De Guy
Ruiz, le 17 octobre 2000 :
"Le débat dans la salle pose lui aussi des questions
fondamentales.
Cela prouve que les citoyens ne sont pas aussi irrationnels que les
scientifiques plongés dans les biotech veulent le croire, et le faire
croire. Il serait juste nécessaire que les politiques écoutent un peu
plus ce que disent les citoyens, et un peu moins les scientifiques
impliqués dans les biotech, qui ne font finalement que du lobbying.
C'est pour cela que je trouve dommage que les "débats citoyens" aient
été confiés à l'Inra (sous couvert d'associations de consommateurs qui
n'ont fait que louer les salles et faire des affiches, finalement..).
Les questions que se pose le public vont au delà de ces réunions, et les
problèmes éthiques sont bien dans le champ de la réflexion populaire..."
Exigez que la copie du compte-rendu
de ces débats "citoyens" vous soit remise et publiez-là sur internet avec vos
commentaires.
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Communiqué
de Terre sacrée du 20 octobre 2000 :
A défaut d'U.F.C.S., c'est le C.L.C.V. qui a organisé, au tout dernier
moment, à Marseille, le débat "citoyen" du jeudi 19 octobre 2000. (NB :
L'heure n'était même pas mentionnée sur le site du ministère des finances;
et, sur le Minitel, il y a quatre adresses différentes à la requête "Maison
des associations"!)
18 h 20, Marseille, la deuxième plus grande ville de France, qui compte tout
de même un très gros million d'habitants... On a 20 minutes de retard. Au
beau milieu de la Canebière, la salle doit être comble!.. Tant pis, on ira
voir Björk au cinoche!
Comble, la salle? Un comble oui : au milieu des chaises vides, sept
octagénaires, membres à vie du
C.L.C.V., étaient groupées au troisième rang, prêtes à l'envol.
Plus trois égarés dans la trentaine, ayant lu l'affichette placardée dans le
hall même de la Maison des Associations. Au cinquième à gauche.
Sans compter l'observateur en noir, quant à lui au huitième à droite.
A ce point! ...Oui. A ce point!
L'association Terre sacrée a donc officiellement et poliment boycotté cette
dramatique supercherie, après avoir distribué dans la salle quelques tracts
en couleurs.
L'épisode nous prouve tout simplement que, si les associations choisies par
le Gouvernement ne rassemblent, sur un sujet aussi brûlant, qu'un petit cent
millième de la population, c'est que, soit elles n'ont pas mis le paquet du
tout (il parait que les subventions reçues permettaient à peine de payer les
timbres pour prévenir la presse), soit, suite aux tests d'Arles (Guy Ruiz)
et de Saint Brieuc (Thierry Raffin), le boycott est réellement général de la part des
"citoyens", enfin ceux qui ont été prévenus par l'opération du saint
Esprit.
En tout cas, c'est pas demain 68!
Mais au fait, Lionel Jospin, il va pouvoir en déduire quoi pour le sommet de
l'aliMENTation?
Que la prochaine fois, il vaudra peut-être mieux confier les débats à des
associations plus compétentes, du style celle de José Bové ou Greenpeace!
Ou tout simplement à Michel Field...
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Il ne faut surtout pas s'étonner du peu
de monde mobilisé par des
associations comme l'UFCS ou la CLCV. Ces associations "de
consommateurs" comptent un très faible nombre d'adhérents. Chez nombre
d'entre elles, il s'agit surtout de vieilles dames qui s'ennuient, du
genre de celles décrites dans ton compte-rendu marseillais. Les
militant(e)s y sont très rares. La trésorerie est alimentée
presqu'uniquement par des subventions transitant par les services des
finances, en l'espèce ceux des DRCCRF (directions régionales de la
concurrence, consommation, et répression des fraudes). Cette
dépendance explique bien des choses en matière d'alignement sur les
directives des pouvoirs publics.
Les rares associations de ce secteur disposant d'un pouvoir militant
sont surtout celles issues du monde syndical, telles l'AFOC,
l'INDECOSA-CGT, ou l'ASSECO-CFDT. Mais leur marge de manoeuvre est
parfois un peu limitée par les organisations syndicales d'où elles
sont issues, entre autres en raison des conflits d'intérêts évidents,
à court terme, entre les buts poursuivis par un syndicat d'entreprise
et l'association de consommateurs s'attaquant à la même entreprise.
Les responsables politiques connaissent bien la faiblesse de ce
secteur associatif. Autrement dit, si un débat "citoyen" est confié à
de tels groupes, surtout par le ministre chargé de la consommation,
cela indique une claire volonté d'enterrement de première classe.
René rdp10@club-internet.fr
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-------- Original Message --------
From: christophe.beurois@wanadoo.fr
To: LE QUELLEC Yves <quel@marais-poitevin.org>
dimanche 22 octobre 2000 09:13
GRAVE : O.G.M, DANGER !
