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| L'agriculture peut-elle à la fois nourrir les populations et être source d'énergie ? Le témoignage de Henry Ramirez, de l'ONG colombienne Paz y Justicia, prouve que la réponse ne va pas forcément de soi.
"Les signatures de traités de libre échange entre les Etats Unis et les pays d'Amérique Latine sont préjudiciables pour ces pays.
Notamment, les subventions allouées aux productions à vocation énergétique au détriment des productions alimentaires fragilisent le secteur agricole et l'autonomie de ces pays.
Le président colombien énonce clairement qu'il souhaite le développement et la promotion de la palme à huile ou palme africaine. Ce fort développement de la palme nécessite des terres. Ainsi dans les régions pacifiques et vers le nord, des opérations militaires ont été lancées sous prétexte de lutte anti-guérilla pour faire fuir les paysans. La stratégie du gouvernement est de de s'approprier les terres das paysans par n'importe quel moyen. Il souhaite notamment transformer la législation des terres pour légaliser cette appropriation des terres en se fondant sur une loi qui autoriserait l'expropriation des terres lorsque celles-ci ne sont pas utilisées par les paysans pendant cinq ans. Cette loi légalise en fait les actions militaires qui déplacent les paysans.
Pourquoi ce développement massif des plantations de palmes à huile dans le monde ? Dans quelles conditions sociales et écologiques cette expansion est-elle réalisée ? Les multinationales des agrocarburants sont bien conscientes que la production européennes d'agrocarburants ne suffira pas pour répondre aux besoins et que la production sera plus rentable dans les pays du sud. Or, beaucoup de mensonges circulent au sujet de la palme africaine. Ce ne sont pas des forêts comme on voudrait nous le faire croire, mais des "déserts verts" . Les bois ou les forêts tropicales sont détruits pour planter de la palme, ce qui accentue le phénomène d'érosion de la terre. La plantation nécessite l'utilisation abondante de pesticides et de fongicides, les usines d'extractions déversent leurs effluents chimiques dans les fleuves voisins ce qui détruit la faune et la flore locale et pollue considérablement l'environnement. La culture de la palme nécessite un sol sec et les cultivateurs drainent les terrains. Elle a de plus tendance à être invasive. Le projet du gouvernement colombien porte sur 6 millions d'hectares de culture de palme au milieu de la forêt tropicale. Dans 30 ans toutes ces terres seront inexploitables.
LE MENSONGE DES CARBURANTS VERTS
La ruée vers l'or vert a commencé. L'intention est louable. Par contre l'efficacité est douteuse et la pratique se révèle risquée pour les pays du sud.
DEPUIS LES ANNEES 7O, les enjeux combinés de la hausse des prix du pétrole, de l'épuisement prévisible de cette ressource et du dérèglement climatique ont lancé pays occidentaux et pays émergents dans une acrobatie périlleuse : tenir compte de ces contraintes tout en poursuivant l'expansion des transports, jugée indispensable à une croissance fondée sur la libéralisation des échanges et l'augmentation illimitée de la consommation.
Pour réussir ce grand écart, la substitution partielle de produits agricoles au pétrole est présentée comme une solution miracle pour l'environnement et pour l'emploi ! C'est surtout une aubaine pour les industries agroalimentaire et automobile, en quête de nouveaux débouchés.
EXAMEN CRITIQUE : sur le plan environnemental, l'interêt réel des agrocarburants (éthanol de canne, betterave à sucre, huiles de colza, soja, palmier à huile, ricin...) ne résiste donc pas à l'examen. Issus de pratiques agricoles intensives, les agrocarburants peuvent consommer plus d'énergie qu'ils n'en fournissent et émettre autant, sinon plus, de gaz à effet de serre.
| Par ailleurs en Indonésie comme au Brésil, l'expansion depuis 30 ans de la monoculture de canne à sucre, de soja ou de palmier à huile pour les besoins des industries alimentaires, cosmétiques et de l'élevage intensif s'est traduite par des violations des droits humains, des pollutions et pertes de biodiversité, des millions de paysans privés de leurs moyens de vivre.
Ces pays vont pourtant étendre encore plus ces cultures, d'abord pour leur marché intérieur, afin de réduire la facture pétrolière, comme le Brésil qui met 40 % d'éthanol dans ses voitures, mais surtout pour répondre à la ruée vers les agrocarburants des pays occidentaux. L'Union européenne en particulier impose par une directive un objectif d'incorporation de biocarburant de 5,75 % d'ici 2010 et 8 % en 2015, contre 0,4 % aujourd'hui. La France à surenchéri à 7 % en 2010 et 10 % en 2015. Mr Sarkosy déclarant vouloir "se lancer à fond dans les biocarburants". Mais la production européenne n'y suffira pas il faudra donc importer....
CROISSANCE EXPONENTIELLE : les gouvernements du sud ne lésinent pas sur les moyens pour soutenir les investissements privés (subventions, défiscalisations...). Le Brésil veut passer de 6 à 9 millions d'hectares de canne à sucre d'ici 2011 et étendre le soja qui couvre déjà 50 % de ses terres cultivées. La Malaisie est passée de 158 000 tonnes de biodiesel d'huile de palme en 2006 à 1,3 million en 2007. L'Indonésie prévoit de déforester 10 millions d'hectares pour le palmier à huile, alors qu'elle en a déjà coupé 18 millions (dont seulement 6 sont effectivement utilisés). Les peuples indigènes , chassés de leur domaines ancestraux n'ont, eux, qu'à aller voir ailleurs....
Enfin, même si on mesure encore mal leur impact sur la sécurité alimentaire, les agrocarburants vont de toute façon concurrencer les cultures alimentaires. Déjà les prix du maïs, du sucre, du soja grimpent.... avec des conséquences très dures pour les consommateurs les plus pauvres, comme au Mexique.
Interpellée par les sociétés civiles sur le désastre d'une expansion incontrôlée, la Commission européenne réfléchit à des systèmes de certification obligatoire sur des critères sociaux et environnementaux et assorties de sanctions. Reste à engager aujourd'hui le débat au niveau français....et à obtenir que nos politiques réfléchissent aussi à la réduction nécessaire de notre consommation globale de carburants."
Numéro d'Altermondes 
De Michèle Aucordier, le 25 juillet 2007 :
Au Secours SVP : regardez les infos concernant les ingredients sur les produits de grande surfaces : EVITEZ CEUX QUI CONTIENNENT DE L'HUILE DE PALME ! Il faut boycotter ce produit qui ne sert qu'à engraisser les industriels, vous ne preferez pas le chocolat sans huile de palme vous? et les gateaux ....etc .... mobilisez-vous pour plus de justice ! la VIE des Oran outang vaut plus que des produits à base d'huile de palme? et en plus RETROUVEZ LE VRAI GOUT des choses !
Vous avez envie de rouler à l'huile de palme? regardez sous vos roues les cadavres des Oran-outang s'y trouveront et s'y trouve déjà! BOYCOTTEZ les soi-disant BIO-CARBURANTS qui ne protègent pas la terre mais qui enrichiront encore plus les industriels en detruisant les surfaces cultivées et la vie. |