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Donnez-nous votre avis sur le sujet à
Je suis tout à fait d'accord avec ce si bel article, si bien que rajouter quelque chose me semble difficile.
Je ne ferai que citer "sciences
sans conscience n'est que ruine de l'âme..." Amicalement |
24 août 2007 de Jérôme Bondu & Alain Bondu : Descartes pensait il y a
seulement trois siècles et demi que les animaux étaient des machines. Et lorsque
l'on regarde autour de nous, il semble bien que ce soit toujours la conviction
implicite ou explicite de nombre de nos - Darwin a écrit << il suffit de
voir des chiots en train de jouer pour ne pas douter qu'ils possèdent leur libre
arbitre >>. Il décrit en détail les origines animales des comportements
affectifs et même des croyances des humains. Selon lui << la différence
d'intelligence entre homme et animaux - Selon Freud, Darwin << réduit à
rien les prétentions de l'homme à une place privilégiée dans l'ordre de la
création >>. - Ils rêvent. - Ils apprennent, et sont capables d'adapter la pédagogie en fonction de la capacité d'apprentissage de leurs rejetons (observé notamment chez les singes). Ils ont une mémoire. - Ils ont une représentation de soi et des autres. Par exemple, ils savent imiter, donc ils font la différence entre l'autre et soi (Dauphins). Ils savent aussi mimer différentes facettes de la vie dans l'acte de jeu, l'attaque, la fuite, ... - Ils sont capables d'apprendre le langage des sourds-muets (chimpanzés, gorilles) - Ils savent raisonner. Ils savent
trouver des solutions face à des - Ils savent diriger leur
attention, pratiquer l'introspection (singes), - Qu'importait les preuves que pouvait fournir Galilée, il était impensable que l'Eglise se déjuge et que la terre ne soit pas le centre du monde. - La violence des réactions de l'église vis-à-vis de Giordano Bruno et de Galilée pourrait signifier que l'église savait parfaitement à quoi s'en tenir sur la réalité astronomique. Mais elle a reculé devant la remise en cause des textes sacrés et de leur exégèse que la reconnaissance de cette vérité aurait impliquée. De fait, quand on examine, dans les siècles suivants, la corrélation entre progrès de la science et recul de la foi, on comprend pourquoi la << foi >> chrétienne de cette époque a suscité autant de << mauvaise foi >> scientifique... - Faut-il aussi rappeler la controverse de Valladolid en 1550, durant laquelle on s'est interrogé si les amérindiens et les noirs avaient une âme? Reconnaître que les amérindiens avaient une âme privait les grandes puissances commerciales d'une réserve de main d'OEuvre esclave. Les noirs n'ont pas eu cette chance, puisque déclarés dénués d'âme, il n'y avait aucune raison de les traiter autrement que des bêtes ou des machines. Peut être que dans 400 ans, nos lointains descendants seront honteux à l'idée que nous puissions penser les animaux dénués d'une âme. Il n'est donc pas interdit de se
demander si la position suivant laquelle les animaux n'ont pas de conscience
définie obéit à une simple recherche de la vérité, ou si elle est polluée par
des considérations matérielles.
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De plus, rien n'autorise à
affirmer qu'un seul modèle de conscience existe, celui de l'Homme.
Rechercher une image de notre propre conscience chez L'Homme du XXIème siècle ne serait pas le premier à le faire : - Les amérindiens respectaient les troupeaux de bisons, et ne tuaient que le nécessaire pour se nourrir, se vêtir, ... - La vache en Inde est sacrée depuis des temps immémoriaux. - Dans de nombreuses traditions, celle des bushmen par exemple, le guerrier s'excuse auprès de la bête qu'il vient de tuer, et lui explique que c'est pour nourrir sa famille. - Le bouddhisme enseigne de ne pas maltraiter les animaux car ils sont des réincarnations d'humains. Il semble que le respect
envers les animaux soit proportionnel à leur Cela nous obligerait à revoir tout notre système de vie : - Il faudrait commencer par améliorer la filière alimentaire. Il ne s'agit pas nécessairement de devenir végétarien, mais d'élever les animaux dans des conditions décentes, et de les tuer en leur évitant toutes souffrances. - Il faudrait réduire les
dégradations des habitats, comme la suppression - Cela nous obligerait en un
mot à revoir notre place sur la terre, notre - Notons à ce titre que la
réglementation stricte qui encadre depuis quelques temps, dans les pays
développés, l'expérimentation animale est un pas dans la bonne direction. Y a-t-il un marché pour ceux
qui veulent payer plus cher pour avoir l'esprit et la conscience tranquilles
? Pour ceux qui pense que l'on << est >> ce que l'on << mange >>.
Source : vincent.robeyns@yucom.be
Il est intervenu à
l'Université de tous les savoirs. Conférence audio en ligne
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