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Autres articles dans cette page : L'homosexualité est illégale dans 26 pays islamiques - Plusieurs rassemblements contre «l'Iran homophobe»
Ayatollah
Musavi-Ardebili
Vous capturez un homosexuel et vous le
maintenez debout
ou bien, jetez-le vivant du haut d'une
montagne
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20 juillet 2005
http://www.tetu.com
par Emmanuelle Cosse.
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Deux adolescents homosexuels ont été
exécutés publiquement le 19 juillet, sur la place de la «justice» de la
ville de Mashhad. L'un était âgé de 18 ans, l'autre était mineur. Ils ont
été identifiés par les initiales M.A. and A.M. Selon Outrage!, les deux
jeunes gens auraient admis sous la torture avoir eu des relations sexuelles
avec des hommes. Leur avocat, Monsieur
Rezazadeh, estimait que les jeunes gens n'avaient pas conscience que les
relations homosexuelles et le fait de boire de l'alcool était interdit.
«L'homosexualité est une crime en Iran,
mais la peine de mort est normalement réservée pour les crimes, les viols,
les vols à main armée, l'adultère, le trafic de drogues et l'apostasie.» Un troisième garçon, âgé de
13 ans, qui était vraisemblablement avec eux, n'a pas été condamné parce que
la loi iranienne ne reconnaît pas le consentement sexuel à cet âge, ce qui
implique que tout contact sexuel avec un mineur de 13 ans est considéré
comme un viol. C'est pourquoi M.A. et A.M. ont été condamnés pour avoir
«violé» ce garçon. Avant leur exécution, ils
avaient été emprisonnés 14 mois et avaient reçus 228 coups de fouet. La
nouvelle de cette exécution a été rendue publique, avec photos, le 19
juillet par l'INSA, l' Iranian Students News Agency.
«Voilà la dernière barbarie du
fascime-islamiste de l'Iran», a déclaré Peter Tatchell, responsable
d'OutRage!, qui rappelle qu'on estime à 4000 gays et lesbiennes avaient été
exécutés depuis l'arrivée au pouvoir des Ayatollahs en 1979. Outrage!, demande d'envoyer
des protestions dans les ambassades d'Iran de son pays, en exigeant à son
propre gouvernement de rompre les relations diplomatiques avec l'Iran et
d'imposer des sanctions commerciales contre l'Iran.
La communauté
homosexuelle dans les pays du monde arabe est une des minorités les plus
opprimées. Les relations homosexuelles sont simplement interdites dans les
pays qui appliquent la loi islamique. Ces pays ont développé un arsenal
législatif à l’encontre des homosexuels, dont voici la démonstration.
Certains Etats
islamistes renforcent cette interdiction par la peine de mort :
Iran, Mauritania, Arabie saoudite, Soudan, Yémen
. Selon les interprétations de la Charia, les punitions
envisagées pour les individus qui se rendent coupables de telles pratiques
varient précisément selon les cas : pour un homme adulte : la mort, pour
un mineur : 74 coups de fouet et pour une femme : 100 coups de fouet (au
bout de trois récidives, la mort). En
Malaisie, la peine maximale est 20 ans
d’emprisonnement Au final, dans notre
« communauté homosexuelle » occidentale, on recherche le droit de vivre
fièrement, normalement et porter les derniers vêtements à la mode tandis
qu’en Orient des personnes demandent juste le droit de vivre...
L’ISLAM EST-IL HOMOPHOBE (Document Word
France (Action)
«Iran État homophobe, État assassin»,
scandaient 150 manifestants jeudi 11 août 2005 devant le centre Pompidou à
Paris, et 50 autres place de la Comédie à Montpellier. Des rassemblements
avaient été organisés dans ces deux villes, ainsi qu'à Londres, Dublin et
San Francisco, afin de condamner l'exécution, le mois dernier à Téhéran, de
deux adolescents de 16 et 18 ans, probablement en raison de leurs pratiques
homosexuelles (lire
Lettre
du 22 juillet).
« Nos âmes sont profondément meurtries par ces
exécutions, a lu une Sœur de la perpétuelle indulgence lors du
rassemblement parisien. En Iran, 4.000 gays et lesbiennes ont été tués
depuis la révolution de 1979» a-t-elle rappelé avant d'inviter les
manifestants à s'allonger par terre, devant l'effigie en carton de deux
pendus.
Puis la foule a crié «L'Iran tue les pédés, le Quai
d'Orsay doit condamner». «On ne se fait guère d'illusions,
explique Thierry Schaffauser, militant d'Act Up-Paris. Le gouvernement
français ne s'opposera pas à l'Iran sur ce sujet, surtout dans un climat
déjà tendu vis-à-vis de ce pays. Mais la France devrait au moins autoriser
le droit d'asile aux réfugiés homosexuels.»
Ces manifestations se tenaient à l'appel d'un collectif
d'associations (lire
Lettre
du 9 août) relayant la
pétition d'Ensemble contre la peine de mort: «Pas
d'homos à l'échafaud», contre les 9 pays où
l'homosexualité est passible de la peine capitale. «Les deux
adolescents, c'est hélas trop tard pour eux, déplore Xavier
Prieur-Adjadj, de l'association Les Panthères roses. Mais pour ceux qui
sont persécutés là-bas, on peut au moins témoigner de notre soutien.» |