimentations incomplètes et à court terme " (G.E. Séralini, membre de la CGB, commission qui autorise en France les OGM, rapport CGB 98) Et oui, incroyable mais vrai, les tests toxicologiques chroniques pour ces nouveaux aliments ne sont pas faits : nous sommes tous des cobayes dune expérimentation scientifique, mais, contrairement à la thérapie génique effectuée sur peu de patients consentants et suivis médicalement, lexpérimentation OGM est à grande échelle, à linsu des consommateurs, et sans aucun suivi ! Et si un problème est détecté, impossible de remonter la filière : la traçabilité, pourtant à la mode depuis la vache folle, nest pas assurée en matière dOGM ! OGM et environnement Certaines plantes (maïs, soja, coton) ont été spécialement manipulées pour résister à des herbicides. Avantage pour lagriculteur : il peut dorénavant appliquer lherbicide durant tout le cycle de la culture, sans risquer dendommager celle-ci. Conséquence : alors que les OGM sont sensés réduire les applications de produits chimiques, la consommation de lherbicide RoundUp de Monsanto a augmenté partout où ces plantes ont été introduites (par exemple, la consommation est passée de 20 millions de litres à 60 millions de litres en Argentine en lespace de seulement 3 ans !). Ces plantes gorgées dherbicides (ou des produits issus de leur dégradation) sont ensuite utilisées en alimentation animale Dautres plantes, appelées Bt, résistent à certains insectes, dont la pyrale du maïs. En effet, elles produisent elles-mêmes, tout au long de leur cycle de végétation, et dans toutes leurs cellules, des toxines insecticides. Trois conséquences : les quantités dinsecticides produites augmentent, les plantes Bt en sont gorgées (même sils se dégradent à terme), et les insectes, en contact permanent avec cet insecticide, développent des résistances. Enfin, la pollinisation croisée entre plantes transgéniques et non transgéniques provoque des contaminations incontrôlables, comme lont récemment prouvées en France les affaires du colza et du maïs contaminés. OGM et agriculteurs De tout temps, le paysan a produit ses propres semences. Ce nest que récemment, avec lapparition des hybrides pour certaines cultures, quil sest vu obligé de les racheter chaque année. Mais plus dun milliard de personnes dépendent encore des semences produites à la ferme. Pourtant, les multinationales de la biotechnologie prétendent confisquer ce droit au paysan. Chaque semence OGM est brevetée, et le paysan na pas le droit de ressemer le produit de sa récolte. Il devra ainsi payer chaque année des royalties à une poignée de multinationales (de moins en moins nombreuses par le jeu des concentrations). La recherche publique est obligée pour survivre de sallier aux multinationales. Résultat : les recherches sont dans leur grande majorité orientées vers les biotechnologies. Le prétendu retard de la recherche publique sur les biotech se transforme en un retard réel de cette recherche sur dautres alternatives (comme lagriculture bio par exemple). OGM et eugénisme Enfin, transformer, hier les micro-organismes, aujourdhui les végétaux, demain lanimal (ils sont déjà dans les labos), conduit inévitablement à une transformation, après-demain, de lhomme. Les différents comités déthique ny pourront rien. Quelques faits : En mars 1998, Gregoy Stock, directeur du programme de médecine, Technologie, Société de l'UCLA (Université de Californie) a déclaré que la question n'était pas de savoir si oui ou non on allait le faire, mais plutôt quand ! et James Watson, le découvreur de la structure en double hélice de l'ADN, a déclaré "si l'on peut faire de meilleurs humains en ajoutant des gènes, pourquoi ne devrions-nous pas le faire ?". Enfin, Francis Fukuyama, de l'Institut for Public Policy à l'Université Georges Mason, et auteur du livre la fin de l'Histoire", a déclaré : "La biotechnologie sera capable d'accomplir ce que les idéologies du passé n'ont pas réussi à faire : créer un nouveau type d'humain... dans deux générations, nous aurons définitivement terminé avec l'Histoire humaine, parce que nous aurons aboli les humains en tant que tel. Alors, une nouvelle histoire post-humaine commencera." Pour toutes ces raisons, ou parfois seulement certaines dentre elles, les activistes du monde entier mènent aujourdhui des campagnes demandant un moratoire immédiat et total sur la commercialisation et la culture des OGM, une interdiction de la brevetabilité du vivant, et un développement des recherches publiques sur les agricultures alternatives. Frédéric PRAT frederic.prat@geyser.asso.fr (Agenda dICEAL, 29 juillet 2000. Copyright libre)
Terre sacrée milite pour l'interdiction totale des OGM en agriculture. Elle refuse la brevetabilité des êtres vivants et de leurs constituants. Elle encourage la recherche de toute solution alternative à l'agriculture industrielle.
|