| 21 avril 2001 (ASP) - La
Grande-Bretagne est devenue cette semaine le premier pays européen à interdire
nommément, par loi, le clonage humain. Mais cette décision politique n'en est pas moins
survenue au moment même où naissaient là-bas cinq jolis cochons transgéniques,
prélude au clonage d'animaux pour en faire des usines à organes. C'est de la compagnie écossaise PPL Therapeutics,
qui chapeaute désormais l'Institut Roslin, là où est née Dolly-la-brebis il y a plus
de quatre ans, qu'est arrivée cette nouvelle, la semaine dernière. Compagnie qui
n'était pas peu fière d'annoncer à la presse que ses cinq petits cochons, ou leurs
copies, serviraient un jour à sauver des vies -vies humaines, cela va sans dire- grâce
aux merveilles de la transplantation d'organes -organes de cochons, cela va sans dire.
Ce ne sont pas les premiers cochons
clonés. Mais ce sont les premiers clonés avec un gène étranger, ce qui constitue
le premier pas solide vers des cochons qu'on clonerait un jour avec une caractéristique
particulière -par exemple, tel type d'organe, le moins susceptible d'être rejeté.
Les organes de porcs
sont spécialement intéressants pour des transplantations parce qu'ils
sont de dimensions similaires à nos propres organes. Et aussi, mais ceci
est plus délicat à faire dire aux médecins, parce que les expériences
sur les porcs provoquent moins de hauts cris
que celles sur les singes...
http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/
http://news.bbc.co.uk/hi/english/
 Clonage humain : où s'arrêter? |