
(Pas d'ascenseur) Mise à jour du dimanche 13 avril 2008. Sommaire de la page : Réaction de Terre sacrée - OGM et développement : une illusion - Réactions d'Action Aid et ITDG (traductions exclusives) - Ce n'est pas d'hier que le PNUD tente de promouvoir les biotech |
Un rapport du Pnud
prend les écologistes à revers. Libération par Agence Française de Presse Le lundi 9 juillet 2001 Le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) exhorte les pays riches à oublier leurs craintes des organismes génétiquement modifiés (OGM) pour aider les pays en voie de développement à exploiter le potentiel des biotechnologies. «Les biotechnologies offrent le seul et le meilleur outil disponible pour les zones écologiques laissées de côté par la révolution verte, mais qui abritent plus de la moitié de la population la plus pauvre du monde», estime cette agence de l'ONU dans son rapport annuel qui sera rendu public mardi. De nouvelles semences, modifiées génétiquement pour résister à la sécheresse, aux maladies et aux insectes, pourraient contribuer à réduire la malnutrition, qui touche 800 millions de personnes dans le monde. Première priorité: créer de «nouvelles variétés de sorgho, de manioc et de |
maïs, ainsi
que d'autres aliments de base pour l'Afrique subsaharienne». Le texte rappelle que les avancées dans le domaine de la culture des plantes, des engrais et des pesticides ont déjà permis de doubler le rendement mondial des céréales au cours des quarante dernières années. Le Pnud reconnaît que les craintes concernant les risques pour la santé et l'environnement ont alimenté la méfiance à l'égard des biotechnologies, particulièrement en Europe. Mais «il n'y a pas eu une seule mort dont la cause ait pu être attribuée à des aliments génétiquement modifiés», souligne l'administrateur du Pnud, Mark Malloch Brown. Merci à Sébastien Denys pour cette info. Pour les courageux, il y a plein de textes à traduire (réactions de Greenpeace, Action Aide et ITDG, etc.)
|
Réaction à chaud de Terre sacrée 10 juillet 2001 : Alors que la plupart des nations votent des moratoires sur les OGM, l'Organisation des Nations Unies, elle, décidément de plus en plus représentative, voit dans les OGM une solution à la faim dans le monde. Mon oeil! L'ONU a tout simplement cédé aux charmes d'un visiteur médical de Pharmacia ou de Novartis? Qu'est-ce qu'on est cons, nous autres européens, d'avoir peur des OGM? Il suffirait de s'ouvrir à eux, de les accueillir avec plus d'hospitalité, et d'un coup de baguette magique -hop!- les déserts reverdiraient. Le riz-cactus y pousserait. Les champs de blé-séquoia auraient la tête dans les nuages. Il y aurait même, pourquoi pas, parsemés dans le paysage, des chameaux à cinq bosses et des vache-éléphants capables de brouter du sable. Chouette! Plus besoin désormais d'envoyer de lait concentré sucré aux pays pauvres. On pourra le donner à nos cochons. Toujours ça de gagner. C'est sans danger : le lait concentré sucré ne transmet pas la maladie de la vache folle. En gros, les pauvres fournissent le sable et nous on fabrique le mirage. C'est de la vraie charité moderne. Et pendant ce temps-là, d'autres savants, sous la bénédiction de l'ONU, bricoleront des assemblages biologiques, comme bon leur semble. Un surhomme déjà, exempt de toutes les maladies génétiques, doté d'un cerveau grosse cylindrée, de muscles de Popeye. Moi je veux un enfant-arbre et moi un chien-chat... Dîtes-voir c'est "le Meilleur des mondes" ou quoi? Non, c'est de la bouillabaisse! Les requins sont partout. Notre mission : les démasquer! OGM et Développement: une illusion 10 juillet 2001 : Le rapport du PNUD, rendu public
aujourd'hui, qui plaide en faveur du développement des OGM pour les pays pauvres est
perçu comme une illusion dangereuse par les Verts/ALE au Parlement européen. Ils ont
réagi vigoureusement à la suggestion selon laquelle les pays du Nord devraient vaincre
leurs inquiétudes à l'égard des OGM afin d'aider les pays en voix de développement à
exploiter le potentiel de l'agriculture biotechnologique.
