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De Julie Bardaji, le 21 février 2007 :
Bonjour,
Tout d'abord félicitations pour ce site, et surtout pour la newsletter qui
me nourrit régulièrement l'esprit.
Aprés avoir lu certaines des réponses faîtes à Salva, sa synthèse, celle de
Cassi, celle de Daniel, je dois dire que je n'ai pas retrouvé ma façon de
voir les choses et je souhaite donc moi aussi mettre ma pierre à cet
édifice.
Dans vos réponses, vous considérez l'Homme comme un organisme à part
entière, ayant des devoirs envers la nature, des responsabilités, ... il est
en quelque sortes le "maître du monde".
Je ne vois pas la chose de la sorte.
Pour moi nous sommes un tout. Les animaux, les végétaux, la terre,
l'univers, ... Nous avons tous été créés de la même manière, quelle qu'elle
soit. Aussi, je suis convaincue qu'énormément de choses sont "codées" en
nous. Nous n'avons pas vraiment de destin, mais nous sommes "programmés"
pour réagir de telle ou telle manière face à telle ou telle situation. Cette
programmation est faîtes de manière individuelle, peut-être, mais surtout au
niveau du génome humain.
C'est ainsi, par exemple, que plusieurs hommes ont fait des découvertes
scientifiques similaires à différents endroit de la planète à une époque où
ils ne pouvaient pas communiquer entre eux. Simplement parce qu'ils étaient
"mûrs" pour réaliser certaines choses.
C'est aussi par ce même processus que la population humaine tendra à se
stabiliser, selon les spécialistes, car le taux de stérilité est en train
d'augmenter de façon exponentielle sans que la médecine semble réussir à
enrailler le phénomène. (Plus un pays est riche, moins on parvient à s'y
reproduire)
http://fr.wikipedia.org/wiki/
Ce qui s'est passé ces cinquantes dernières années est une étape clef de
l'évolution humaine, celle qui permet aujourd'hui l'étape de la prise de
conscience. En effet, nous sommes en train de
réaliser l'impact de nos actes sur ce
tout qui nous englobe.
La solution à tous ces problèmes est donc simplement enfouie en chacun de
nous, et certains sont en train "d'éclore", de manière naturelle pour
certains, contraints et forcés par les dégradations de notre environnement
pour d'autres.
La prise de conscience est contagieuse, il
faut simplement savoir la communiquer clairement.
Cette prise de conscience, illustrée parfaitement par ce site, est en
définitive une étape "naturelle", inscrite en nous en réaction à un stimuli
: la préservation de la race.
Le changement doit donc venir des individus.
De chacun d'entre nous.
Je suis intimement convaincue qu'il ne s'agit donc pas d'adapter l'économie
mondiale aux enjeux écologique, et de forcer les populations à se plier à
certaines contraintes : On ne peut pas imposer la démocratie à un peuple, de
même on ne pourra pas lui imposer le respect de la Terre tant qu'il n'aura
pas compris que c'est là son avenir.
Voilà pourquoi ma vision tout à fait personnelle de cet élan mondial
ressemblerait plutôt à ceci :
- Dans les pays riche actuels, prise de
conscience d'une minorité grandissante des ravages de l'industrie et
de la détérioration de l'écosystème
- Mise en place de gestes quotidien
permettant la sauvegarde de parcelles de l'environnement (tri, baisse de la
consommation d'énergie et d'eau, consommation de viande et de poisson
amoindrie, commerce local, production biologique des végétaux, achat de
végétaux de saisons, baisse de l'utilisation des transports polluants de
toutes sortes, végétarisme, végétalisme, utilisation des énergies
renouvelables)
- Education de la génération suivante,
mise en place de module environnementaux à l'école, apprentissage des
mécanismes de régulations de l'écosystème. La connaissance de notre
environnement actuel, de la conséquence de chacun de nos gestes et son
respect ne sont-ils pas prioritaires par rapport à toutes les autres
matières apprises actuellement ?
Internet peut être un média interressant pour répandre cette éducation, et
surtout vérifier par la multiplicité des sources la véracité des éléments de
connaissances avancés.
