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28 février 2008 :
Svalbard :
la chambre forte semencière arctique ouvre ses portes à 100 millions
de graines
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Bill Gates, Rockefeller et les géants des OGM savent quelque chose
que nous ignorons.
Une chose dont on ne peut accuser le fondateur de Microsoft, Bill
Gates, c'est d'être paresseux. Il programmait déjà à 14 ans, a fondé
Microsoft à l'âge de 20 ans alors qu'il était encore étudiant à
Harvard. En 1995, il avait été classé par Forbes comme l'homme le
plus riche du monde car étant le plus gros actionnaire de Microsoft,
une compagnie qu'il a transformé de facto en un monopole dans le
domaine des systèmes de logiciels pour les ordinateurs personnels.

En 2006, alors que la plupart des gens dans une telle situation
pourraient penser à se retirer sur une île calme du Pacifique, Bill
Gates décida de consacrer son énergie à sa Fondation Bill et Melinda
Gates, la plus grande fondation privée 'transparente', comme il le
dit, avec un Bond de $ 34,6 milliards et une nécessité juridique de
dépenser $ 1,5 milliards par an en projets caritatifs à travers le
monde pour maintenir son statut d'organisme de bienfaisance et
exempté de taxes. En 2006, un cadeau provenant d'un ami et associé
d'affaires, le méga investisseur Warren Buffett, cadeau d'une valeur
d'environ $ 30 milliards en actions de la compagnie de Buffett,
Berkshire Hathaway, place la fondation Gates fondation dans la
catégorie où elle dépense presque le montant de l'ensemble du budget
annuel de l'Organisation Mondiale de la Santé, des Nations-Unies.
Donc, lorsque Bill Gates décide, via la Fondation Gates, d'investir
quelque 30 millions $ de son argent durement gagné dans un projet,
cela vaut la peine d'y jeter un coup d'oeil.
Aucun projet n'est plus intéressant pour le moment qu'un curieux
projet dans l'un des endroits les plus reculés du monde, Svalbard.
Bill Gates investit des millions dans une banque de semences sur la
mer de Barents, près de l'océan Arctique, à quelque 1100 kilomètres
du pôle Nord. Svalbard est un morceau de roche dénudée revendiqué
par la Norvège et cédée en 1925 par un traité international.
Sur cette île oubliée de Dieu – Bill Gates investit des dizaines de
ses millions avec la Fondation Rockefeller, Monsanto Corporation,
Syngenta Foundation et le gouvernement de Norvège, entre autres,
dans ce qui est appelé la « réserve de semences du jugement dernier
». Officiellement, le projet est appelé Svalbard Global Seed Vault
(réserve mondiale de semences de Svalbard) sur l'île norvégienne de
Spitsbergen, qui fait partie du groupe des îles de Svalbard.
Réserve de semences du jugement dernier
La banque de semences est en cours de construction au sein d'une
montagne sur l'île de Spitsbergen, près du petit village de
Longyearbyen. Elle est presque prête pour les « affaires », selon
leurs communiqués. La banque aura des doubles portes insensibles aux
explosions avec des détecteurs de mouvement, deux sas, et des murs
en béton renforcés d'acier et d'un mètre d'épaisseur. Elle
contiendra un maximum de trois millions de variétés de semences
différentes provenant du monde entier, « de sorte que la diversité
agricole puisse être conservée pour l'avenir », selon le
gouvernement norvégien. Ces semences seront spécialement enveloppées
afin d'exclure l'humidité. Il n'y aura pas de personnel à temps
plein, mais la relative inaccessibilité de la réserve facilitera la
surveillance de toute activité humaine possible.
Sommes-nous passés à côté de quelque chose, ici ? Leur communiqué de
presse déclarait : « de sorte que la diversité agricole puisse être
conservée pour l'avenir ». Quel avenir les sponsors de la banque de
semences prévoient-ils et qui pourrait menacer la disponibilité
mondiale des semences actuelles, alors que la quasi-totalité d'entre
elles sont déjà bien protégées dans des banques de semences choisies
autour du monde ?

