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Vos réactions à ce sujet


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Sciences et Avenir-Le Nouvel Obs, le 23 02
2005
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Plus
de trois années de travaux et de discussions d’une commission de l’ONU sur
l’interdiction du clonage reproductif humain aboutissent finalement à une
déclaration de principes non contraignante laissant chaque Etat légiférer
sur le sujet. Un résultat bien éloigné du traité international bannissant le
clonage reproductif imaginé il y a quatre ans.
Le texte voté par la Commission juridique –ou Sixième Commission- de
l'Assemblée générale des Nations Unies invite «les États à adopter toutes
les mesures voulues pour protéger comme il convient la vie humaine dans
l'application des sciences de la vie et à interdire toutes les formes de
clonage humain dans la mesure où elles seraient incompatibles avec la
dignité humaine et la protection de la vie humaine».
Présenté par le Honduras, soutenu par les Etats-Unis, ce texte n’a pas été
adopté par consensus mais soumis au vote, procédure exceptionnelle au sein
de cette commission.
L’opposition très forte entre les partisans de l’interdiction totale du
clonage –reproductif et thérapeutique- et les partisans d’une interdiction
concernant uniquement le clonage reproductif, a paralysé la Commission. En
décembre dernier, après une dernière tentative, les Etats ont décidé de se
limiter à une déclaration de principes qui ne se prononce pas sur le statut
du clonage reproductif et qui ne permettra pas non plus de poursuivre un
Etat autorisant le clonage reproductif d’un être humain.
C.D. |