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06 septembre 2005, Le Figaro ________________________ Alors que les anti-OGM et les médias se focalisent sur les essais de plantes transgéniques, plusieurs agriculteurs français sont passés aux "travaux pratiques" en plantant environ 1.000 hectares d’OGM commercialisables « dans le plus grand secret », révêle Le Figaro. « Les services de la protection des végétaux ont d’ores et déjà enregistré des déclarations de mises en culture de maïs OGM sur près de 500 hectares », explique le journaliste Yves Miserey, mais « les déclarations de cultures de maïs OGM autorisées en Europe n’ont pas un caractère obligatoire ». Le « millier d’hectare » annoncé en titre par le Figaro est donc une estimation. Yves Miserey précise que ces cultures concernent 12 départements, principalement dans le sud-ouest, où des agriculteurs achètent et revendent leurs semences en Espagne. « Cette pratique n’a rien d’illégal », explique le journaliste, mais « cette mise en place rampante est inquiétante », estime le sociologue Pierre-Benoît Joly, directeur de recherche à l’Inra, dans une interview au Figaro. Nicolas Barré, qui signe l’éditorial du Figaro, se réjouit pour sa part d’apprendre que le « frileux réflexe antiprogrès » des anti-OGM est battu en brêche et appelle la France à ne pas suivre l’exemple allemand, qui aurait pratiquement interdit toute culture transgénique au nom de la cohabitation avec les variétés traditionnelles ou bio. La réglementation espagnole servira de modèle, affirme d’ailleurs Le Figaro dans un dernier article qui détaille les dispositions d’un décret royal du 19 juillet dernier. Ce texte « marque la volonté du gouvernement Zapatero d’encadrer strictement les cultures OGM en Espagne, contrairement au gouvernement Aznar qui s’était montré beaucoup plus laxiste », résume Yves Miserey. (Revue de presse quotidienne de la Mission Agrobiosciences. 06 septembre 2005, Le Figaro) |