Tolérance zéro au Japon
pour OGM non autorisés
On peut éviter que des champs d'organismes génétiquement modifiés ne « contaminent» d'autres champs, plantés de cultures classiques. Dans certaines proportions en tout cas. Deux chercheurs expliquent comment. Peut-on garantir au consommateur que les aliments qu'il achète ne contiennent pas d'OGM du tout ? La réponse est non. Des «pollinisations sauvages » peuvent se produire et le transgène passer ainsi à des cultures qui en étaient originellement dépourvues. Ce fut le cas en France, en mai et en août derniers, sur des champs de colza et de soja. Peut-on réduire ces risques de contamination ? Jean-Claude Meynard et Marianne Le Bail, chercheurs à l'Inra, se sont attelés à la question concernant maïs et soja. A l'aide de données expérimentales, ils ont développé un modèle biologique, couplé à des outils de simulation informatique, permettant d'estimer le taux de contamination de parcelles non OGM par d'autres qui en contiennent. Dans le cas du soja, le risque de dissémination est très faible
avec un seuil de présence en OGM de 0,01 %, lequel est extrêmement bas. Et ce, en raison
de son mode de reproduction. Le soja est autogame, c'est-à-dire que la plante
s'autoreproduit, la fécondation par du pollen étranger est donc infime. Le maïs, quant
à lui, est allogame, la fleur mâle et la fleur femelle sont séparées, d'où une plus
grande chance de dissémination et donc de contamination. Au seuil de 1 % - pourcentage en
vigueur actuellement chez les industriels - une distance
de 100 mètres entre les parcelles OGM et non OGM est nécessaire.Si l'on souhaite un
pourcentage plus faible de l'ordre de 0,1 %,
la distance entre deux parcelles doit être de 400 mètres. Alternative à cette
stratégie, celle qui consiste à décaler dans le temps le moment de la floraison du
maïs : le risque de dissémination entre deux champs contigus, l'un OGM, l'autre non-OGM,
peut être de 1 % seulement, à condition que l'un fleurisse avec huit jours de décalage
par rapport à l'autre. Seules, ces dispositions ne garantissent pas l'étanchéité des
filières. Le risque de contamination d'un lot par un autre exige aussi de considérer la
collecte, le transport ou le stockage de ces marchandises d'où la nécessité de mettre
en place un dispositif de séparation lors de ces phases.Peut-être verra-t-on se
développer deux filières, si le surcoût reste acceptable pour le Réponse de Terre sacrée : En ne les plantant pas! |
| 6 juillet 2001 : Frédéric Prat sur la liste du collectif
OGM Danger : Tolérance zéro au Japon pour OGM non autorisés Bizarre quand même : les scientifiques européens nous disent : il faut autoriser la contamination minime par des OGM non autorisés en Europe car cette contamination est inévitable. Conséquence : l'UE prépare des directives (semences, traçabilité, responsabilité...) dans ce sens... (autorisation de seuils de contamination fortuite...) Et au Japon, la loi vient de sortir (en avril) : zéro tolérance. Conséquence : déjà 3 rappels de produits contaminés en moins d'un mois. L'article nous apprend aussi que certaines cargaisons de maïs américains qui arrivent certifiées "non Starlink" en fait en contiennent... Le ministre de l'agriculture japonais est cependant rassurant : on est passé de 60% de contamination avec du Starlink en 2000, à 26,7% de contamination dans les cargaisons arrivées entre janvier et mars 2001"... Fred
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