| 6 juillet 2001 : De Michel Dussandier kralizec@ghanima.org sur la liste du groupe de discussion OGM Danger
Voici ma traduction du texte "People, Not Technology, Are the Key to Ending Hunger". Pour rire un peu, et pour commencer, un petit morceau fait par un logiciel de "traduction" :
| Los Anges Chronomètre | Juin 27, 2001 | Les gens, Technologie, Ne Sont pas la Clé A terminer Faim; | Le débat sur la biotechnologie est une distraction tragique. | PAR DES FRANCS MOORE LAPPE, France Moore Lappe est un visitant l'érudit à MIT
... Bon j'arrête là. Ne faisons jamais confiance aux machines...
C'est parti: (je remercie messieurs Robert et Collins, dont le dictionnaire de traduction m'est indispensable! Il peut aussi y avoir des erreurs de françouais... Les fôtes sont © Michel Dussandier 2001 Reproduction interdite ;o) Il me semble que l'auteur est une auteure. J'ai traduit en conséquence. Si quelqu'un sait que je me plante, qu'il/elle parle, ou se taise à jamais ! B-)
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Los Angeles Times 27 juin 2001 Ce sont les gens, et non les technologies, qui mettront un terme à la famine Le débat sur les biotechnologies est une diversion tragique
Par FRANCES MOORE LAPPE, Frances Moore Lappe est "visiting scholar" [?] au MIT
Les entreprises de biotechnologie, de même que certains scientifiques, prétendent que nous avons besoin de semences modifiées génétiquement pour nourrir le monde et protéger la Terre des produits chimiques.
Leurs arguments sont sinistrement familiers. J'ai écrit il y a 30 ans "Diet for a Small Planet" [Régime pour une petite planète] pour une raison : En tant que chercheur, enfouie dans la bibliothèque "Agriculture" de l'Université de Berkeley, j'ai été étonnée d'apprendre que les experts - des équivalents de nos partisans des biotechnologies d'aujourd'hui - avaient tout faux. Ils nous expliquaient que nous avions atteint les limites de la Terre en terme de production de nourriture, alors qu'en fait il y avait beaucoup plus de nourriture que nécessaire pour nous nourrir tous.
J'ai appris que la famine est le résultat de "donnés" économiques que nous avons nous-même créés, de postulats et de structures qui génèrent la pénurie à partir de l'abondance.
C'est aujourd'hui encore plus vrai. Les ruminants ont à travers l'histoire servi les humains en transformant l'herbe et autres produits "inmangeables" en protéines complexes. Ils étaient nos usines à protéines à quatres pattes. Mais à partir du moment où nous avons nourri les troupeaux à partir de terres susceptibles de produire de la nourriture comestible, nous avons transformé les ruminants en [? protein disposals] poubelles (stocks?) à protéines Seule une infime fraction des nutriments donnés aux animaux nous reviennent sous forme de viande, le reste étant converti en énergie ou excrété par les animaux.
l y a trente ans, un tiers du grain mondial était donné au bétail. C'est aujourd'hui presque la moitié.
Nous observons aujourd'hui ce même tour de passe-passe de la disparition avec la fourniture en poisson. En nourrissant les poissons avec du poisson, nous diminuons à nouveau la réserve potentielle.
Il y a une raison à cette réduction des réserves mondiales. Les centaines de millions de personnes affamées ne peuvent constituer une "demande du marché" suffisante pour ces fruits de la Terre. Ceux-ci finissent donc en toujours plus grandes quantités dans la gueule du bétail, qui le convertit en ce que les plus nantis peuvent acquérir. Le maïs devient du filet mignon, les sardines finissent saumon.
Alors apparaissent les biotechnologies. Alors que leurs partisans clament que les méthodes des biotechnologies sont "sûres" et "précises", d'autres scientifiques réfutent fortement ces arguments, tout comme ils réfutent que les cultures biotech auraient vraiement réduit l'usage des pesticides. Mais ce débat est d'une certaine manière une part du problème. C'est une diversion tragique que notre planète ne peut s'offrir. Nous continuons à poser les mauvaises questions.
Non seulement y a-t-il assez de nourriture dans le monde, mais aussi longtemps que nous ne parlerons que de nourriture -- à savoir comment la produire au mieux -- nous ne résoudrons jamais la famine, et ne parviendrons pas à créer la sécurité alimentaire que nous désirons. pour nos communautés. Nous devons plutot nous demander: comment construire des communautés en relation avec la sagesse de la nature dans lesquelles personne, nulle part, n'aurait à s'inquiéter d'avoir une nourriture saine et bonne sur la table ?
Poser cette question nous conduit bien loin de la nourriture. Elle nous conduit au coeur de la démocratie elle-même dont les voix parlent de terre, de semences, crédit, emploi, commerce et sécurité sanitaire. Le problème est que cette question ne peut être envisagée par des scientifiques ou quelque entité privée que ce soit, même la plus altruiste des entreprises.
Seuls les citoyens peuvent y répondre par le débat public, et par les institutions résultantes de nos choix, lesquelles institutions devant nous rendre des comptes.
Où sont les canaux de la discussion publique et les politiques [polities] responsables ? Les discussions publiques autour de la nourriture et de la faim sont de plus en plus influencées par les entreprises multinationales qui ne contrôlent pas uniquement le traitement de la nourriture et sa distribution, mais aussi les intrants dans les fermes et les brevets sur les semences. Il y a deux ans, les sept principales entreprises de biotechnologies, y compris Monsnato, se sont associées sous le vocable neutre de Conseil pour l'Information sur la Biotechnologie [Council for Biotechnology Information] et dépensent des millions pour, par exemple, nous étouffer sous des pages entières de publicités sur les vertus des biotechnologies.
Les institutions gouvernementales sont encore plus liées à ces entreprises qu'elles le sont à leurs citoyens. Cela n'est nulle part plus visible que dans les décisions concernant la biotechnologie, que ce soit pour l'approbation ou la dépose de brevets sur les semences et la nourriture biotech sans que le public ait son mot à dire, ou le rejet de l'étiquetage obligatoire en dépit de la large demande du public.
L'absence du moindre dialogue démocratique et d'un gouvernement responsable sont les principales raisons pour lesquelles la plupart des gens reste aveugle aux nombreuses avancées de ces trente dernières années démontrant que nous pouvons cultiver une nourriture abondante et saine tout en protégeant la Terre.
La famine n'est pas causée par un manque de nourriture mais par un manque de démocratie. Elle ne peut donc être résolue par les nouvelles technologies, même si elles s'avéraient "sûres". Elle peut uniquement être résolue si les citoyens construisent des démocraties dans lesquelles le gouvernement est responsable devant eux, et non pas devant des entreprises privées.
Iza Kruszewska PO Box 12201 London SW17 9ZL Tel/Fax: +44 20 8672 3454
--- Michel Dussandier -- kralizec@ghanima.org ( ou midier@wanadoo.fr )
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