De la participation au débat public considérée comme un crime
L'enchaînement des événements qui se déroulent dans le Maine-et-Loire
depuis quelques semaines a de quoi susciter de l'inquiétude chez tous ceux
pour qui la démocratie et la liberté d'expression représentent des valeurs
fondamentales de notre société.
Les faits sont simples et se résument ainsi :
Tout commence au mois de juillet 2000, avec la découverte d'une culture
d'essai de maïs O.G.M, implantée en « plein champ » sur la commune de
Longué (Maine-et-Loire).
Devant les réactions de la population, le député-maire et ancien
ministre
Edmond Alphandéry organise le 26 août, un débat public sur cette
expérimentation. Les représentants des syndicats agricoles, notamment la
Confédération Paysanne 49 et le GABB Anjou, mais aussi Attac, les
collectifs anti-OGM et les Verts, sont présents dans la salle pour débattre
avec les techniciens de la société Biogemma, responsable de cet essai.
Comme d'habitude, la discussion ne peut pas véritablement s'engager sur les
questions de fond : en quoi de telles recherches, qui visent à introduire
dans le milieu naturel un gène de stérilité mâle dominant, présentent-elles
un intérêt pour la société ? Quels en seront les impacts sur les
paysanneries, au niveau local et mondial ? Les organisateurs n'entendent
pas que l'on parle d'autre chose que du strict volet réglementaire de la
mise en culture, tout ayant été bien évidemment fait, selon eux, dans les règles.
A la fin de ce « débat », le principe est arrêté de l'organisation,
à la
date du 16 septembre, d'un pique-nique citoyen à proximité de la parcelle
d'O.G.M, afin d'interpeller l'opinion sur le développement de ces « essais
» cachés au fond des campagnes, et pour que la discussion puisse s'élargir.
La machine judiciaire se met en route
Jusque là, tout est bon enfant ! Mais la culture d'essai est détruite dans
des conditions bien mystérieuses le samedi 9 septembre, par un groupe non
identifié, et sans qu'aucune revendication de l'action ne soit exprimée.
Dès lors, la machine judiciaire se met en marche... en ciblant délibérément
les participants du débat public de Longué ! Photographiées par les
policiers des Renseignements généraux, et les numéros d'immatriculation de
leurs véhicules ayant été relevés, les personnes présentes (plus de 200) à
cette réunion se retrouvent désormais convoquées par la gendarmerie pour y
être interrogées à titre de témoin.
Et voilà que l'on glisse bien vite de la position de témoin à celle
de
suspect, puisque la gendarmerie, dans sa volonté d'identifier des
coupables, a entrepris de procéder à des prélèvements d'A.D.N sur les
femmes interrogées.
Fichage génétique
Le fichage génétique est en marche ; jusqu'à présent réservé aux crimes les
plus graves, crimes de sang et crimes sexuels, il semble être appelé à
devenir un outil banal d'investigation. A ce stade de l'enquête, trois
femmes au moins ont dû se soumettre à un prélèvement salivaire, dont une au
moins sous menace voilée, puisque le gendarme lui a expliqué, devant son
refus initial, qu'on la contraindrait par voie de justice.
Que l'une ou l'autre d'entre elles n'ait pas participé à la réunion de
Longué ne change rien à l'affaire ; il suffit d'être la compagne de
quelqu'un qui était présent, ou d'un militant syndical ou associatif, pour
se voir convoqué par la gendarmerie.
Les biotechnologies contre
la démocratie
Il y a vraiment de quoi s'interroger sur la sincérité qui préside à
l'organisation de la série de « débats publics et citoyens » sur le thème
des O.G.M, lancés par Mme Lebranchu - depuis nommée ministre de la Justice
-, si le simple fait de se rendre à une telle réunion suffit à faire de
vous un suspect, avec test ADN à la clé pour vous et votre famille.
Il y a vraiment du souci à se faire quant à l'avenir de la liberté
d'opinion et syndicale.
Il y a vraiment de quoi s'inquiéter pour les droits fondamentaux des
citoyens, quand une brigade de recherche s'autorise un zèle si
manifestement excessif, dans une enquête dont l'autorité judiciaire semble
avoir perdu le contrôle.
Il y a, en tout cas, matière à penser que le développement
des O.G.M et autres biotechnologies n'est guère compatible avec le respect des droits de
l'homme et de la démocratie.
Yves LE QUELLEC
COORDINATION POUR LA DEFENSE DU MARAIS POITEVIN
<quel@marais-poitevin.org> - <http://marais-poitevin.org>
"Le Marais, moi j'y croââ !" Merci à Guy
Ruiz
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OUEST-FRANCE 26/10/2000
Sur la trace ADN des coupeurs de maïs
Les gros moyens après la destruction d'une parcelle d'OGM
Des tests ADN ont été réalisés sur quatre femmes après la destruction d'une
parcelle de maïs transgénique, dans le Maine-et-Loire. Dans les milieux écologistes, on
s'indigne en jugeant le procédé disproportionné.
