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Sommaire
de la page:
Le trou de la couche d'ozone se
refermera dans quatre-vingt ans -
2006 : Trou record de la couche
d'ozone en Antarctique -
Le "trou" dans la couche d'ozone pas réparé
avant 2065, au lieu de 2050, selon un rapport de l'ONU -
L'action mondiale pour sauver la couche
d'ozone est un succès sans précédent
-
Comment la couche d'ozone
s'est-elle formée? -
La couche d'ozone
en voie de guérison ? -
Tout savoir sur le trou dans la couche d'ozone
- Le trou dans la couche
d'ozone mettra plus de temps que prévu à se résorber -
Un coup de Soleil en sept minutes
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Antarctique : le
trou de la couche d'ozone a diminué de 30% par rapport à 2006
11 octobre 2007 :
L'Agence Spatiale
Européenne (ESA) a annoncé dans un communiqué du 3 octobre que
cette année, le trou de la couche d'ozone a diminué de 30 % en
Antarctique par rapport au record enregistré en 2006.
Selon les estimations réalisées par le satellite Envisat de l'ESA,
la perte d'ozone a atteint 27,7 millions de tonnes alors que
l'année dernière, elle s'élevait 40 millions de tonnes. Cette
année, la superficie du trou dans la couche d'ozone de la
stratosphère est 24,7 millions de km2, c'est-à-dire à peu près
la surface de l'Amérique du Nord, souligne le communiqué.
D'après les scientifiques de l'ESA, la réduction du trou de la
couche d'ozone serait due à des variations naturelles de la
température et de la dynamique atmosphériques, et ne reflète pas
forcément une tendance à long terme.
Bien que le trou
soit plus petit que d'habitude, nous ne pouvons pas en conclure
que la couche d'ozone se rétablit déjà, a précisé Ronald van
der A, spécialiste de l'Institut météorologique royal néerlandais
(KMNI) dans le communiqué.
R. BOUGHRIET
http://www.actu-environnement.com/a |

| La communauté
scientifique estime désormais que la couche d'ozone pourrait,
d'ici à 2050 ou 2060, retrouver un état "voisin" de celui de 1980,
alors que le trou dans la stratosphère (15 à 25 km d'altitude)
avait atteint en septembre 2006 la dimension record de 29,5
millions km2. |
26 avril 2007 : Antonio Ruiz de Elvira, professeur de Physique de
l'Université d'Alcalá de Henares (Madrid), est optimiste face à
l'évolution de la couche d'ozone. Selon lui, le trou de la couche
d'ozone s'est stabilisé durant ces quinze dernières années grâce à une
baisse de 90% des émissions de chlorofluorocarbures. Cette réduction
devrait permettre au trou de se fermer d'ici quatre-vingts ans. Selon
les experts, les gaz vont se dissoudre car seules quelques régions en
Afrique et en Asie continuent d'émettre des chlorofluorocarbures.
La destruction de la couche d'ozone est source de nombreuses confusions.
Le professeur a ainsi expliqué qu'elle n'a
rien à voir avec le
réchauffement global de la planète. C'est néanmoins un problème qui
pourrait être très meurtrier.
En effet, la couche d'ozone protège la
planète des rayons ultraviolets,
nocifs pour le corps humain, fonctionnant comme une paire de lunettes de
soleil. Or, la couche d'ozone s'est amincie principalement au Pôle Sud,
une zone dépeuplée, ce qui a réduit les cas de cancer de la peau.
Mais, bien que les effets sur la santé soient encore minimes, les
problèmes risquent d'apparaître rapidement. Le président de la Société
Espagnole d'Oncologie Médicale, Alfredo Carroto, assure que les cas de
cancer de la peau se feront plus fréquents d'ici une vingtaine d'année.
Dans les pays comme l'Australie, qui combinent une population ayant une
peau claire avec de forts rayons ultraviolets, les cas de cancers se
sont déjà multipliés par cinq. Alfredo Carrato explique que "les rayons
ultraviolets abîment le matériel génétique de la peau et entraînent des
tumeurs".
La superficie actuelle du trou dans la couche d'ozone est de 24 millions
de km2, une surface comparable à l'Amérique du Nord. Mais s'il continue
à s'agrandir légèrement au-dessus de l'Antarctique, il se résorbe sur le
reste de la planète.
Ruiz de Elvira explique qu'on a longtemps
cru que les gaz des sprays
étaient à l'origine de la disparition de la couche d'ozone alors qu'en
réalité, ce sont les gaz des congélateurs qui ont causé le plus de
dégâts.
Comment la couche d'ozone
s'est-elle formée?