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A partir de là,
l'industrie saura adapter sa production à
nos besoins. Pas l'inverse. Ne mettons pas la charrue avant les
boeufs.
Parrallèlement, les énergies polluantes : pétrole, gpl, biocarburants
(n'oublions pas que leur addition environnementale est aussi salée que celle
du pétrole) seront de plus en plus difficiles à produire, donc de plus en
plus chères. ( N.B. Le charbon reste pour moi problématique, car encore
utilisé en chine massivement, disponible à foison et donc peu cher. )
Le coût des transports va augmenter de façon exponentielle. Le
retentissement sur les produits vendus sera immédiat.
Ainsi, un produit acheté même à bas prix mais produit à l'autre bout de la
terre sera plus cher qu'un produit local. Naturellement, les gens se
détourneront du commerce mondial, exeption faîtes des produits qu'on ne
trouvera que dans certains pays et que les plus riches continueront à
pouvoir se payer. A moins qu'un moyen de transport beaucoup moins cher, et
certainement moins polluant soit mis sur le marché ?
Evidemment, les pays en voie de développement vont voir leur économie
s'écrouler en même temps que la demande. Peut-être alors que la
surexploitation verra sa fin et qu'ils seront prêt à produire pour eux
seuls, des céréales et du bétails ? Peut-être alors auront-ils moins besoin
de brûler des forets entières ?
L'économie mondiale pourrait alors peut-être s'équilibrer ?
Je ne pense pourtant pas que l'exploitation riche/pauvre soit modifiée, car
elle est bien trop ancrée.
SI je suis convaincue que nous glisserons "naturellement" vers le respect de
notre environnement, cela ne signifie pas qu'il ne faille rien faire
cependant, car la tendance actuelle fait partie intégrante de ce "naturel".
Nous répondons simplement à notre instinct de survie en réagissant. Il faut
cependant qu'il ne soit pas déjà trop tard et que notre réaction soit
suffisamment forte et rapide avant que l'on finisse de bruler la maison pour
nous chauffer...
En guise de conclusion, je voudrais simplement agiter le drapeau de
l'urgence.
Quel est le geste le plus efficace pour résoudre cette problématique ? Par
quel moyen donnerons nous une chance de vie acceptable aux générations
futures ?
En éduquant nos enfants !
Ce qu'il nous est difficile de faire aujourd'hui, car nous avons toujours
vécu dans le confort, il nous faut l'apprendre à nos enfants. Respecter
l'environnement, comprendre les systèmes de régulations naturels, anticiper
la conséquences de leurs actes, même minimes, comprendre les enjeux majeurs,
ne pas se fier aux traditions.
Nous pouvons limiter notre impact, eux devront affronter des problèmes qui
nous dépassent aujourd'hui. Donnons leur les clefs qui leur permettront
d'ouvrir des portes plus tard ! Apprenons leur à réagir face à un problème
qui les concerne, transmettons leur notre expérience !
Ravie d'avoir pu exprimer mon opinion sur un sujet qui me tient tant à
coeur, je souhaite une longue vie à Terre sacrée, ainsi qu'à notre Terre,
sacrée.
Julie
Réaction
de Laurence Dune, le 22 février 2007 :
Bravo !
Bravo à vous Julie pour ce beau témoignage que je partage au fil des lignes
et qui me réjouis à lire.
Bravo à "Terre Sacrée" de donner la possibilité et l'ouverture de ces
échanges.
Oui, je pense aussi que via le Net, la prise de conscience et la montée de
la force d'action peuvent être efficace pour sensibiliser les gens à cette
urgence qu'est la sauvegarde de notre terre. Et de croire encore et surtout
de transmettre cette valeur du "sacré" que l'on attribue à la terre sur
laquelle on est arrivé et que sur laquelle on vit, sur laquelle on donne vie
!!!!!
Terre sacrée, demande l'attention de chacun, de tous et ceci est une
question d'intention !
Je reçois avec grand plaisir vos informations et j'ai grand plaisir à les
transmettre largement.
Que ces graines de savoir, de conscience et d'ouverture puissent se
multiplier et se diffuser au plus grand nombre dans ce monde,
Bravo !
Laurence |