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Bulletin Lundi 30 Mai 2005 DB10497
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La ville de New York (États-Unis) a abrité
la 5e session du forum des Nations unies sur les forêts sur le thème de la «
Restauration des forêts du monde ». Le Congo, pays membre des pays qui
constituent le Bassin du Congo, était représenté par son ministre de
l’Économie forestière et de l’environnement, Henri Djombo, qui, dans sa
communication, a déploré la déforestation dont sont victimes les forêts
tropicales et subtropicales.
«Représentant 56 % des forêts mondiales, les forêts tropicales et
subtropicales sont les plus menacées par la dégradation et la destruction»,
a indiqué Henri Djombo qui s’appuyait sur les statiques de la FAO qui
relèvent qu’environ 15 millions d’hectares de forêts sont détruits chaque
année par le monde. «Néanmoins, a-t-il précisé, la déforestation a
reculé pendant la décennie 1980-1990, passant de 12,8 millions d’hectares
par an à 11,5 millions grâce aux efforts entrepris en matière de gestion
durable des écosystèmes forestiers.» Citant la même source (FAO), Henri
Djombo a indiqué que les plantations forestières représentent 5 % des forêts
et ont connu un accroissement dans la décennie 1990 pour passer de 4
millions d’hectares par an à 12 millions.
Sur les causes de la déforestation, le ministre de l’Économie forestière a
mentionné l’agriculture sur brûlis, l’exploitation irrationnelle des bois
d’œuvre, de service et d’énergie ainsi que des produits forestiers non
ligneux, l’activité minière et les incendies.
Aujourd’hui, la restauration des forêts constitue un important défi pour la
gestion durable des forêts du monde. Pour y parvenir, Henri Djombo a évoqué
cinq méthodes : la restauration par régénération naturelle ;
l’enrichissement des forêts primaires exploitées et des forêts secondaires ;
les éclaircies ; le reboisement des terres dénudées et la protection des
sols. Selon lui, la régénération naturelle reste la méthode la plus
appropriée et la plus écologique pour reconstituer les forêts primaires
dégradées et les forêts secondaires. Ainsi, citant le cas de la République
du Congo, il a précisé que la législation prévoit des plans d’aménagement
des concessions forestières avec un système de rotations allant de 20 à 40
ans, en fonction de l’accroissement des essences dominantes, du potentiel
ligneux exportable et des fûts d’avenir.
La régénaration constitue le moyen idéal pour freiner la dégradation des
espaces forestiers et des sols, pour lutter contre la désertification et
réduire la pauvreté. De ce fait, elle doit non seulement bénéficier de
l’attention de la communauté internationale, mais aussi de financements
durables à travers le soutien d’un fonds spécial destiné à des programmes
nationaux et régionaux ciblés.
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