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Ce n'est pas à proprement
parlé une synthèse que je propose mais plutôt un compte rendu.
Il apparaît comme il a déjà été énoncé plusieurs tendances dans les réponses
: il y a le clan des pessimistes pour lesquels l'humanité s'est condamnée et
estiment que la majorité est impuissante parce que trop conditionnée à des
habitudes consommatrices. Qu'il est trop tard de toutes façons et qu'il est
impossible d'inverser le processus et d'influencer les décideurs. Nous
sommes donc condamnés d'avance et le mieux c'est de profiter au maximum du
peu de temps qu'il nous reste avant que le ciel nous tombe sur la tête.
Pour aller dans le sens de cette tendance, je dirais en effet, qu'il nous
reste peu de temps avant d'atteindre un seuil d'irréversibilité du
réchauffement climatique de la planète, sans doute tout au plus 5 ans avant
que ne se déchaîne des forces conjuguées dues aux pollutions, à la
disparition des espèces, aux maladies, et à toutes les causes que nous avons
semées depuis plus de 300 ans avant la tempête.
Mais heureusement, il y a le clan des optimistes qui pensent que l'homme va
s'adapter sans périr. Que l'humanité va se ressaisir et devenir consciente
de ses fautes pour en réparer les dégâts. Pour cette tendance je dirais
qu'il nous reste une cinquantaine d'années pour parvenir à une décroissance
raisonnable. Le développement durable est hélas plus d'actualité car nous
avons entamé notre capital de 20% et donc, que nos enfants doivent désormais
se contenter des 80% restant. Dans la mesure où les sociétés développées
appliquent une vie plus simple c'est encore possible de s'en sortir. A
condition d'aller vers le bon sens et dans le bon sens. C'est-à-dire ne plus
polluer et dépolluer. Soit tout recycler comme la nature le fait depuis la
création. Les optimistes misent sur une prise de conscience rapide et la
répartition de l'onde dans toutes les strates sociales. Avec 50 ans devant
nous avant que nous devenions un peu plus barbares et l'effort de chacun
dans le même sens, les optimistes n'ont pas torts d'espérer.
Cependant, je voudrais attirer
l'attention de l'amorce d'un troisième clan qui n'apparaît pas dans les
synthèses, celui des pragmatiques. Les pragmatiques qui proposent des
réformes économiques et sociales mais surtout en plus petits nombres les
quelques individus qui mettent en avant des solutions concrètes et
applicables quotidiennement. Ceux là indiquent clairement comment ils
consomment, quels produits naturels ils achètent, quelles astuces ils
mettent en ouvre. Comme le choix des ampoules, des shampooings et autres
produits de base. Ils ne se contentent pas d'émettre un jugement général. Il
y a là matière à développement de rubriques et j'invite ces personnes à
approfondir leur réflexion, à se regrouper et à me contacter aussi. |
Il y a aussi quelques
personnes qui pensent que la vérité passe par la
réalisation de communautés pour vivre différemment et un peu en dehors du
système. Je pense pour ma part que ces « communautés peuvent représenter des
modèles de solidarité mais qu'elles ne peuvent se couper du monde qui les
entoure. C'est aussi une piste à suivre et qui reste malgré tout à
réinventer avec les facteurs ambiants et nouveaux. Il y là matière à créer
une rubrique.
Enfin, il existe un tout petit groupe, celui des anciens, qui se rappellent
de leurs expériences, des inventions et procédés qui à une époque
n'intéressaient personne ou bien jugés trop dérangeants pour l'ordre établi
ou les groupes de pression. De ce fait, ils ont été enterrés et remisés dans
des tiroirs.
Il nous appartient donc
d'accorder la plus grande attention à la mémoire des anciens pour réveiller
les consciences et sortir des tiroirs les secrets bien gardés pour éveiller
le grand public. J'invite les anciens à effectuer des recherches et bien sur
à se regrouper pour redonner une nouvelle vie à des procédés qui peuvent
changer la notre et le futur. Donc à établir une rubrique spécifique.
Toutes ces rubriques peuvent être le ferment de groupes d'étude centrés sur
l'action, car il n'est plus temps de seulement réfléchir. Il faut agir.
Il y aurait encore beaucoup à dire, notamment, sur le principe du besoin et
de la disparition du flux monétaire qui en serait la conséquence. En effet,
il est possible de vivre selon ce principe plutôt que l'échange. Quelques
ouvrages ont été cités dans ce sens. Peut être quelques personnes seront
intéressées, dont moi, pour se penser sur la question.
Pour en terminer avec mon compte rendu, je voudrais proposer une idée :
pourquoi ne pas constituer autour de nous des groupements citoyens d'une
dizaine de personnes qui s'érigeraient en modèles. Ces groupements par leurs
exemples et leurs idées pourraient inciter d'autres personnes à se regrouper
pour former au final des comités citoyens résistant contre la société du
tout consommation et oeuvrant à une saine émulation pour les enfants qui
nous suivent.
Ce mouvement pourrait être fédérateur et pourquoi pas fédéraliste à
plusieurs échelles. Il est important que l'échelle maximale soit la vision
de la sixième planète du système solaire.
Il suffit d'apporter sa pierre à l'édifice pour débuter les fondations. Nous
avons un outil formidable avec Internet et nous sommes si nombreux. Il
appartient à chacun et chacune de ne plus être les spectateurs et les
victimes mais les acteurs du changement de l'intérieur, de soi et autour de
soi.
Cordialement
Michel P. |