A chaque fois que Bill Gates, la Fondation Rockefeller, Monsanto et
Syngenta se rencontrent sur un projet commun, il vaut la peine de
creuser un peu plus profondément derrière les rochers de Svalbard.
Et alors, nous nous découvrons certaines choses fascinantes.
Le premier point qui est à faire remarquer est qui sponsorise la
réserve de semences pour le jour du jugement dernier. Rejoignant ici
les Norvégiens, on trouve, comme on l'a noté, la Fondation Bill &
Melinda Gates, le géant américain de l'agrobusiness DuPont/Pioneer
Hi-Bred, l'un des plus grands propriétaires de plants de semences
brevetés et génétiquement modifiés (OGM) et de produits
agrochimiques apparentés ; Syngenta, une compagnie de semences OGM
et de produits agrochimiques basée en Suisse par l'intermédiaire de
sa Fondation Syngenta ; la Fondation Rockefeller, ce groupe privé
qui a créé la « révolution génétique », avec plus de 100 millions de
dollars d'argent des semences depuis les années 1970 ; le CGIAR,
réseau mondial créé par la Fondation Rockefeller afin de promouvoir
son idéal de pureté génétique à travers un changement de
l'agriculture.

Le CGIAR et « Le Projet »
Comme je l'ai exposé en détail dans le livre « Seeds of Destruction
» (les graines de la destruction), dans les années 1960, la
Fondation Rockefeller, le conseil de développement de l'agriculture
de John D. Rockefeller III et la Fondation Ford, ont joint leurs
forces pour créer l'Institut international de recherche sur le riz
(IRRI) à Los Baños, aux Philippines. A partir de 1971, l'IRRI de la
Fondation Rockefeller, avec également son Centre international
d'amélioration du maïs et du blé basé au Mexique ainsi que deux
autres centres de recherche internationaux créés par Rockefeller et
la Fondation Ford, l'IITA pour l'agriculture tropicale, au Nigeria,
et l'IRRI pour le riz, aux Philippines, se sont combinés pour former
un Groupe consultatif sur la recherche agricole internationale
(Consultative Group on International Agriculture Research ou CGIAR).
Le CGIAR a été façonné lors d'une série de conférences privées
tenues au centre de conférence de la Fondation Rockefeller à
Bellagio, en Italie. Les principaux participants aux débats de
Bellagio étaient George Harrar, de la Fondation Rockefeller ;
Forrest Hill, de la Fondation Ford ; Robert McNamara, de la Banque
mondiale, et Maurice Strong, l'organisateur international de la
famille Rockefeller au niveau de l'environnement et qui, en tant que
fiduciaire de la Fondation Rockefeller, organisa Sommet de la Terre
(Earth Summit) de l'ONU, à Stockholm, en 1972. Cela faisait partie
de l'objectif de la fondation depuis des décennies afin de mettre la
science au service de l'eugénisme, une hideuse version de la pureté
raciale, et qui a été appelé Le Projet.
Pour assurer un impact maximum, le CGIAR a appelé l'Organisation
pour l'alimentation et l'agriculture des Nations Unies, le Programme
de développement des Nations Unies et la Banque mondiale. Ainsi, par
le biais d'une levée soigneusement planifiée de son premier appel de
fonds, la Fondation Rockefeller, à partir du début des années 1970,
était en mesure de façonner la politique agricole mondiale. Et elle
l'a façonnée, en effet.
Financé par de généreuses bourses d'étude de Rockefeller et de la
Fondation Ford, le Groupe consultatif sur la recherche agricole
internationale (CGIAR) a veillé à ce que les scientifiques et
agronomes principaux de l'agriculture du Tiers-Monde soient amenés
aux Etats-Unis afin de « maîtriser » les concepts de production de
l'agro-industrie moderne, et afin de les ramener dans leur patrie.
Durant ce processus, ils ont créé un réseau d'influence inestimable
pour la promotion de l'agro-industrie américaine dans ces pays, et
plus particulièrement la promotion de la « Révolution génétique »
des OGM dans les pays en voie de développement, et tout cela au nom
de la science et d'un marché agricole efficace et libre.
