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23 novembre 2004
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Bien que la très grande majorité des
pays y soit favorable, il n'y aura pas de convention internationale
condamnant le clonage humain reproductif -le processus qui permettrait de
créer un être humain à partir de l'ADN d'un être déjà existant. Bloquées
depuis deux ans par une forte division sur cette question, les Nations Unies
abandonnent l'idée d'une convention au profit d'une déclaration politique
beaucoup moins contraignante.
Depuis 2001, l'adoption de cette convention est bloquée par la volonté des
Etats-Unis, à la tête d'une soixantaine de pays, d'interdire dans le même
temps le clonage reproductif et le clonage thérapeutique -celui qui permet à
l'heure actuelle de créer des embryons pour extraire des cellules souches.
La communauté scientifique s'est largement mobilisée contre cette
initiative.
A l'issue de presque quatre semaines de négociations, la sixième commission
de l'Assemblée générale de l'ONU chargée de ce dossier était sur le point de
soumettre au vote les deux propositions le dernier jour de sa session,
vendredi 19 novembre. Finalement, un accord a été obtenu au dernier moment :
l'idée d'une convention est abandonnée. Les discussions reprendront en
février pour mettre au point une ''déclaration''. Légalement moins
contraignante, elle laisse chaque Etat libre de légiférer. Les termes d'une
déclaration souffrent davantage l'ambiguïté, laissant ainsi une marge
d'interprétation à chacun.
Cécile Dumas
(22/11/04)
http://sciences.nouvelobs.com
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