ANGERS. « C'est une nouvelle méthode de travail. Ces tests ont été réalisés en
suivant les directives du procureur de la République de Saumur », se bornent à dire les
gendarmes. Cette « nouvelle méthode de travail », ce sont les tests ADN. On les imagine
réservés à des enquêtes criminelles. Pourtant, ils viennent d'être mis en oeuvre
après la destruction d'une parcelle de maïs transgénique le 9 septembre, à Longué,
dans le Maine-et-Loire.
Au cours de leurs investigations sur place, les gendarmes avaient découvert des traces
de sang. Ils ont pensé qu'une personne, participant à cette opération, s'était coupée
la main à cause d'une feuille tranchante.
L'enquête a suivi son cours. Elle a conduit les gendarmes chez cinq militantes
anti-OGM, dont certaines sont membres de la Confédération paysanne. Concrètement, elles
ont été invitées à cracher sur un buvard. Une personne a refusé ces tests. C'est son
droit.
« Un procédé d'enquête parmi d'autres »
N'a-t-on pas employé un marteau pour écraser une mouche ? « C'est un procédé
d'enquête parmi d'autres. Nous nous trouvons dans un cadre légal. C'est un procédé qui
va se développer », justifie Jean-Frédéric Lamouroux, le procureur de la République
de Saumur.
Reste que ces tests ont provoqué une vive émotion. D'abord dans les rangs du
Groupement des agriculteurs biologiques (GABB) du Maine-et-Loire et de la Confédération
paysanne. Les deux organisations, qui affirment ne pas du tout être concernées par la
destruction de la parcelle de Longué, tiennent à dire que « ces analyses d'ADN sont
normalement réservées à des enquêtes exceptionnelles de crime ». Elles dénoncent
aussi une surveillance étroite dont leurs militants auraient fait l'objet. Ainsi, lors
d'un débat public organisé à Longué sur cette parcelle, les numéros d'immatriculation
de leurs voitures auraient été systématiquement relevés.
Pour les Verts du Maine-et-Loire, ces tests « habituellement réservés aux suspects
de crimes de sangou aux délits sexuels, ici appliqués à de simples témoins, sont
étrangement démesurés ».
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Cyberaction pour l'affaire de Longué
Sun, 05 Nov 2000 08:03:07 +0000
De: thierry <thraffin@altern.org>
Répondre-A:ogm@egroups.com
A: Collectif Internet Ogm Danger,
"ecologie-info@ras.eu.org" <ecologie-info@ras.eu.org>,
Liste Agriculture_bio <Agriculture_bio@onelist.com>,
valentin.beauval@wanadoo.fr,
Jean-Ducos@wanadoo.fr, ATTAC 49 <angers@attac.org>
Cyber-courrier en fin de texte à Marylise Lebranchu Ministre de la Justice
Pétition aussi à signer
Suite à l'affaire de Longué et des tests ADN pratiqués pour retrouver
les auteurs du fauchage de l'essai de culture transgénique, je vous
propose cette cyberaction, visant à manifester notre indignation face
à l'extension d'un tel procédé qui augure du fichage génétique des
populations.
Vous trouverez ci-dessous la manifestation d'indignation de La
Confédération Paysanne, un rappel des faits et la lettre que je
propose de copier coller dans un message adressé à :
la Ministre de la Justice Marylise Le branchu qui verra ainsi les OGM
la poursuivre à la préfecture du Maine et Loire
aux grands quotidiens (Libération, l'Humanité, Le Monde)
*********************
Le rappel des faits antérieurs :
Le maïs de Longué.
____________________________________________________________
Concernant les OGM de Longué, voici le communiqué de presse signé
GABB, CP, et ATTAC, suite aux "débordements" de l'enquête de
gendarmerie en cours. Vous trouverez également un rappel de
l'historique de cette "affaire" de l'essai maïs OGM Biogemma.
Le 20 octobre 2000
COMMUNIQUE DE PRESSE DU GABBANJOU, DE LA CONFEDERATION PAYSANNE 49 ET D'ATTAC 49.
LES OGM, LE PREFET,LES GENDARMES, LES SYNDICATS,LES CITOYENS ET LA
DEMOCRATIE
L'état de droit et la loi : sommes nous toujours en
démocratie?
Le GABB Anjou et la Confédération paysanne 49 ont rencontrés Monsieur
le Préfet lundi soir 16 octobre 2000 à propos des parcelles de
culture OGM du département. Monsieur le Préfet nous a dit être outré
que dansnotre démocratie, ait pu avoir lieu la destruction sauvage de
la parcelle de maïs OGM de Longué.