|
| Un grand merci à Lo <lodebo@club-internet.fr> pour ces traductions exclusives 1. Action Aid Ci-dessous la lettre d'Action Aid au "Guardian" qui souligne nos positions vis à vis du rapport du PDNU (Programme de Développement des Nations Unies). Maya Vaughan Media Relations, ActionAid UK tel.+ 44 20 7561 7636 fax + 44 20 7561 7640 website: www.actionaid.org.uk Lettre au Guardian FAX: 020 7837 4530 FROM: Koy Thompson, ActionAid L'opposition aux OGM végétaux est souvent expliquée par une préoccupation sur les risques pour l'environnement et la santé. Votre article du 7 juillet et l'expérience d'ActionAid avec des juries de citoyens (Citizen Juries) au Brésil et en Inde montrent que ce n'est pas seulement le cas. Quand on donne ces arguments aux agriculteurs pauvres, qu'on leur permet d'interroger les experts et qu'on respecte leur capacité à évaluer les faits, ils semblent unanimes à refuser les OGM -même le riz à la vitamine A, si médiatisé. Et pourtant, cette semaine, le Programme de Développement des Nations Unies, dans son rapport 2001, continue à présenter le refus des OGM alimentaires comme un trait particulier aux pays riches. Ce rapport approuve l'activité du jury de citoyens d'Action Aid en Inde mais il n'en mentionne pas les conclusions qui rejettent clairement la technique de manipulation génétique des semences et la globalisation de l'agriculture. Le PDNU se piège lui-même: il reconnait la nécessité d'écouter les populations pauvres mais refuse de prendre en compte leur avis. Les nouvelles technologies ne seront bénéfiques aux communautés les plus vulnérables qu'avec la participation active des petits agriculteurs, pauvres et marginalisés. Koy Thompson Policy Director ActionAid --- 2. ITDG (Intermediate Technology Development Group) ITDG est une ONG internationale spécialisée dans l'aide à l'utilisation des techniques comme réponses concrètes à la pauvreté. ITDG travaille directement dans quatre régions du monde, l'Amérique Latine, l'Afrique de l'Est, l'Afrique du Sud et l'Asie du Sud-Est, avec un effort particulier sur le Pérou, le Kenya, le Soudan, le Zimbabwe, le Sri Lanka, le Bengladesh et le Nepal. Toutes les informations sont ou seront bientôt sur le site: -- http://www.itdg.org/home.html clicker sur le "News" clignotant dans le cadre de gauche ou suivre "Whats New". Mardi 10 Juillet 2001 Le Rapport du PDNU "Les nouvelles technologies pour le développement" La Silicon valley ou une meilleure binette: quelle technologie convient aux pauvres? Aujourd'hui le PDNU lance un puissant "manifeste", le rapport pour le développement intitulé "Les nouvelles technologies pour le développement". Son sujet tourne autour des nouvelles technologies et de politiques mondialistes qui pourraient transformer, par exemple, les biotechnologies et les technologies de l'information en armes efficace dans le combat contre la pauvreté dans le monde. Si ITDG accueille ce rapport comme une contribution importante au lancement d'un débat international sur le sujet, cette ONG anglaise basée sur la recherche de techniques appropriées contre la pauvreté estime que le PDNU n'a pas compris le vrai défi de cette lutte. Pourquoi? A une époque où des les avancées technologiques révolutionnent nos sociétés et nous mènent à la mondialisation -et cette globalisation créée des inégalités sociales plus importantes qu'elles ne l'ont jamais été dans toute l'histoire de l'humanité- ITDG affirme que la question essentielle n'est pas d'utiliser les nouvelles technologies pour le développement. Le défi est de donner aux pauvres la possibilité de s'approprier des technologies qui leur sont utiles. Andrew Scott développe "Cela signifie qu'il faut commencer par demander aux pauvres ce qu'ils attendent de nos technologies, ce qu'ils veulent en faire. Et surtout pas de partir des technologies pour les expérimenter sur la pauvreté. Nous devons donner le pouvoir aux hommes et aux femmes pauvres de faire leur propre choix. Veulent-ils surfer sur les autoroutes de l'information ou préfèrent-ils se construire de meilleures maisons? Souhaitent-ils avoir accès à l'électricité, aux transports ou à l'autonomie alimentaire? Nous avons besoin de savoir ce qui leur est le plus utile: une meilleure binette, une charrue, un moulin à grain ou des OGM? Ce sont nous avons besoin est une nouvelle manière de penser à propos des technologies qui peuvent servir les peuples pauvres". Avec 35 d'expérience de démonstration et de défense d'une utilisation soutenable de la technologie pour trouver des réponses concrètes à la pauvreté, ITDG affirme que la solution au problème du Tiers-Monde est de donner aux peuples pauvres la capacité de choisir et d'utiliser la technologie, de l'adpater, de la développer et de l'améliorer, et de la gérer à long terme. Sans ce préalable, aucune technologie ne peut améliorer leur vie quotidienne. Cela implique de soumettre toute nouvelle technologie à l'analyse des trois "A". Du point de vue des pauvres, une option technologique est-elle: - A la portée de personnes vivant avec moins d'1 $ par jour? - Accessible à des personnes vivant dans des communautés dispersées dans des pays en développement? - Appropriée, adaptable à leur besoins sociaux, économiques et culturels? Est-elle sans danger pour l'environnement? Peut-elle être mise en oeuvre, développée et gérée par les populations locales et leurs institutions? En se basant sur cette approche, voici la vision de l'ITDG sur les technologies mises en avant par le rapport: - Les nouvelles technologies de l'information ne sont pas indispensables: il n'y a pas un seul exemple d'utilisation par les populations pauvres de services basés sur l'Internet. Ces autoroutes de l'information sont plutôt susceptibles de marcher en combinaison avec les vieilles techniques de communication comme la radio, la transmission orale et le "téléphone de brousse". - Concentrer la politique agricole et la recherche sur les biotechnologies est une erreur dangereuse et potentiellement destructrice - les bénéfices pour les agriculteurs pauvres sont loin d'être prouvés, les risques sont très importants et cette technologie n'est pas appropriée à leur situation. Ce rapport ne prend pas en considération les technologies alternatives telles que l'agriculture soutenable: c'est un sérieux problème. - les technologies des énergies renouvelables sont vitales pour développer l'accès des populations pauvres aux utilités et services de l'énergie -mais il y a un énorme travail à faire sur les contraintes techniques, sociales et économiques avant que ces technologies énergétiques ne parviennent jusqu'aux petites communautés dispersées. Pour plus d'information: tel +44 (0)1788 661210 (direct) ou +44 (0)7780 997489 (mobile), email news@itdg.org.uk -------- Pour proposer une info, un dessin, une photo, un site, une
idée... : Fred Prat
le 23 juillet 2001 sur la liste OGM Dangers : PNUD : ça vient de loin ! Sommaire de la page - Le point sur les OGM - Moratoires mondiaux - Les OGM et le Tiers Monde |