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TOUT EN BAS! Ascenseur expressA la poursuite de la rose bleue

NGC 3132 prise par Hubble

Programme SETI de recherche de vie extraterrestre technologique

 

Mercredi 27 novembre 2002,

SAN FRANCISCO (AP) - La rose bleue, un rêve caressé par de nombreux
horticulteurs depuis des siècles, pourrait bientôt devenir réalité grâce
aux avancées de la biotechnologie, qui promet également de rendre
 les fleurs vendues dans le commerce plus odorantes.


La rose bleue n'existe pas naturellement en raison de l'absence de gènes de la
pigmentation appropriés. Mais les choses pourraient bientôt changer. En effet des
chercheurs de l'Ecole de médecine de l'Université Vanderbilt (Tennessee) ont
découvert par hasard un protéine humaine qui pourrait détenir la clé pour créer la
première rose bleue du monde.

Elizabeth Gillam, qui travaille avec le biochimiste Peter Guengerich, est parvenue à
rendre bleues des bactéries en laboratoire grâce à une enzyme provenant du foie d'un
patient. La prochaine étape est d'essayer d'insérer dans la plante le gène humain qui
produit l'enzyme.

M. Guengerich s'émerveille de l'engouement des horticulteurs passionnés par la quête
de la rose bleue. "Il s'agit du Saint-Graal dans ce type d'activité", précise-t-il,
ajoutant que les travaux qu'il mène avec Mme Gillam pourraient aussi porter sur le
coton et d'autres plantes.

Pour l'instant les deux chercheurs ont seulement réussi à obtenir quelques taches
bleues dans des tiges. "Ce n'est pas aussi facile que ça en a l'air", souligne M.
Guengerich. "Cela nécessitera plus de travail." La société australienne Florigene
cherche également à créer une rose bleue. Ses chercheurs tentent d'intégrer un gène
"bleu" de pétunia à la plante, sans grand succès jusqu'ici.

Les progrès de la science pourraient également permettre de commercialiser des fleurs
plus odorantes. Au fil des ans, les variétés cultivées pour la vente ont développé
des couleurs éclatantes mais ont aussi perdu une partie de leur parfum.

Des chercheurs du monde entier tentent aujourd'hui d'identifier les gènes de la
fragrance dans les roses et d'autres fleurs. Une étape-clé a été franchie avec la
cartographie de leur génome.

Des chercheurs israéliens ont publié un article dans la revue "Plant Cell" en
septembre, qui compare le génome d'une variété de rose très parfumée avec celui d'une
variété presque sans odeur. Ils ont isolé les gènes présents uniquement dans la
première variété, qui pourraient être responsables de la senteur. Reste ensuite à les
intégrer dans les autres variétés, une tâche pour le moins difficile.

A l'Université Clemson (Caroline du Sud), la chercheuse Sriyani Rajapakse a de son
côté mis au point des "empreintes" ADN pour que les horticulteurs puissent protéger
leurs variétés spéciales de roses contre les vols.

Si le recours à la biotechnologie pour la culture des céréales utilisées dans
l'alimentation humaine et l'industrie pharmaceutique suscite des critiques, les
protestations contre la manipulation des gènes des fleurs restent faibles.
Probablement parce que les fleurs ne sont généralement pas consommées par l'homme.

Quelques puristes se sont plaints, mais les passionnés comme James Armstrong, de la
Société des roses de San Francisco, considèrent la biotechnologie d'un très bon oeil.
"Il faut faire extrêmement attention à ne pas arriver à une hybridation par
inadvertance", prévient-il. "Mais je ne suis pas un puriste. Ce serait bien de voir
une rose bleue et le seul moyen d'y arriver, c'est l'ingénierie génétique". AP

puce1.gif (99 octets)1er juillet 2004 : La première rose bleue, génétiquement modifiée, dévoilée au Japon

flechhan.gif (4956 octets)

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