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Cybersciences, le
05/03/2004
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La planète vit une période d'extinction massive. La dégradation des
habitats par l'homme est la première menace qui pèse sur les espèces.
Selon Earth Policy Institute, la planète connaît actuellement la sixième
grande extinction de son histoire, la première à être causée par une des
espèces qu'elle abrite. Même si les biologistes ne s'entendent pas sur le nombre d'espèces sur
terre, peut-être 10 millions dont plusieurs nous sont inconnues, il y a un
consensus sur le fait que l'extinction massive actuelle pourrait être la
plus sévère des 50 derniers millions d'années. L'Union internationale pour la conservation de la nature rapporte dans sa
liste rouge que près du quart des espèces de mammifères et une espèce
d'oiseau sur huit seraient en danger d'extinction au cours des prochaines
décennies. Sur les 1,130 mammifères menacés, par exemple, 184 se retrouvent
actuellement dans une position critique à cause d'une réduction rapide de
leurs populations ou de la disparition de leur habitat. Ces espèces
pourraient ne pas survivre 10 ans. Même chose pour 182 espèces d'oiseaux.
En plus de l'extinction survenue il y a 65 millions d'années qui a vu la
fin du règne des dinosaures, les extinctions massives ont eu lieu il y a 440
millions d'années, 367 millions d'années, 245 millions d'années, 208
millions d'années et 10 millions d'années. Les causes les plus souvent
évoquées sont les éruptions volcaniques, les collisions avec des météorites
et les changements climatiques. Dans chaque cas, la nature a eu besoin
d'environ 10 millions d'années pour s'en remettre. La plus grande menace sur les organismes vivants, à l'heure actuelle, est
la dégradation des habitats, qui affecte 90% des espèces les plus sensibles.
La Convention sur la biodiversité, signée par 168 pays en 1992, propose
justement un cadre juridique permettant d'assurer la protection de la
biodiversité. Les parties se sont réunies à Kuala Lumpur en février 2004
afin de trouver d'autres moyens de limiter la perte irrémédiable d'espèces.
Malheureusement, il y avait un grand absent, qui refuse toujours de
signer cette convention : les États-Unis. |
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