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Sommaire de la page : La
contamination continue - Disséminations d'OGM reconnues par l'AFSSA
: l'UDB réclame la fin des cultures expérimentales - Autres contaminations
L'édito du Monde
du 25 juillet 2001
LES organismes
génétiquement modifiés, plus connus sous le sigle OGM, reviennent dans l'actualité,
avec une bonne nouvelle et une mauvaise. La bonne nouvelle, contenue dans un avis de l'Agence
française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), est qu'il n'existerait
pas de risque pour la santé humaine, en tout cas dans l'état actuel de diffusion des
produits OGM dans la chaîne alimentaire en France. "La probabilité d'effet toxique
ou allergénique apparaît comme extrêmement faible", écrit l'Afssa.
La mauvaise nouvelle, c'est que les OGM,
soumis à un moratoire en France depuis 1997,
sont bel et bien présents. L'Afssa en a trouvé dans 41 % des échantillons de semences
et de récoltes de maïs qui lui ont été soumis. Certes, il ne s'agissait que de
"traces" d'OGM, parfois moins de 0,1 %, mais enfin les lots examinés étaient
tous
censés être des maïs conventionnels, tels que la nature et quelques siècles de
sélection agronomique les ont faits. Les entreprises semencières, de leur côté,
estiment que des traces d'OGM sont présentes dans 7 % des lots de maïs qu'elles ont
elles-mêmes examinés.
Que ce soit 7 % ou 41 % ne change pas le problème sur le fond : pendant le
moratoire, la diffusion des OGM continue.
Cette dissémination s'opère apparemment de plusieurs manières. L'une est le stockage
de graines ou leur transport dans des conteneurs ayant contenu du maïs - voire du
soja, qui a aussi été décelé - transgénique. L'autre est la contamination à partir
des champs de maïs OGM autorisés en France (il en existe six sortes) ou en Europe :
le vent, la pollinisation ou le mélange des espèces en bordure des champs peuvent
être mis en cause, même les semenciers en conviennent. Cette deuxième explication
n'est pas la plus rassurante : il n'y a que 34 hectares de maïs OGM destinés à la
commercialisation - sur 3 000 hectares de maïs en tout sur le territoire français -
et quelques champs destinés aux expériences scientifiques. Et pourtant les OGM sont
là, dans le maïs destiné à alimenter les animaux dont nous nous nourrissons.
Ce constat rend un peu dérisoires les précautions affichées, non seulement par Paris,
mais par Bruxelles. La Commission européenne propose en effet une directive destinée
à contrôler, sans interdire, la commercialisation des OGM. Réglementation,
traçabilité, étiquetage, tout est prévu. Les Européens pourront décider d'acheter ou
non des produits alimentaires contenant des OGM "en toute connaissance de
cause",
assure David Byrne, le commissaire européen chargé de la santé et de la protection
des consommateurs. On ne peut que saluer la création prochaine d'une Autorité
alimentaire européenne, seule habilitée à permettre, notamment, la mise sur le marché
d'OGM pour l'alimentation. Il n'y aura donc, dixit David Byrne, qu'"une porte, une
clé" pour l'entrée des OGM en Europe. Cela fait irrésistiblement penser à ce film
de
Buster Keaton où, pendant une tornade, il lutte pour refermer la porte d'une maison
qui n'a plus ni toit ni fenêtres.
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Union Démocratique
Bretonne
Communiqué de presse An
Oriant / Lorient, le 26 juillet 2001
Disséminations d'OGM reconnues par l'AFSSA
l'UDB réclame la fin des cultures
expérimentales
d'OGM dans le Finistère et en Ille-et-Vilaine
L'avis que l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) a
rendu le 23 juillet 2001 prouve que les autorisations de mise en culture d'OGM
accordées par le gouvernement français à titre expérimental ont déjà produit
des disséminations à très grande échelle. Dans le cas du maïs, alors que les
surfaces OGM ne représentent que 1/100.000 ème des surfaces emblavées en
maïs en France, l'AFSSA a détecté des traces d'OGM dans 41% des échantillons
analysés.
Les semenciers eux-mêmes admettent que la pollinisation est sans doute la
principale cause de dissémination.