Créer génétiquement une race de maîtres ?
A présent, la banque de semences de Svalbard commence à devenir
intéressante. Mais ça devient encore meilleur. « Le Projet » auquel
je me suis rapporté est le projet de la Fondation Rockefeller et de
puissants intérêts financiers depuis les années 1920 afin d'utiliser
l'eugénisme, plus tard rebaptisé génétique, pour justifier la
création d'une race de maîtres créée par génie génétique. Hitler et
les Nazis l'appelaient la race des maîtres Aryens.
L'eugénisme d'Hitler fut financé dans une large mesure par la même
Fondation Rockefeller qui construit aujourd'hui une « réserve de
semences du jugement dernier » afin de préserver des échantillons de
chaque semence présente sur notre planète. A présent, ceci devient
vraiment intriguant. La même Fondation Rockefeller créa la pseudo-science de la discipline de la biologie moléculaire dans leur
poursuite incessante visant à réduire la vie humaine à la «
définition d'une séquence génique » qui, espéraient-ils, pourrait
alors être modifiée dans le but de modifier les caractéristiques
humaines à volonté. Les scientifiques de l'eugénisme d'Hitler, dont
beaucoup ont été tranquillement amenés aux États-Unis après la
guerre afin de poursuivre leurs recherches biologiques eugénistes,
ont jeté une grande partie des bases du génie génétique des diverses
formes de vie, soutenues ouvertement en grande partie jusqu'au sein
du troisième Reich par les généreuses bourses de la Fondation
Rockefeller.(2)
La même Fondation Rockefeller créa ce que l'on appelle la révolution
verte, durant un voyage au Mexique effectué en 1946 par Nelson
Rockefeller et l'ancien Secrétaire à l'agriculture du New Deal et
fondateur de la compagnie Pioneer Hi-Bred Seed, Henry Wallace.
La Révolution verte visait à résoudre le problème de la
faim dans le monde à un haut degré, au Mexique, en Inde
et dans d'autres pays choisis où Rockefeller
travaillait. L'agronome de la
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Fondation Rockefeller, Norman Borlaug, remporta un prix Nobel de la paix pour
son travail, une chose dont il n'y a pas de quoi se vanter lorsque
des gens tels que Henry Kissinger ont partagé le même prix.
En réalité, comme cela est apparu des années plus tard, la
révolution verte était une brillante idée de la famille Rockefeller
pour développer une agro-industrie mondialisée dont ils pourraient
ensuite prendre le monopole tout comme ils l'avaient fait dans le
monde de l'industrie pétrolière et qui avait commencé un demi-siècle
auparavant. Comme Henry Kissinger l'a déclaré dans les années 1970 :
« Si vous contrôlez le pétrole, vous contrôlez le pays ; si vous
contrôlez l'alimentation, vous contrôlez la population. »
L'agro-industrie et la révolution verte de Rockefeller allaient de
pair. Ils faisaient partie d'une grande stratégie qui comprenait le
financement, par la Fondation Rockefeller, de la recherche pour le
développement du génie génétique des plantes et des animaux,
quelques années plus tard.
John H. Davis a été l'adjointe du ministre de l'Agriculture sous la
présidence de Dwight Eisenhower au début des années 1950. Il a
quitté Washington en 1955 et est allé à la Harvard Graduate School
of Business, un endroit inhabituel à cette époque pour un expert en
agriculture. Il avait une stratégie claire. En 1956, Davis a écrit
un article dans la Harvard Business Review, dans lequel il déclarait
que « la seule façon de résoudre le prétendu problème des fermes une
fois pour toutes, et d'éviter des programmes gouvernementaux
encombrants, est de progresser depuis l'agriculture vers
l'agro-industrie. » Il savait exactement ce qu'il avait en tête,
même si peu d'autres personnes en avaient une idée à l'époque : une
véritable révolution dans la production agricole qui concentrerait
le contrôle de la chaîne alimentaire entre les mains des sociétés
multinationales, loin de la famille fermière traditionnelle. (3)
Un aspect crucial qui guide les intérêts de la Fondation Rockefeller
et des compagnies américaines de l'agroalimentaire est le fait que
la révolution verte était fondée sur la prolifération de nouvelles
semences hybrides dans les marchés en développement. Un aspect très
important des semences hybrides est leur manque de capacité à se
reproduire. Les hybrides possédaient une protection interne contre
la multiplication. Contrairement aux espèces ouvertes normales et
pollinisées dont la graine donne un rendement similaire à celui de
ses parents, le rendement de la semence née de plantes hybrides
était bien inférieur à celui de la première génération.

