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Pile à combustible : elle arrive !
L’Amérique du Nord est aussi
très en pointe, à commencer par le Canada, berceau de deux firmes leaders
au plan international, Ballard et Hydrogenics, et la Californie, Eldorado
des véhicules zéro-émission. Ainsi, la province de Colombie-Britannique
prétend rien de moins que devenir le principal marché de l’hydrogène d’ici
2020. Et General Motors, grand promoteur de la pile outre-Atlantique a
fait chiffrer une étude qui évalue à 10 milliards d’euros la construction
de 1 700 stations à hydrogène sur le territoire américain ! Rien qu’en
Californie, d’ici 2010, 150 à 200 stations-service devraient parsemer les
routes principales de l’Etat. |
Les enjeux économiques sont considérables. Selon des estimations
canadiennes, la pile à combustible pourrait donner naissance à une
industrie de 154 milliards de dollars en 2020. Avec à la clé, la création
de 15 000 emplois par milliard de chiffre d’affaires et l’émergence de
nouveaux champions comme le canadien Ballard ou la start-up allemande
Smart Fuel Cell. Le Japon, le Canada, les Etats-Unis et l’Allemagne
semblent les mieux positionnés. La Chine entre en course avec un programme
R&D de 100 millions de dollars par an. Les géants japonais de l’électronique, regroupés dans un programme de R&D de 250 millions de dollars par an sous l’égide du Miti, mettent la pile à combustible au cœur de leur stratégie de reconquête du marché. Bousculés par les Coréens et les Chinois dans le marché des piles portables, ils sont décidés à reprendre le leadership à la faveur de cette rupture technologique. Ce qui explique l’accélération du développement de la filière au méthanol pour les applications portables. En Europe, le développement s’intensifie plutôt dans les transports avec le démarrage dans le cadre de 7e PCRD du projet HyChain. Coordonnée par Air Liquide, ce projet amplifie les tests sur les minibus, véhicules utilitaires, fauteuils roulants, scooters et vélos. Et au lieu de s’appuyer sur des stations de remplissage d’hydrogène, comme c’est le cas dans les expérimentations menées jusqu’ici, il testera un nouveau réservoir en composites qui fonctionne selon sur le modèle des cartouches pour les portables. Car malgré ses belles promesses, l’hydrogène, à l’état gazeux, a le gros défaut de ne pas être «compact » : un litre d’essence a le même pouvoir énergétique que… 1 500 litres d’hydrogène à pression ambiante ! C’est pourquoi l’usage de ce gaz suppose un transport et un stockage à haute pression. A 700 bars, par exemple, un litre d’essence équivaut à trois litres d’hydrogène. C’est la solution couramment admise dans l’automobile et pour les applications stationnaires. Pour aller plus loin en réduction de volume, il faut livrer le gaz sous forme liquide à -253° C. Si la production de froid est contraignante, en revanche le stockage et le transport se trouvent simplifiés du fait de la faible pression dans les réservoirs. C’est pourquoi, BMW promeut cette solution sur ses concept-cars.
http://www.industrie-technologies.com
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Il est possible de produire de l'hydrogène en versant de l'acide chlorydrique sur de la poudre d'aluminium./tr> |
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Une Islande non polluée grâce à la pile à hydrogène dite aussi pile à combustible ou pile à eau (Science illustrée N° 121 d’octobre 1999) - Pas d'ascenseur! |
En Islande, l'automobiliste soucieux de l'environnement trouvera bientôt dans les stations-service un combustible alternatif supérieur au sans plomb. En effet, il pourra s'y approvisionner en hydrogène qui n'émet dans l'atmosphère ni gaz carbonique ni autres gaz polluants, puisque le moteur électrique qui fonctionne avec ce combustible ne laisse guère derrière lui que de l'eau. Les Islandais ne sont pas les seuls à expérimenter les propriétés de l'hydrogène. Cependant, il semble bien que ce pays garde le monopole du moteur fonctionnant avec une pile combustible, appelé à remplacer le moteur thermique. Cette perspective résulte d'une collaboration entre la société islandaise Vistorka, le constructeur automobile Daimler-Chrysler, la société pétrolière norvégienne Hydro et Shell, Les quatre partenaires ont créé la société Iceland Hydrogen and Fuel Cell Company qui, en collaboration avec le