On peut avant cela regretter que la démocratie soit bafouée parce que
le formalisme l'emporte sur l'esprit de la loi . Ce qui nous donne
les scandales connus de tous les français: financements occultes des
partis politiques, délits d'initiés, problèmes graves de santé
publique avec le scandale du sang contaminé et l'attitude
d'irresponsabilité des élus concernés et de l'administration
(coupable mais pas responsables.) avec la non information volontaire
de 1986 à 1996 sur les risques liés a l'ESB (vache folle) etc.
Dans un pays où liberté est le premier mot de notre devise, que fait
on de la liberté de circulation, la liberté d'opinions, bafouées par
l'appareil d' Etat Participez à une réunion publique pourtant
organisée par un ancien Ministre, sur un sujet sensible comme les OGM
(mais qui ne relève tout de même pas du secret défense) et vous êtes
photographiés par les Renseignements Généraux et les gendarmes comme
des malfrats, votre numéro d'immatriculation de voiture est relevé,
votre ligne de téléphone est mise sur écoute (notamment les
responsables des syndicats mais pas seulement eux.) vous êtes
soupçonnés en premier chef en cas d'enquête de gendarmerie à
l'exclusion de toute autres pistes, on procède sur des personnes à
des analyses d' ADN (y compris sur des conjoints de responsables
syndicaux qui n'ont même pas participé aux réunions.). Rappelons que
ces analyses d' ADN sont normalement réservées à des enquêtes
exceptionnelles de crime. Les maïs de Longué contenaient ils des gènes humains?
Vous avez dit liberté ? Vous avez dit démocratie ?
Ces pratiques rappellent ce qui se passe dans les Etats policiers.
Qu'avons nous faits pour être surveillés de la sorte? Nous avons
utilisél'un des droits fondamentaux inscrits dans la déclaration des
droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789.
Cette déclaration est inscrite dans le préambule de notre
constitution. Est elle toujours valable où sert elle seulement de
caution morale et politique à nos élus et à notre Administration?
Nous en appelons donc au Ministre de la justice Madame Lebranchu qui
a demandé aux citoyens de s'exprimer sur les OGM lorqu'elle était
encore secrétaire d'Etat à la consommation afin que la liberté
syndicale soit respectée dans le Maine et Loire, que les syndicalistes et leurs
familles ne soient plus inquiétés et ne subissent plus de pression de
même que tous les citoyens qui ont participés à des réunions
publiques ceci en raisons de leurs opinions. ( art 10 de la
déclaration des droits de l'homme)
Nos deux syndicats réaffirment qu'ils ne sont pour rien dans la
destruction de la parcelle de maïs OGM de Longué.
Ils posent cette question à l'Etat français : si la transparence qui
est l'esprit de la loi du 13 juillet 1992 avait primé sur le
formalisme (la procédure d'autorisation actuelle très critiquable de
cultures OGM en plein champ) ne pensez vous pas que les citoyens se
sentiraient un peu plus écoutés et respectés par l'Etat dans
"l'exercice des droits naturels de chaque homme" art 4 de la
déclaration des droite de l'homme et du citoyen.
L'essai OGM Maïs de Biogemma à Longué, un feuilleton instructif
A la recherche ce printemps d'une parcelle de colza transgénique,
nous avons appris par la DDA qu'une expérimentation de maïs OGM avait
lieudans la vaste commune de Longué-Jumelle (plus de 8000 ha et 250
agriculteurs). Nous avons alors alerté les médias qui ont creusé un
peu le sujet. Selon les informations relatées dans la Nouvelle
République, M. Alphandéry, maire de Longué n'aurait été informé qu'en
mai de la présence de cet essai déjà semé par Limagrain.
Souhaitant en savoir plus, nous avons été consulter la fiche
concernant cet essai et disponible au public en mairie de Longué
depuis la fin mai. Plusieurs d'entre nous ont lu ce document assez
brouillon et ont perçu que, derrière l'objectif principal affiché ("
tester la toxicité et l'allergénicité de grains issus de cet OGM "),
le but essentiel était surtout de mettre au point une nouvelle
méthode de production de maïs hybride utilisant un gène de stérilité
mâle et évitant ainsi la castration manuelle des lignées femelles (et
cela dans la deuxième zone de France de production d'hybrides de maïs).
Signalons que la fiche ne mentionne ni le lieu de la parcelle, ni le
nom du paysan concerné (les essais OGM en plein champ sont ainsi
protégés par le secret industriel.).
Pour en savoir plus (par exemple, connaître le but précis de cet
essai, le " gène marqueur " utilisé, le type de stérilité, les
risques de dissémination, etc.), le GABB et la CP ont écrit le 15
juillet au Maire de Longué et à la société ayant mis en place l'essai
(Biogemma).
Une réponse assez imprécise de ce laboratoire nous est parvenue le 31
juillet ainsi qu'une lettre du Préfet rappelant la loi et
l'importancede protéger le secret industriel et commercial.
