a écrit, le jeudi 18 mai 2000 00:49, sur la liste du Collectif OGM-Danger (extraits): Passionnantes réflexions sur l'évolution des espèces et la biodiversité |
(...) Sur le territoire
dénommé "France métropolitaine" , c'est bien l'homme préhistorique, et non
les 3 dernières glaciations très dures qui se sont succédées, qui ont détruit presque
totalement dès la fin de la préhistoire, les millions d'herbivores ("tondeuses à
gazon", créateurs et gestionnaire de vastes "dentelles" ou
"mosaïques" des clairières, de forêts, d'habitats naturels, et autres
corridors de migration) qu'étaient par exemple les bisons,
mammouths, rhinocéros laineux, cerfs, bouquetins, mouflons, isards, cerf mégacéros,
rennes, élans, antilope Saïga, hippopotames, éléphants nains, ours des caverne,
aurochs, castors européen, etc... et la pléiade de
prédateurs qui avaient pour "fonction" de stabiliser les populations dans ce
qu'on pourrait cette fois plus justement appeler un certain état d'équilibre
(dynamique).. (lion des cavernes, hyène, ours brun, loup,
lynx, loutre, glouton, puis aujourd'hui renards, fouines, belettes et autres mustélidés
souvent).. (sauf erreur de ma part, ces espèces ont bien
vécu "chez nous", avec nos ancêtres, à des époques où les climats étaient
proches de ce qu'ils sont aujourd'hui...)Même les lièvres et lapins, qui sont les derniers herbivores de nos campagnes (hors forêt) ont du mal à vivre.. Et hormis quelques espèces qui s'adaptent aux pesticides, les insectes, limaces, escargots qui comptent encore parmi les derniers "grands" herbivores de certaines campagnes intensivement cultivées, disparaissent eux même, silencieusement. Il faut donc bien par des actions de gestion "artificielles", compenser, "remplacer" les "fonctions écologique" disparues, qu'assumaient gratuitement ces espèces (dont on notera qu'elles se sont adaptées efficacement et rapidement aux glaciations, et même il y a bien longtemps, via leurs ancêtres, mais avec beaucoup de pertes et des millions d'années de "cicatrisation", aux grandes méga-catastrophes géoclimatiques...)
Pour moi, l'agriculture moderne, ni même celle du moyen âge, ni la sylviculture n'ont apporté de biodiversité comparable à ce qu'elles ont fait perdre.. contrairement à ce que j'entend souvent. Certes de nombreuses espèces d'animaux ou légumes ou fruits "domestiques" ont été sélectionnés avec talent par nos ancêtres.. mais combien de chances de survie ont ils relâchés dans la nature.. ?
Merci à Florent Lamiot pour sa contribution. flamiot@club-internet.fr
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