Imaginez ce qu'était le monde il y a
quatre milliards d'années. La planète était couverte de volcans, et
l'atmosphère était constituée principalement de gaz carbonique et de
méthane. Il n'y avait ni oxygène ni ozone.
Deux milliards d'années plus tard, la
vie, apparue dans les océans, a commencé à produire de l'oxygène, qui
s'est accumulé lentement dans l'atmosphère. À haute altitude, sous l'effet
des rayons ultraviolets extrêmes, ce gaz se dissociait et se recombinait
en ozone, formant progressivement une couche d'ozone à 25 km d'altitude.
C'est cette couche protectrice qui a permis aux êtres vivants de coloniser
la surface de la Terre.
http://www.ec.gc.ca/ozone
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Le
trou dans la couche d'ozone en 2005 au-dessus du continent Antarctique.
(Image des données de SCIAMACHY)
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Le trou dans la couche d'ozone mettra plus de
temps que prévu à se résorber
7 décembre
2005
Le «trou» dans la couche d'ozone au-dessus de
l'Antarctique, découvert il y 20 ans, devrait mettre plus de temps que
prévu à se combler, selon des travaux présentés mardi par des
scientifiques américains devant la Société américaine de géophysique à
San Francisco.
La couche d'ozone
protège la terre des rayons ultraviolets du Soleil, rayons
potentiellement cancérigènes en cas de trop forte exposition. Depuis
le milieu des années 80, le «trou», une diminution de la concentration
d'ozone à haute altitude, s'est creusé au-dessus de l'Antarctique,
principalement en raison de la pollution due aux chlorofluorocarbones
(CFC).
Ces composés étaient
autrefois utilisés comme fluides de refroidissement pour les
réfrigérateurs et systèmes d'air conditionné, ainsi que comme
propulseurs pour les bombes aérosols. Depuis la signature du protocole
de Montréal par plus de 180 pays en 1987, ils ont été remplacés par
d'autres substances.
Mais les CFC mettent
plusieurs dizaines d'années à se dissiper, et ceux émis par le passé
continuent de grignoter la couche d'ozone, sous l'effet de réactions
chimiques provoquées à haute altitude par la lumière solaire.
Les scientifiques
estimaient jusqu'à présent que ce «trou» dans la couche d'ozone,
mesuré par satellite et stations au sol, se résorberait d'ici 2040 à
2050. Mais selon les travaux présentés mardi par John Austin de
l'Administration américaine des océans et de l'atmosphère (NOAA),
basés sur des modélisations informatiques, la couche d'ozone ne
devrait pas se reconstituer totalement avant 2065.
«Cela signifie qu'il
va toujours y avoir des niveaux supérieurs d'ultraviolets», a commenté
Paul Newman, chercheur au Centre spatial Goddard de la Nasa. Les UV,
selon les scientifiques, augmentent les risques de cancers de la peau,
de cataractes et constituent un danger pour la biodiversité.
D'après
l'Organisation météorologique mondiale (OMM), le trou dans la couche
d'ozone au-dessus du pôle Sud devrait s'approcher du record de 2003
(28,5 millions de kilomètres carrés). Il atteignait en septembre 2005
près de 26 millions de km2, soit la superficie de l'Amérique du Nord.
La concentration de la couche d'ozone a
également diminué, dans une moindre mesure, au-dessus de l'Arctique.
D'après John Austin, le déficit pourrait se résorber d'ici 2040.
Associated Press (AP) - Par Alicia Chang
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28 août 2006
L'action
mondiale pour sauver la couche d'ozone est un succès sans précédent
Le trou d'ozone au-dessus
de l'Antarctique pourrait se refermer après 2060.
Par Cheryl Pellerin
Rédactrice du Washington File
Washington - Après 17 ans passés à
éliminer progressivement la production et l'utilisation des
chlorofluorocarbures (CFC), produits chimiques qui appauvrissent la couche
protectrice d'ozone, les scientifiques affirment que le trou a cessé de
s'agrandir. Il n'a toutefois pas commencé à se refermer.
Les experts prédisent que la couche
d'ozone pourrait être complètement reconstituée d'ici à 2060-2065 si les
émissions de substances chimiques fabriquées par l'homme et contenant du
chlore et du brome cessent, et si la surface terrestre ne s'est pas
réchauffée, condition qui pourrait intensifier l'effet destructeur des CFC
sur l'ozone.
« Toutes les données recueillies dans le
monde indiquent que l'amincissement de la couche d'ozone a stoppé », a
affirmé David Hofmann, un chercheur de l'Administration nationale des
études océaniques et atmosphériques (NOAA), lors d'une conférence de
presse tenue le 22 août.