Nous avons alors réalisé un quadrillage de cette vaste commune et
nous avons trouvé une parcelle anodine d'un hectare isolé de maïs où
setrouvait, bien dissimulées, deux micro parcelles de 450 m2 de maïs
répondant au descriptif de la fiche. Nous avons alors écrit le 10
août un second courrier à la mairie de Longué, à Biogemma (à la
presse, etc.) en mentionnant qu'il fallait nous répondre plus sérieusement et
que nous souhaitions un vrai débat sur cette expérimentation.
Le 18 août, une réponse plus précise de Biogemma est parvenue au
Courrier de l'Ouest. Le laboratoire reconnaissait " évaluer un
système de stérilité mâle efficace et fiable en production de
semences hybrides de maïs " et ce " afin de compenser le différentiel de coût
de main d'ouvre qui avantage les pays concurrents, en particulier les
pays de l'Est ". Biogemma donnait également son accord pour la venue
de 2 de ses chercheurs le 26 août en mairie de Longué pour présenter
son expérimentation et répondre aux questions du public.
Une centaine de personnes de divers horizons (dont un président FDSEA
muet) sont venues à ce débat qui a été assez riche malgré des
incompréhensions manifestes entre un généticien courtois mais trop "
scientiste " et des personnes sceptiques voire hostiles à son
expérimentation et mettant en avant de solides arguments éthiques,
économiques ou techniques. En questionnant avec insistance les
chercheurs de Biogemma, nous avons appris que le gène de résistance
au glufosinate est le gène marqueur, que le gène de stérilité
introduit dans la lignée femelle est un gène dominant (ce dernier point est
assez inquiétant pour l'environnement.) et que le quart des grains
produits par ce type d'hybride OGM porteront ce gène de stérilité qui
serait ainsi consommé par les animaux et les humains si ces
recherches ont un jour un aboutissement commercial.
A la réflexion, l'enjeu de cette expérimentation est très important
car la méthode testée à Longué par Biogemma serait probablement
applicable à la fabrication d'hybrides d'autres plantes ayant
principalement une fécondation croisée (tournesol, betterave, colza,
féverole, sorgho, chanvre, diverses potagères, etc.). Cette méthode
pourrait se substituer à la stérilité cytoplasmique, technique assez
complexe à mettre en ouvre mais présentant le gros avantage de ne pas
manipuler au hasard le génome des plantes concernées et de donner des
grains de consommation ne comportant plus de trace de stérilité.
Suite à ce débat, nous avons organisé une visite pacifique dans la
parcelle en compagnie des médias (dont FR3). La dite parcelle était "
protégée " par une vingtaine de policiers (confirmant ainsi que nos
intuitions étaient justes) mais les agriculteurs voisins interviewés
par la presse n'en connaissaient pas l'existence. Sacrée transparence!
Les semenciers ont pourtant l'habitude de signaler leurs essais par
de beaux panneaux publicitaires le long des routes. La recherche en
matière d'OGM semble s'apparente au secret défense.
Suite à cette action pacifique mais assez bien relatée dans les
médias, 6 épis transgéniques ont été prélevés et remis au préfet
rendant visite à l'un de nos adhérents le 6/09.
Dans une lettre GABB-CP du 01/09 transmise au Préfet, aux Ministères
de l'environnement et de l'Agriculture (avec copie à la mairie de
Longué, à Biogemma et aux médias), nous dénonçons le fait que la
fiche d'information de cet essai soit très insuffisante et en
contradiction avec des articles de la loi du 13/7/1992. Nous refusons également la
réalisation en plein champ d'une telle expérimentation alors que de
très nombreux doutes subsistent sur le plan scientifique (et, parmi
les scientifiques se questionnant à ce sujet, nous citons Gérard
Pascal, membre de la CGB qui avoue que l'on n'a pas encore mis de
méthode au point pour tester l'allergénicité et la toxicité de tels
OGM.). En conclusion de ce courrier, nous demandions la destruction
de cette expérimentation.
La réponse du préfet et du président de la CGB fût négative car cet
essai leur paraît en accord avec la loi actuelle et présente à leurs
yeux toutes les garanties pour éviter les disséminations (les racines
et tiges des plantes de maïs transgénique seraient même incinérées).
Faisant le bilan à ce stade, nous estimons que cette action menée de
concert avec le GABB aura, plus efficacement qu'une destruction
brutale, permis de mieux comprendre les enjeux de cet essai, le peu
de transparence avec laquelle sont actuellement conduites certaines
expérimentations OGM en France, la nécessité d'un plus grand dialogue
entre paysans et consommateurs et un laxisme des pouvoirs publics
face aux firmes (la fiche d'information au public très insuffisante
de cet essai avait été avalisée sans problème en avril 2000 par les
Ministères de l'agriculture et de l'Environnement.).
