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Rappelons que cette courageuse députée,
soutenue par 35 parlementaires de la majorité, a déposé le 8 juin 2004
une proposition de loi (numéro d’enregistrement 1652) visant à supprimer
le troisième alinéa de l’article 521-1 du code pénal. Ceci reviendrait à
ne plus tolérer les corridas et les combats de coqs. Car la torture
tauromachique, ne l’oublions pas, n’est qu’une simple tolérance à la
loi. A Nantes, Lyon ou Strasbourg, le torero est un délinquant qui
risque 30 000 euros d’amende et deux ans de prison pour actes de cruauté
et sévices graves…
Il ne semble pas inutile
non plus de rappeler la différence entre une proposition de loi et
un projet de loi. Le projet de loi émane du gouvernement et
sous la cinquième république, c’est la principale source de lois
nouvelles ou de modification de lois existantes. La proposition
de loi provient quant à elle des parlementaires (députés et
sénateurs). L’ordre du jour des assemblées relève du gouvernement
et le parcours d’une proposition de loi est long et difficile.
Seules quelques séances sont consacrées à leur étude.
Nous avons donc remis à
Mme Marland-Militello et à son attachée parlementaire Amandine
Arnaud un dossier présentant, preuves à l’appui, les différents
aspects de la mafia tauromachique (le prosélytisme en direction de
la jeunesse, l’économie de la corrida, les corridas de
« bienfaisance », les personnalités pour et contre la torture
tauromachique, la preuve par l’image, le comportement variable de
la presse, le groupe « tauromachie » à l’Assemblée Nationale…).
Mme Marland a été particulièrement sensible à notre dossier sur
les « écoles du crime » dans lesquelles on apprend à des enfants
de 10 à 12 ans (parfois moins) à torturer des veaux et des
vachettes. Elle fut également surprise d’apprendre que la très
grande majorité des toreros doivent payer pour toréer ! En effet,
il n’y a pas « d’économie de la corrida » dans la mesure où les
individus qui se remplissent les poches en torturant des animaux
sont très peu nombreux : les fameux apoderados et autres
directeurs d’arènes ainsi qu’une douzaine de toreros !
N’oublions surtout pas que la feria ce n’est pas la corrida ! Plus
de 95% des personnes qui viennent se divertir et consommer lors
des ferias ne mettent pas les pieds dans les arènes. Par ailleurs
des tours operators étrangers commencent à boycotter les villes de
sang et d’agonie !
Une autre tolérance
scandaleuse doit aussi cesser : celle des combats de coqs,
implantés dans le nord de la métropole et dans les Antilles Françaises.
Beaucoup moins tapageurs que les taurins, les coqueleurs du nord,
regroupés en fédération, cultivent la discrétion sur leur "tradition".
A la différence de la corrida les
combattants sont semblables. Il n'en reste pas moins que la
souffrance et la mort d'animaux font l'objet de tractations
financières (paris) et que l'issue du combat, provoqué, n'est
autre que la mort d'un des adversaires, contrairement à ce qu'il se
passe dans la nature. Là encore, on retrouve pratiquement le même
fonctionnement (sélection impitoyable, mutilations :
crête, oreillons et barbillons coupés, cruauté des préparations
des combats avec les ergots métalliques…) et les mêmes arguments
fallacieux "d'amour des animaux" et "d'art". Là encore,
l'apprentissage des enfants à la cruauté commence dès 8 ans …
Mme Marland-Militello
souhaite que la réalité de ces pratiques barbares soit enfin dévoilée au
plus grand nombre. C’est la raison pour laquelle elle va demander qu’une
mission d’information parlementaire soit mise en place avant la fin de
cette année afin que nous
puissions nous
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exprimer devant les députés, montrer
les images de cette barbarie (films et photos) et dénoncer tous
les aspects de cette pratique infâme (sévices aux animaux avant
l’entrée dans les arènes, enfants-tortionnaires, enfants-victimes,
déficit quasi-systématique d’un spectacle maintenu à grands
renforts de subventions – tous les contribuables financent la
corrida sans le savoir ! Et l’Europe également ! -)
Pour la première fois,
nous aurons enfin l’occasion de débattre avec les amateurs de
torture organisée. Les arguments des taurins ne tiennent pas
face à une analyse détaillée de cette pratique barbare et
ils refusent systématiquement d’être confrontés à des
« spécialistes » du sujet. Ainsi, lors de la campagne
d’affichage du CRAC et de ses partenaires, les rédactions de
France 3 Bordeaux d’une part, et de TV 7 d’autre part,
souhaitaient organiser un débat sur le sujet. Les
responsables locaux de la mafia tauromachique ont tous refusé !
Ces deux chaînes de télévision nous ont envoyé un document écrit
relatant cette situation étonnante… Que feront les défenseurs de
la barbarie des arènes lors de cette mission d’information ?
Il se trouve que Mme
Marland-Militello appartient au parti majoritaire, l’UMP.
Cependant, il est évident que ce combat est déjà en train de
devenir totalement transversal et transcende les clivages
habituels. Le député-maire UMP de Bayonne, Jean Grenet a
créé le groupe d’étude sur la tauromachie à l’Assemblée Nationale,
il est soutenu par 55 députés tous partis confondus, et
organise déjà activement l’obstruction à la mise en place
de ce projet courageux…
Il y a fort heureusement
des députés du PS qui se sont déjà exprimés contre cette barbarie,
à commencer par Mme Geneviève Perrin-Gaillard, député des
Deux-Sèvres et présidente du groupe de réflexion sur la protection
animale à l’assemblée nationale.
Le combat
parlementaire va commencer à la rentrée et nous suivrons très
attentivement les débats. Il est à espérer que nos élus soient
aussi courageux que les conseillers municipaux de Barcelone
(l’Espagne n’est –elle pas le berceau de la tauromachie ?) qui
déclarèrent le 6 avril dernier la ville anti-taurine.
Dans la mesure où
nous disposons de nombreuses preuves sur les agissements du
« milieu » taurin qui mettent en évidence que la corrida, c’est le
mensonge permanent, le renversement systématique des valeurs, il
va être de plus en plus difficile pour les amateurs de torture
codifiée de défendre l’indéfendable…
A Alès, le 20 juillet 2004
Pour l’ACMA, le CRAC, le CVA et le
GRAAL,
Jean-Pierre Garrigues
Président du CRAC
CRAC
BP 51244
30105 Alès Cedex
Tél. 06 75 90 11 93 ou 04 67 01 23
29 ou 06 16 08 08 28
Fax : 04 67 01 23 29
Mail :
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