 Le MEI
appelle les maires à bannir les essais d'OGM
en plein champ
PARIS, 26 oct 1999 (Agence Française de Presse) - Le Mouvement écologiste indépendant (MEI) a
appelé mardi les maires à interdire dans leur commune les essais en plein champ de
plantes génétiquement modifiées, ont indiqué mardi deux responsables du MEI lors d'un
point de presse.
Le MEI, farouche opposant aux OGM (organismes génétiquement modifiés), a présenté un
modèle de délibération de conseil municipal qui, selon lui, permettrait au maire
"légalement, au nom de la lutte contre la pollution génétique engendrée par les
OGM", de s'opposer à leur culture sur le territoire communal, a expliqué Michel
Laval, responsable de la campagne anti-OGM du MEI.
Pour le MEI, les essais d'OGM en plein champ risquent notamment de transmettre à d'autres
espèces les modifications génétiques et sont en outre incompatibles avec l'agriculture
biologique.
Lorsqu'un institut de recherche public ou un groupe privé élabore en laboratoire une
plante génétiquement modifiée, il doit demander à la Commission de Génie
Biomoléculaire (CGB) l'autorisation de réaliser des tests en plein champ. Il passe alors
contrat avec un agriculteur. La CGB en informe simplement le maire. L'initiative du
mouvement écologiste intervient après des destructions de parcelles ces derniers mois
par des manifestants anti-OGM. Interrogée mardi, la CGB a estimé qu'une telle
délibération municipale serait "totalement illégale" car contraire à la
directive européenne qui prévoit la possibilité d'essais d'OGM en plein champ.
Le MEI a aussi procédé au recensement de 357 sites d'essais d'OGM en plein champ,
classés par département, et réclame la liste des communes concernées, que
jusqu'ici les Pouvoirs publics ne lui ont pas transmise.
De son côté, la CGB a recensé cette année 123 sites pour des essais de maïs
transgénique (le MEI en a recensé 121), 78 sites de colza transgénique (le MEI en a
compté 79) et 135 sites de betteraves transgéniques (129 selon le MEI). Par rapport à
1998 (environ 700 essais), le nombre d'essais d'OGM en plein champ a été divisé par deux, car les industriels
craignent les destructions de parcelles, ont jugé le MEI et la CGB.
Le MEI vient d'obtenir gain de cause auprès de la CADA (Commission d'accès aux documents
administratifs) pour obtenir le nom des communes concernées et compte en publier la
liste, a poursuivi M. Laval, qui se défend de vouloir provoquer des destructions de
parcelles. Mais
si des militants s'en prenaient à ces parcelles, "vous n'obtiendrez pas de moi une
condamnation", a-t-il lancé.
La CGB estime très risqué de divulguer nationalement le nom des communes
concernées et attend un avis du Conseil d'Etat. "Nous sommes très réservés sur
les conséquences de ce type d'information: en Grande-Bretagne, où ces informations sont
disponibles, cela a conduit à la destruction de 70% des parcelles", a expliqué un
porte-parole.
Source : Michel Laval,
responsable "Sciences et Techniques" du MEI, 22 Bis Quai du Barrage, 94340
Joinville-le-Pont. 01 48 83 77 70

Projet
de délibération des conseils municipaux (initiative MEI)
Conseil Municipal de
..
-
Considérant les risques que font courir à la santé
humaine les Organismes Génétiquement Modifiés (O.G.M.), et notamment la
possibilité (non négligeable selon
déminents spécialistes) que les gènes de résistance aux antibiotiques le plus
souvent utilisés dans la fabrication des plantes transgéniques soient accidentellement
transférés aux bactéries parasites de lêtre humain, rendant la médecine
désarmée face à de nombreuses pathologies ;
-
Considérant les risques que font courir aux équilibres
naturels les cultures en plein champ de plantes transgéniques, et notamment la
possibilité que les gènes artificiellement insérés dans ces organismes soient
irrémédiablement transférés, via le pollen, à des plantes sauvages apparentées (ce
qui a été établi dans le cas du colza), ou aux cultures voisines, non transgéniques,
de la même espèce végétale ;
-
Considérant le principe de précaution, reconnu par le
traité de Maastricht (art 130-R-2) et par la Loi dite " Barnier " du
2 Février 1995, qui spécifie que " labsence de certitudes, compte tenu
des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder
ladoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de
dommages graves et irréversibles à lenvironnement à un coût économiquement
acceptable " ;
-
Considérant lactualité, qui démontre de plus en
plus la pertinence de ce principe : affaires de lamiante, du sang contaminé
par le V.I.H., de la " vache folle " (E.S.B.)
;
-
Considérant les pouvoirs du Maire en matière de police
rurale (article L 131-1 du code des communes), et en matière de police municipale,
larticle L 131-2 du code des communes précisant (alinéa 6) quil est de la
compétence expresse du Maire de prévenir et de faire cesser " les pollutions
de toute nature " ;
Après en avoir délibéré, le Conseil
Municipal de
. décide :
Article unique : la culture, à des fins
commerciales ou expérimentales, de plantes génétiquement modifiées est interdite sur
la totalité du territoire de la commune...
Source : Michel Laval, responsable "Sciences et
Techniques" du MEI, 22 Bis Quai du Barrage, 94340 Joinville-le-Pont. 01 48 83 77 70
"Il n'y a rien
que les puissants craignent plus que des citoyens informés."
An 2000 : Des laboratoires
américains et suisses sont en train de fabriquer des lignées de cochons OGM avec des
gènes humains. L'industrie transgénique espère ainsi approvisionner les hôpitaux des
pays riches en organes à greffer. A quand la vie éternelle? Et
pour qui? SOS-Planete, le site web de Terre sacrée (association loi 1901), chemin Counillere,
F-83149-BRAS. Informations d'alerte et de reflexion. Restons en contact : http://terresacree.org - sos-planete@terresacree.org
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