Le samedi 9 septembre 2000, une quinzaine de personnes ont pénétré dans l
parcelle pourtant gardée par une société spécialisée recrutée par
Biogemma et, selon la DDA et la SRPV, détruit les plants
transgéniques (en fait, selon la photo parue dans le Courrier de
l'Ouest, beaucoup de plants de maïs ont seulement été couchés, ce qui
n'empêcherait pas leur venue à maturité et leur récolte ultérieure). Le groupe ayant
réalisé cette destruction ne l'a pas d'ailleurs revendiqué et n'a pas
de liens avec le GABB et la Confédération Paysanne du Maine et Loire
(cette destruction non revendiquée gène d'ailleurs notre démarche qui
vise essentiellement à établir la transparence et à modifier la
réglementation).
Nous avons néanmoins maintenu le pique nique prévu le 16/09 près de
la parcelle. Nous avons alors constaté que la parcelle avait été
broyée mais que, sur les tiges restantes de maïs et couchées au sol,
les épis avaient été coupées de façon nette. Certains épis ont-ils été
récoltés par Biogemma ? (on était proche du stade d'une récolte en épis).
Lors de ce pique nique, nous avons insisté sur les points suivants :
Rappel de notre opposition à la réalisation en plein champ d'essais
OGM présentant des risques reconnus (cf. gènes de stérilité, de
résistance aux herbicides ou aux insectes) tant que les essais en
milieu contrôlé n'ont pas été réalisés pendant une période longue.
Ainsi, si l'objet principal de l'essai de Longué est vraiment de
tester l'allergénicité et la toxicité des grains du maïs OGM, il n'
était pas nécessaire de faire un essai en milieu réel. Un essai sous
serre chez Biogemma suffisait.
Quoique sa fiche d'information au public soit très insuffisante et
son objectif officiel trop fluctuant, cet essai OGM de Biogemma
semble avoir respecté la législation en vigueur puisqu'il a été
approuvé par la CGB, les Ministères de l'Agriculture et de l'Environnement et fait
l'objet d'un suivi de la part du Préfet du Maine et Loire et de la
SRPV. Cette législation pourrait être prochainement révisé (cf.
courrier du Préfet en date du 6/09) et nous espérons que le conseil
d' Etat entendra les propositions que nous faisons ci-après.
Pour la CP 49, les procédures de mise en place d'essais OGM
rappellent celles adoptées pour l'enfouissement de déchets nucléaires
dans le Segréen (et dans d'autres régions de France). Les décisions
sont prises à Paris et il n'y a pas de débat préalable au niveau local.
Ainsi, le conseil municipal de Longué n'a pas été consulté et les
agriculteurs voisins de la parcelle transgénique n'ont pas su que
cette parcelle comportait des gènes dominants de stérilité. Si nous
n' avions pas réalisé un travail d'investigation, cet essai aurait
été conduit sans que les habitants et paysans de Longué et du Maine
et Loire aient été informés.
Pour remédier à cette carence en matière de démocratie locale, nous
souhaitons que des essais OGM présentant d'éventuels risques en
matière d'environnement, ayant des répercussions en matière d'emploi,
etc. ne puissent être implantés dans une commune sans une
présentation aux élus des tenants et aboutissants d'un tel essai
suivi par un vote en conseil municipal.
Pour tous les essais OGM réalisées en milieu réel, les firmes privées
ne devraient pas pouvoir en réaliser seules le suivi. L'implication
d'une recherche publique " neutre " (issue de l'INRA, du CNRS, des
universités, etc.) et non liée économiquement à la firme nous paraît
obligatoire.
Confédération Paysanne du Maine et Loire - 16/10/2000
Pour plus d'informations contacter attac49@attac.org
Courrier à envoyer
*************
Je vous propose d'envoyer le texte suivant à la presse qui a relayé
l'affaire pour exprimer notre indignation de citoyen face à
cette amorce de fichage génétique ainsi qu'au Procureur de la
République de Saumur qui a déclenché l'affaire et au Ministre de la
justice.
copier coller le courrier ci-dessous pour l'envoyer à :
marylise.lebranchu@justice.gouv.fr
communication.pref49@maine-et-loire.pref.gouv.fr
dupuy@liberation.fr
humanite@humanite.presse.fr
Hervé Kempf<mediateur@lemonde.fr>
*********
La presse se fait l'écho d'une étrange affaire relative à la
décision du Procureur de la République de Saumur Jean Frédéric
Lamouroux d'engager des prélèvements d'ADN sur des militantes
anti-OGM ainsi suspectées d'être coupables de la destruction d'un
champ de culture transgénique à Longué. Comme l'exprime la presse, on
peut bien sûr avoir le sentiment qu'il s'agit là d'un moyen
disproportionné au regard de la destruction d'un champ de maïs
transgénique.
Mais on peut aller plus loin me semble t-il dans l'analyse de cette
affaire qui ne peut que provoquer que l'indignation et l'inquiétude.