gouvernement islandais et les chercheurs de l'université de Reykjavik, travaille à la transformation des transports de l'île, qui devrait s'effectuer d'ici vingt-cinq à trente ans. Si le gouvernement islandais soutient le projet, c'est notamment qu'il espère que le pays exportera ses technologies et son savoir-faire, comme il le fait actuellement dans le domaine de la géothermie. Une pile marchant par recombinaison d'oxygène et d'hydrogène Lhydrogène pourrait constituer un vecteur énergétique de l'avenir et l'Islande compte bien se placer au premier rang mondial. En effet, d'une part les réserves de carburants fossiles ne sont pas éternelles et d'autre part on sait que le moteur à hydrogène est beaucoup plus respectueux de l'environnement que le moteur thermique, puisqu'il permet d'éviter les émanations de gaz carbonique et l'effet de serre. Le coeur du moteur à hydrogène est une pile à combustible qui fonctionne suivant le modèle d'une centrale électrique, avec un apport d'hydrogène et d'oxygène, l'oxygène étant prélevé directement dans l'air extérieur. Au contact chimique de l'oxygène, l'hydrogène produit de l'eau. Ce processus dégage de l'énergie sous forme d'électricité qui fait tourner le moteur. Le principe de fonctionnement de la pile à combustible est connu depuis 1839, date à laquelle le Britannique William Robert Grove en construisit le premier modèle en laboratoire. En 1953, les travaux du Britannique F.T Bacon conduisirent au premier prototype qui permit la construction de la pile à hydrogène des missions spatiales Apollo. La pile à hydrogène en est aujourd'hui à un stade avancé de développement. Fabriquer de l'hydrogène à partir de méthanol Il reste pourtant encore bien des problèmes à résoudre. Alors que l'oxygène peut être apporté à la pile en étant prélevé dans l'atmosphère, l'apport d'hydrogène est plus délicat, car son stockage est difficile. Sous forme de gaz, il exige de très grandes cuves sous pression. On pourrait utiliser de l'hydrogène liquide, ce qui pose un autre problème; l'hydrogène ne se liquéfie qu'à 253°C, ce qui exige une dépense énergétique très importante. Lune des solutions envisagées pourrait être de fabriquer l'hydrogène à partir de méthanol. Une fois le méthanol stocké dans le réservoir du véhicule électrique, il serait transformé en hydrogène pour alimenter la pile à combustible. Les Islandais veulent faire de la production de méthanol un avantage pour l'environnement : une usine d'aluminium émet actuellement de fortes quantités de gaz carbonique, qui seraient récupérées et transformées en méthanol, par hydrogénation du monoxyde de carbone. On parviendrait ainsi à produire du méthanol tout en réduisant considérablement les rejets de gaz carbonique. Lhydrogène pur se fabrique de plusieurs façons. Lune est l'électrolyse de l'eau qui permet de décomposer les deux éléments de celle-ci, oxygène et hydrogène. Ce processus est relativement coûteux en énergie, surtout pour les pays dépourvus d'énergie bon marché. Mais ce n'est pas le cas des Islandais. Sur cette grande île volcanique, les énergies renouvelables sont multiples, bien que leur exploitation soit encore modeste : seuls 8 % de l'eau alimentent les centrales électriques et probablement à peine plus de l % de la chaleur provenant du sous-sol est exploité. Fournie par l'activité volcanique intense de l'Islande, cette énergie géothermique sert à la production électrique et au chauffage domestique. Soixante-six pour cent des foyers utilisent cette source de chaleur sans que les limites de production soient encore atteintes. Ce sont d'abord les autobus de Reykjavik qui fonctionneront à l'hydrogène. Les premiers effectueront les tests, avant que les 80 véhicules de transports collectifs se lancent sur les routes. Ensuite et progressivement, ce sera le tour du parc automobile de changer de combustible, puis celui des bateaux de pêche. Rappelons que le commerce et les produits de la pêche représentent les quatre-cinquièmes des exportations et une consommation d'énergie considérable. Quand ces transformations seront terminées, l'Islande importera moins de pétrole et réduira ses rejets de gaz carbonique de 70% par rapport à aujourd'hui, Ce qui n'est pas rien, car bien que l'Islande, avec ses 265 000 habitants seulement, soit peu peuplé, son parc automobile et sa flotte sont importants. Le dernier recensement dénombrait 132 468 voitures, 1 483 bus et autocars et 796 bateaux de pêche. Si tout se passe comme prévu, 1'lslande pourra donc tabler sur une substantielle économie. Une telle prouesse technologique mériterait, si elle se réalise, d'être imitée par d'autres pays puisqu'elle permettrait de résoudre en partie le problème préoccupant de la pollution urbaine. Dans cette perspective, l'Islande est une pionnière et son expérience pourrait avoir des conséquences importantes pour l'environnement de la planète. (Science illustrée N° 121 doctobre 1999)