La Bretagne est directement concernée par ce problème qui relève de la santé
publique (nul ne connaît actuellement les effets d'une consommation d'OGM à
long terme sur la santé humaine) mais aussi de la démocratie (les
consommateurs se voient imposer la consommation d'OGM sans le savoir). En
effet, aujourd'hui des cultures expérimentales d'OGM sont menées dans deux
communes du Finistère (Châteauneuf-du-Faou et Ploudaniel) et six communes
d'Ille-et-Vilaine (Rennes, Le Rheu, Chasné-sur-Illet, L'Hermitage, Cintré et
Guignen). Elles concernent des cultures de maïs, de pommes-de-terre, de
colza et de betteraves et sont le fait aussi bien de l'INRA, organisme
d'Etat, que de multinationales (Novartis et Monsanto).
L'UDB réclame du gouvernement la fin immédiate de ces cultures et demande
aux communes bretonnes de prendre des arrêtés municipaux d'interdiction des
OGM sur leur territoire à l'instar des communes de la Sarthe.
Christian GUYONVARC'H
Porte-parole
Tél 06 81 10 70 86
Fax 02 97 84 85 23
Email : udbbzh@voila.fr
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AUTRES
CONTAMINATIONS
ALLEMAGNE - Lors de contrôles de routine, du colza
OGM non autorisé a été retrouvé dans les champs de 3 agriculteurs de Brandebourg. Il
est probable que ces OGM sont arrivés dans ces champs par pollinisation, a déclaré le
Ministre de lAgriculture de ce Land.
Frankfurter Rundschau, 14 août 2001,
www.biogene.org/e/themen/biotech/e-news26.htm
CANADA Près dHomefield, une tornade a eu lieu fin août, dispersant
du pollen de colza OGM, sur une distance dau mois 8 km. Ce genre dincident na
jamais été pris en compte par le législateur. Ceci prouve une fois de plus quil
est impossible de contrôler quoi que ce soit une fois quil y a eu dissémination,
a déclaré Brian Ellis, professeur de biotechnologie. Il craint dailleurs que ceci
ne se produise avec le blé génétiquement modifié actuellement au stade de lexpérimentation
en champs, ce qui entraînerait une perte de marché énorme pour le Canada.
CBC.ca, 1er septembre 2001
JAPON Le Ministère de lAgriculture a analysé 59 produits à base de
soja et de maïs et a ainsi découvert quonze dentre eux contenaient des
traces dOGM. Un seul de ces produits viole la loi sur létiquetage (au dessus
de 5%), le taux dOGM étant de 6%.
Associated Press, 11 août 2001
DANEMARK le 31 juillet, les autorités ont révélé la présence dOGM
dans 20 échantillons (dont 8 à un taux supérieur à 0,1%) de produits biologiques, sur
48 contrôlés. Les entreprises ayant mis en vente ces 8 produits devront sacquitter
dune amende pour violation de la législation concernant les produits biologiques.
Les 12 autres ont simplement reçu un avertissement les engageant à être plus prudentes
à lavenir.
Boletin OGM nº 20, septembre 2001
www.ecoweb.dk/english/nyt.htm#August
14th 2001
MEXIQUE Une enquête menée dans 22 communautés des Etats de Oaxaca et de
Puebla a permis de déterminer que dans 15 dentre elles les variétés locales
étaient contaminées par du maïs OGM Bt, importé probablement des Etats-Unis. Le niveau
de contamination variait de 3 à 10 %, deux échantillons faisant même l'objet d'une
contamination de lordre de 60%. Le ministère de l'environnement a confirmé cette
découverte. Le Mexique a instauré un moratoire sur la culture de
maïs OGM depuis 1998. Ce pays est, en effet, le berceau et le réservoir génétique de
la première céréale cultivée au monde. Greenpeace a aussitôt demandé au Mexique de
prendre des mesures d'urgence pour lutter contre la première crise grave de pollution
génétique d'un centre de diversité du maïs". Les scientifiques en effet saccordent
à dire que la diversité génétique et végétale reste indispensable pour assurer la
survie de la planète.
Le Monde, 1er octobre 2001
Greenpeace, 27 septembre 2001
Vous retrouverez
aussi toute l'actualité sur les OGM sur http://www.infogm.org  
Dossier complet sur les
pollutions génétiques - Trop tard pour la traçabilité
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http://terresacree.org
sos-planete@terresacree.org
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