Peut-on croire que le fait de couper du maïs OGM puisse être assimilé
à un crime de sang pour lequel de tels prélèvements d'ADN ont
commencé à être pratiqué ? Il faut au passage rappeler que ces
destructions de cultures transgéniques sont pensées par les militants
opposés aux OGM comme des actes de pure résistance et de légitime
défense à un moment où les contaminations génétiques à répétition
(maïs, soja, colza) en France et en Europe cet été, sont venues
donner raison aux défenseurs du principe de précaution qui avaient
alerté depuis plusieurs mois sur cette possibilité.
En prétextant que le prélèvement ADN va devenir "un procédé qui va se
généraliser", le Procureur de la République révèle bien ce mouvement
rampant de biotechnologisation de la société. Il est sûr que si
l'état encourage de telles pratiques, elles vont se "généraliser",
mais autant dire qu'on veut les imposer, plutôt que de les habiller
dans un "progrès" inévitable et donc souhaitable.
En banalisant ainsi un tel procédé, le jour n'est plus loin où il
apparaîtra normal de ficher tout nourrisson en pratiquant à sa
naissance un prélèvement d'ADN (et même avant sa naissance pour
décider ou non si on peut le laisser vivre compte tenu de son
patrimoine génétique). On pourra ainsi inscrire les premières lignes
de suspicion sur son carnet de santé et sur son casier judiciaire, à
valoir sur ses crimes et ses maladies potentiels.
Ce que nous dit de la sorte ce Procureur de la République c'est que
nous entrons dans "Le Meilleur des Mondes" : ne doit-on pas
légitimement s'en inquiéter ? En tout cas c'est bien ce souci des
libertés publiques auquel porte atteinte une généralisation du
fichage génétique qui anime aussi le combats des militants que l'on
réduit un peu vite souvent à un simple combat obscurantiste
"anti-OGM", "anti-science", "anti-modernisme",
"anti-malbouffe". Non
nous sommes pour le développement d'une société des droits de l'homme
et du citoyen qui vacille sous les coups de la société
biotechnologique.
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Quelques
réactions au fichage ADN
----- Original Message -----
9 novembre 2000
From: Simon Levesque <slevesque81@hotmail.com>
> "Je trouve ça mignon, votre facon de réagir et de prétexter un fichage
> génétique de la population pour refuser un test ADN que seuls VOUS
> avez provoqué.
> Si ce n'était pas des militants anti-OGM qui avait detruit le champ,
> il y a de grandes chances qu'aucun test ADN n'eut été effectuer."
Frédéric PRAT : "Euh... c'est ironique ? Alors continuons : pourquoi ne pas faire
le
test ADN sur le directeur de la Biogemma (qui avait intérêt à discréditer
les citoyens inquiêts)? Ou sur tous les scientifiques qui ont bossé sur
cet essai? Ou sur les tous habitants de Longué... Mais qu'est-ce que c'est
que ces manières !"
Pourquoi ne pas effectuer aussi des tests
génétiques sur les sympathisants de Terre sacrée?
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OGM: l'enquête se noie
faute de crachat
La recherche d'ADN,
suite au saccage de Longué, est abandonnée
Par CATHERINE COROLLER
Libération du mercredi 24 janvier 2001
Jean-Frédéric Lamouroux a dû renoncer. Le procureur de la République de Saumur -
qui s'était imaginé confondre les auteurs du saccage d'un champ de maïs transgénique
à Longué-Jumelles (Maine-et-Loire), le 9 septembre dernier, en les faisant cracher sur
un buvard - a été contraint de remballer sa spectaculaire méthode d'investigation. «L'enquête
se poursuit, mais j'ai arrêté de collectionner les crachats parce que les gens s'y
refusent», déclarait-il lundi.
Sang frais. Des inconnus détruisent donc, le 9 septembre, une parcelle sur
laquelle la société Biogemma teste du maïs transgénique. Biogemma dépose plainte. Les
gendarmes passe le terrain au crible et découvrent une «trace de sang frais sur une
feuille de maïs», rappelle Jean-Frédéric Lamouroux. «Saisie», la feuille
est expertisée. Et «les analyses révèlent un typage ADN féminin».
Le procureur lance alors ses filets. Et convoque notamment les participants à une
réunion publique d'information sur la fameuse parcelle, organisée le 26 août en mairie
de Longué, à la demande de la Confédération paysanne. Les hommes sont interrogés et
les femmes priées de cracher. Objectif: comparer leur ADN et celui trouvé dans le champ.
Les premières d'entre elles, éberluées par la demande, s'exécutent. «D'abord, j'ai
ri, puis je me suis dit: "Qu'est-ce que je fais?" Le gendarme m'a dit que je
pouvais refuser, mais je me suis dit: "Qu'est-ce que je risque?", raconte
Marie-France (Libération du 2 novembre). J'ai pas l'habitude. Je me suis dit
que ça se faisait peut-être comme ça.» Marie-France demande alors au gendarme de
sortir et crache. Prise de court, l'épouse du porte-parole départemental de la
Confédération paysanne fera de même.