LE CARBURANT DU XXIème SIÈCLE SERA VERT OU NE SERA PAS par Myriam CHAPLAIN-RIOU Adieu les sales énergies fossiles du passé, les carburants du XXIème siècle seront propres ou ne seront pas. Constructeurs automobiles, chercheurs, ingénieurs et raffineurs sont unis dans un même combat: propulser les voitures sans polluer dans les années 2000. La pollution de l'air effraie. Dans les villes, les véhicules en sont les principaux responsables et des spécifications techniques très strictes vont être imposées aux carburants, essence comme gazole, et aux moteurs pour la protection de l'environnement en 2000 (Euro 2000) puis en 2005 (programme Auto-oil). Moins d'oxydes de soufre, de particules, d'oxydes d'azote, de CO2, de fumées noires et d'hydrocarbures "routiers" dans l'atmosphère, tel sera le credo du futur. La réduction de la consommation fait aussi partie de ces recherches car des automobiles moins gourmandes polluent moins. Globalement, en Europe, le secteur des transports représente aujourd'hui 20% de la consommation d'énergie et, au sein de ce secteur, la route détient une part de 83%. Les constructeurs dépensent déjà des milliards pour prendre en compte ces contraintes de plus en plus sévères: normes Euro 3, sur le vieux continent, "Zéro pollution" en Californie, loi sur l'air et pastille verte en France. De leur côté, les pétroliers planchent sur des carburants plus propres, comme le diesel mélangé avec de l'eau développé par le français Elf Aquitaine pour les poids-lourds et les autobus. Baptisé "Aquazole", ce diesel réduit fortement les émissions polluantes, moyennant une légère perte de puissance. Pour s'adapter à ces normes vertes, et particulièrement à la production de carburant désulfuré, il faut aussi compter un milliard de francs d'investissement par raffinerie. Compétition féroce pour la pile à combustible Outre les nouveaux diesels, l'essor attendu de la voiture électrique, qui pèche encore par son manque d'autonomie et le faible nombre de bornes de recharge, du GPL (gaz de pétrole liquéfié), déjà très répandu en Italie, aux Pays-Bas et au Japon --tous les taxis de Tokyo en sont équipés--, et des voitures "hybrides" qui regroupent sous un même capot moteur électrique et à essence, ou formule GPL/essence, le XXIème siècle pourrait voir l'avènement de la pile à combustible. De nombreux constructeurs américains, européens et japonais se livrent une compétition féroce pour produire le premier cette "automo-pile". Le principe, déjà utilisé dans les fusées, consiste à produire de l'énergie électrique sans combustion grâce à une réaction électro-chimique entre hydrogène et oxygène, tout en ne rejetant que de la vapeur d'eau. Connue depuis le XIXème siècle, son principal défaut est le coût de fabrication et l'encombrement, l'hydrogène, stocké sous forme liquide, nécessitant de gros réservoirs cryogéniques. Les piles des vols spatiaux réclament des quantités importantes d'or et de platine pour procéder à la réaction. Mais les constructeurs "phosphorent" pour diminuer les quantités nécessaires. Le groupe germano-américain DaimlerChrysler prépare ainsi des expériences de transports en commun en Islande, Nissan espère pouvoir commercialiser à petite échelle sa voiture "à pile" en 2003. Renault a aussi présenté récemment une voiture expérimentale à traction électrique alimentée par pile à combustible et espère la commercialiser vers 2010. D'autres, comme le canadien
Ballard, travaillent sur un autre type de pile, la PEM (Proton Exchange Membrane), utilisant
du
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La pile à hydrogène concrètement : http://www.axane.net/fr/fuel_cell_hydrogen/tomorrow_energy.html Energies propres, énergies sales - Le cri de Terre sacrée Sommaire de la page - Alternatives - Jardin
(Vancouver, du 8 au 10 février 1999) |