Ce déclin caractéristique du rendement des hybrides signifiait que
les agriculteurs devaient normalement acheter des semences chaque
année afin d'obtenir des rendements élevés. En outre, le rendement
moindre de la deuxième génération éliminait le commerce des semences
qui était souvent effectué par des producteurs de semences, sans
l'autorisation de l'obtenteur. Il empêchait la redistribution de la
culture commerciale des semences par des intermédiaires. Si les
grandes multinationales des semences étaient capables de contrôler
les lignées de semences parentales dans la maison, aucun concurrent
ni agriculteur ne serait en mesure de produire des hybrides. La
concentration mondiale des brevets de semences hybrides entre les
mains d'une poignée de compagnies gigantesques de semences, dirigées
par DuPont Pioneer Hi-Bred et par Dekalb, de chez Monsanto, a
préparé le terrain pour la révolution des semences OGM qui allait se
produire plus tard. (4)
En effet, l'introduction des technologies agricoles américaines
modernes, des engrais chimiques et des semences hybrides
commerciales, ont toutes rendu les agriculteurs locaux des pays en
voie de développement, en particulier ceux qui étaient plus gros et
plus établis, dépendants de l'étranger, et principalement des
contributions des compagnies américaines de l'agro-industrie et du
secteur pétrochimique. Ce fut un premier pas dans ce qui allait être
un processus de plusieurs décennies et soigneusement planifié.
Sous la Révolution verte, l'agro-industrie fit grandes percées sur
des marchés qui étaient auparavant d'un accès limité aux
exportateurs américains. Cette tendance fut par la suite baptisée «
agriculture orientée vers le marché. » En réalité, c'était une
agriculture contrôlée par l'agro-industrie.
Grâce à la révolution verte, la Fondation Rockefeller et, plus tard,
la Fondation Ford, travaillèrent main dans la main et tout en
soutenant les buts de politique étrangère de l'Agence américaine
pour le développement international (USAID) et de la CIA.
L'un des principaux effets de la révolution verte fut de dépeupler
les campagnes des paysans qui furent contraints de fuir vers les
ghettos des bidonvilles, dans une recherche désespérée d'un travail.
Cela n'était pas un accident, cela faisait partie du plan visant à
créer des bassins de main-d'oeuvre bon marché pour les manufactures
multinationales américaines à venir, la « mondialisation » de ces
dernières années.
Lorsque l'autopromotion de la révolution verte mourut, les résultats
furent tout à fait différents de ce qui avait été promis. Des
problèmes avaient surgi à partir de l'utilisation aveugle des
nouveaux pesticides chimiques, souvent avec des conséquences graves
pour la santé. La monoculture de nouvelles variétés de semences
hybrides diminua la fertilité des sols et des rendements avec le
temps. Les premiers résultats furent impressionnants : des
rendements doubles, voire triples pour certaines cultures telles que
le blé et, plus tard, le maïs au Mexique. Ceci s'estompa rapidement.
La révolution verte fut typiquement accompagnée de grands projets
d'irrigation qui comprenaient souvent des prêts de la Banque
mondiale pour la construction de nouveaux et énormes barrages, et
des inondations de zones habitées auparavant fertiles dans le
processus. Aussi, le super blé donnait de meilleurs rendements en
saturant le sol avec d'énormes quantités d'engrais par hectare, ces
engrais étant le produit de nitrates et de pétrole, des produits de
base contrôlés par les sept grandes multinationales pétrolières
sœurs, elles-mêmes dominées par les Rockefellers.
