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ô ma Terre, toi qui étais si belle
Ô ma Terre, pourras-tu nous pardonner
Ô ma Terre les cicatrices que l'homme a
faites
Sur ton manteau qui était là pour
protéger.
Tes lacs et tes rivières
Se couvrent de poussières
Que toutes ces cheminées
Se mettent à cracher
Dans tes plus belles forêts
Des flammes te lèchent
Et te laissent noircies
En espaces désolés
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Dans tes coins de verdure
Qui amènent l'oxygène
Ils ont planté des tours
De béton de poubelles
Et là dans ce miroir
Où la Lune reflétait
Ils ont noirci la mer
Avec toutes leurs saletés.
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