Rumeur. Les jours suivants, d'autres femmes sont convoquées. Combien au total?
Six ou sept, affirme le procureur. Beaucoup plus, répond Claire Billaut, la présidente
du Groupement des agriculteurs biologiques d'Anjou, qui refusera de cracher, comme la loi
le lui autorise. Puis, la rumeur se met en route. La révolte gagne la campagne. Et les
refus d'expectorer se multiplient.
Combativité. Ce qui fâche les femmes, c'est d'abord la méthode.
Spectaculaire, dispendieuse et réservée à leurs yeux aux crimes. Marie-France,
ex-parisienne mariée à un graphiste, a ri de sa mésaventure et Claire, en bonne
militante, y a puisé un regain de combativité.
Mais, les femmes d'agriculteurs, qui tiennent avant tout à leur réputation, l'ont
très mal vécue. Qu'elles aient accepté ou non de cracher, toutes refusent obstinément
d'en parler.
Certaines n'ayant pas participé à la réunion, et se trouvant sur leur lieu de
travail à l'heure du saccage, ne comprennent pas non plus pourquoi elles ont été
convoquées. Toutes reprochent également à Jean-Frédéric Lamouroux de concentrer son
enquête sur les militants et sympathisants de la Confédération paysanne. Si ce syndicat
est certes coutumier des saccages de parcelles semées de plantes transgéniques, en
général, il le revendique haut et fort. Et jure n'être pour rien dans celui-là.
Jean-Frédéric Lamouroux s'est-il trompé de cible? Quatre mois après le saccage, les
gendarmes poursuivent l'enquête. Au mois de novembre, le procureur avait prévenu qu'elle
«sera longue et difficile». Lundi, il précisait qu'aucune information n'a été
ouverte. Ni juge d'instruction nommé.
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Nous avons reçu ce mail de y.ag@wanadoo.fr :
OGM Lebranchu Mouans Sartoux le 21 octobre 2000
Je suis arrivé en retard à la réunion de la ministre : tout le monde, une
trentaine de personnes, était religieusement en arc de cercle devant une
télévision qui débitait les doléances de grands savants et de quelques
agriculteurs, qui tous trouvaient que les OGM étaient l'avenir, voire même
la réalité et que si il n'y a pas d'argent, il n'y a pas de recherche, et
comme exemple pour frapper l'imagination de l'auditeur, si les chercheurs
américains trouvent une plante qui fait maigrir les obèses avant nous, nous
serions très déçus d'être en retard dans nos recherches.
Bref des pleurs plus ou moins honteux où on oscille entre les obèses
américains et les affamés des pays en voie de développement. (il n'y a qu'à
donner le trop des premiers aux seconds, et la vie est belle ;-))
le sketch des obèses à reveiller l'assistance, c'était tellement "gros".
Ensuite les questions: là normal: les dangers, le manque de recul, le panier
de la ménagère, les agriculteurs, la dissémination...
Et les réponses des chercheurs: très techniques, mais on sent bien qu'ils
aiment leur boulot, qu'ils veulent faire leurs recherches et jusqu'au bout
(ce qui est sympathique) et surtout que c'est tellement cher qu'il faut
s'allier à l'industrie et les grandes entreprises: donc que les chercheurs
ne sont plus vraiment indépendants. heureusement il y a des commissions de
contrôle ou de sécurité, qui sont drastiques.
Seulement qui participent à ces commissions? Des chercheurs... plus ou
moins liés aux grandes entreprises!
Par contre à ma question à l'expert de la direction de la concurrence, de
savoir si Coca Cola annonce que son produit est sans OGM, comment
pourra-t-il le vérifier, je n'ai pas eu de réponse, si ce n'est que cette
marque est bien surveillée depuis "l'accident" à la dioxine.
B. Auburtin à Antibes que nous remercions pour ce compte-rendu.
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21 octobre 2000 : En cette aube du IIIème millénaire,
nous sommes submergés d'informations concernant les nouvelles capacités exponentielles
de l'Humanité à manipuler le vivant. En raison de l'irréversabilité de la pollution
génétique, c'est maintenant qu'il nous faut choisir entre un monde prédigéré par un
cartel de multinationales ou piloté par l'accord des membres d'équipage du vaisseau
spatial Terre. C'est à cet instant précis de l'Histoire qu'il nous faut agir. Pas
demain! De ce caractère urgent, les
générations vivantes doivent prendre profondément conscience...
348 pages de surf fluide sur http://terresacree.org/go
Terre sacrée, BP
N°20, F-83149-BRAS. Informations d'alerte et de reflexion.
sos-planete@terresacree.org - Suite
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