D'énormes quantités d'herbicides et de pesticides furent également
utilisées, créant des marchés supplémentaires pour l'industrie
pétrolière et les géants des produits chimiques. Comme un analyste
l'a dit, en effet, la révolution verte fut simplement une révolution
chimique. À aucun moment les pays en voie développement ne pouvaient
payer pour ces énormes quantités d'engrais chimiques et de
pesticides. Ils obtenaient le crédit offert par la Banque mondiale
ainsi que des prêts spéciaux de la Chase Bank et d'autres grandes
banques de New York, appuyées par des garanties du gouvernement
américain.
Appliqués dans un grand nombre de pays en voie de développement, ces
prêts furent accordés essentiellement aux grands propriétaires
terriens. Pour les plus petits paysans, de la situation changea
différemment. Les petits paysans ne pouvaient payer les produits
chimiques et autres moyens modernes, et ils durent emprunter de
l'argent.
Au début, divers programmes gouvernementaux tentèrent de fournir des
prêts aux agriculteurs afin qu'ils puissent acheter des semences et
des engrais. Les agriculteurs qui ne pouvaient pas participer à ce
genre de programme durent emprunter auprès du secteur privé. En
raison des taux d'intérêt exorbitants pour ces prêts, de nombreux
petits paysans n'ont même pas reçu les bénéfices des premiers et
meilleurs rendements. Après la récolte, ils durent vendre la plupart
sinon la totalité de leur production afin de rembourser les prêts et
les intérêts. Ils devinrent dépendants des prêteurs sur gages et des
commerciaux, et ils perdirent souvent leurs terres. Même avec des
prêts à taux préférentiels des organismes gouvernementaux, de plus
en plus des cultures de subsistance cédèrent la place à la
production d'espèces qui ramenaient de l'argent. (5)

Depuis des décennies, les mêmes intérêts, qui incluent la Fondation
Rockefeller qui a soutenu la révolution verte initiale, ont
travaillé à la promotion d'une deuxième « Révolution génétique »,
comme le président de la Fondation Rockefeller Gordon Conway
l'appelait il y a quelques années, l'expansion de l'agriculture
industrielle et des contributions commerciales, en ce compris les
semences OGM brevetées.
François Marginean
Source traduite par Vicflame
Notes
1- F. William Engdahl,Seeds of Destruction, Montreal, (Global
Research, -2007).
2- Ibid, pp.72-90.
3- John H. Davis, Harvard Business Review, 1956, cited in Geoffrey
Lawrence, Agribusiness, Capitalism and the Countryside, Pluto Press,
Sydney, 1987. See also Harvard Business School, The Evolution of an
Industry and a Seminar : Agribusiness Seminar.
4- Engdahl, op cit., p. 130.
5- Ibid. P. 123-30.
6- Myriam Mayet, The New Green Revolution in Africa : Trojan Horse
for GMOs ?, May, 2007, African Centre for Biosafety.
7- ETC Group, Green Revolution 2.0 for Africa ?, Communique Issue
#94, March/April 2007.
8- Global Crop Diversity Trust website.
9- Engdahl, op. cit., pp.227-236.
10- Anders Legarth Smith, Denmark Bans Glyphosates, the Active
Ingredient in Roundup, Politiken, September 15, 2003.
11- Tanya L. Green, The Negro Project : Margaret Sanger's Genocide
Project for Black American's.
12- Engdahl, op. cit., pp. 273-275 ; J.A. Miller, Are New Vaccines
Laced With Birth-Control Drugs ?, HLI Reports, Human Life
International, Gaithersburg, Maryland ; June/July 1995, Volume 13,
Number 8.
13- Sherwood Ross, Bush Developing Illegal Bioterror Weapons for
Offensive Use,' December 20, 2006.
Source :
http://gaetanpelletier
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