« Toutefois, nous ne sommes pas encore
entrés dans la deuxième phase où la couche d'ozone commencerait à épaissir
au-dessus de l'Antarctique », a-t-il ajouté.
C'est une équipe de chercheurs
britanniques qui a découvert le trou d'ozone au-dessus de l'Antarctique en
1985. Les théories expliquant son origine comprennent l'activité solaire
qui a affecté le champ magnétique, des mouvements atmosphériques et des
réactions chimiques aux CFC, qui avaient été produits depuis 1930 et
utilisés comme fluide frigorigène ou agent propulseur pour les aérosols.
M. Hofmann, aujourd'hui directeur de la
Global Monitoring Division, et un autre scientifique de la NOAA, Mme Susan
Solomon, ont été membres de la première équipe, appelée NOZE 1 (National
Ozone Expedition) dépêchée dans l'Antarctique en août 1986 afin de
déterminer la cause du trou dans la couche d'ozone.
Le système climatique affecté
L'expédition, financée par la NASA, la
NOAA et la Fondation nationale des sciences des États-Unis, qui dirige la
station McMurdo au pôle Sud, était composée de quatre équipes de
scientifiques de la NOAA, de la NASA et de deux universités américaines :
l'université d'État du New York à Stoneybrook, et l'université du Wyoming.
Leurs observations - première preuve
tangible de l'effet des hommes et de leurs activités sur le système
climatique de notre planète - ont aidé à déterminer les phénomènes
chimiques responsables de la perte d'ozone et ont jeté les bases
scientifiques du Protocole de Montréal relatif à des substances qui
appauvrissent la couche d'ozone.
Ce protocole est un traité international
de 160 signataires qui est entré en vigueur en 1989 et qui a éliminé
progressivement la production des CFC et autres substances dans les pays
industrialisés, et qui explique l'actuel déclin des gaz qui appauvrissent
l'ozone. Ce traité a été révisé cinq fois depuis 1989 - en 1990 à Londres,
en 1992 à Copenhague, en 1995 à Vienne, en 1997 à Montréal et en 1999 à
Pékin - afin d'accélérer l'élimination des CFC et autres composés.
« Ces gaz restent de 50 à 100 ans dans
l'atmosphère », a dit Mme Solomon, lauréate du prix Blue Planet en 2004 et
récompensée de la Médaille nationale des sciences pour ses travaux. « Ils
vont donc continuer de détruire l'ozone, même lorsqu'on aura cessé d'en
rejeter dans l'atmosphère. »
Le fait que le processus de destruction
de l'ozone a cessé, a-t-elle ajouté, « est la preuve irréfutable que le
Protocole de Montréal a réussi à nous placer sur la voie de la guérison,
ce qui constitue un succès sans précédent pour l'environnement mondial ».

Ozone protectrice
L'ozone est une molécule relativement
instable constituée de 3 atomes d'oxygène (O3), alors que l'oxygène que
nous respirons dans l'atmosphère est constitué de deux atomes d'oxygène
(02).
L'ozone provient de certaines formes de
pollution et de sources naturelles. Selon la façon dont il est placé dans
l'atmosphère, il peut protéger la vie sur terre ou lui nuire.
Près de la Terre, dans la troposphère,
l'ozone est un polluant dangereux pour l'homme, les végétaux et de
nombreux matériaux courants. C'est l'un des principaux éléments du smog
urbain.
Dans la stratosphère, soit entre 16 et 48
kilomètres au-dessus de la Terre, une couche d'ozone épaisse de 24
kilomètres constitue un véritable bouclier qui protège les humains, les
animaux et les plantes des rayons ultraviolets nocifs du soleil.
Le rôle protecteur de la couche d'ozone
dans la stratosphère est si important que les scientifiques croient que la
vie sur terre n'aurait jamais évolué - et n'existerait pas aujourd'hui -
sans elle.
Ozone et chlore
Le chlore, un agent chimique, est le
principal responsable de la destruction de l'ozone, et la majeure partie
du chlore présent dans la stratosphère provient de l'activité humaine,
plus précisément de l'émission de CFC.
Du fait de leur faible toxicité, de leurs
propriétés physiques intéressantes et de leur stabilité chimique dans la
basse atmosphère, les CFC ont beaucoup été utilisés depuis les années 1960
comme réfrigérants, solvants détachants industriels et propulseurs pour
les aérosols, et pour la fabrication de polystyrène expansé.
Une fois relâchés dans l'atmosphère, les
CFC montent lentement - il faut parfois de cinq à six ans pour que les gaz
émis à la surface de la terre atteignent la stratosphère - ils sont
divisés par les rayons solaires ultraviolets, émettant le chlore qui
détruit l'ozone.
Dans un premier temps, les rayons
ultraviolets détachent un atome de chlore d'une molécule de CFC. L'atome
de chlore attaque une molécule d'ozone et la détruit. Il en résulte une
molécule ordinaire d'oxygène (O2) et une molécule de monoxyde de chlore
(Cl+O).
Ensuite, un simple atome d'oxygène (O)
attaque la molécule de monoxyde de chlore, émettant un atome de chlore et
formant une molécule d'oxygène ordinaire (O2). L'atome de chlore est
maintenant prêt à attaquer et détruire une autre molécule d'ozone (O3). Un
seul atome de chlore peut répéter ce cycle destructeur des milliers de
fois.

Ozone
et réchauffement climatique
L'amincissement de la couche d'ozone et
le réchauffement climatique ne sont pas directement liés - les
concentrations de plus en plus importantes de gaz carbonique dans
l'atmosphère sont la cause principale de ce phénomène, et c'est la
présence de chlore, de brome et autres agents chimiques dans la haute
atmosphère qui détruit l'ozone.
« Ce que ces deux problèmes ont en
commun, a dit Mme Solomon, c'est qu'ils sont liés à la longue durée de vie
des gaz dans l'atmosphère. »
Les CFC peuvent en effet rester de 50 à
100 ans dans l'atmosphère. Donc, même si l'on réduit les émissions de CFC,
il faudra du temps pour que la couche d'ozone se reconstitue. C'est la
même chose pour le gaz carbonique.
« Le gaz carbonique qui est dans notre
atmosphère aujourd'hui - même si l'on cessait d'en émettre demain -
survivrait pendant des décennies, voire des siècles. Une partie du gaz
carbonique que nous relâchons dans l'atmosphère aujourd'hui sera toujours
là dans 1.000 ans. »
Afin de surveiller les gaz destructeurs
d'ozone dans l'atmosphère, la NOAA a mis au point un Index des gaz qui
appauvrissent l'ozone. Il s'agit d'un chiffre fondé sur les mesures de
tous les gaz destructeurs d'ozone qui indique que l'atmosphère commence à
se remettre et à retrouver les conditions qui existaient avant la
détection du trou d'ozone.
Selon M. Hofmann, cet index indique que
l'effet nocif des gaz sur l'ozone a déjà baissé, conformément aux signes
de stabilisation de la couche d'ozone déjà détectés et au succès du
Protocole de Montréal.
« Je suis convaincu que nous retrouverons
un jour une couche d'ozone normale », a dit M. Hofmann.
(Les articles du "Washington File" sont
diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du
département d'Etat. Site Internet :
http://usinfo.state.gov/francais/
Source :
http://usinfo.state.gov/xarchives/display.html?p=washfile-french&y=2006&m=August&x=20060828150507lcnirellep0.7407343

La couche d'ozone en voie de guérison ?
François Cardinal
La Presse
Stabilisée depuis quelques
années, l'enveloppe protectrice de la Terre, la fameuse couche d'ozone,
montre des signes de guérison. Cette rare bonne nouvelle environnementale
serait directement attribuable à la mobilisation de la communauté
internationale qui a signé, en 1987, le protocole de Montréal.
Financée par l'Institut météorologique du Danemark et la National Oceanic
and Atmospheric Administration (NOAA), important organisme gouvernemental
américain, cette étude confirme d'abord, comme d'autres avant elle, que la
couche d'ozone s'est stabilisée grâce aux mesures prises ces 20 dernières
années.
Elle ajoute toutefois une nouvelle donnée: la guérison est en cours.
En entrevue à La Presse,
l'auteure de l'étude, Betsy Weatherhead, n'a d'ailleurs pas hésité à faire
un rapprochement avec le protocole de Kyoto. À son avis, cette victoire
démontre hors de tout doute que les États ont un impact direct sur
l'avenir de la planète lorsqu'ils se serrent les coudes.
«C'est formidable, le protocole de Montréal est un véritable success
story, lance la chercheuse de l'Université du Colorado. Nos
observations montrent que l'atmosphère répond directement à ce qui a été
entrepris depuis sa ratification. Après avoir décliné pendant des années,
la couche d'ozone s'est stabilisée et montre maintenant des signes de
guérison à plusieurs endroits.»
Une réserve existe, cependant: l'activité volcanique et solaire pourrait
bien faire décliner à nouveau la couche d'ozone. Notons d'ailleurs que
l'étude ne tient pas compte de l'absence, au cours de la dernière
décennie, d'éruptions volcaniques majeures, lesquelles émettent du sulfate
qui s'attaque à l'ozone.
«Il est possible que nous constations encore des niveaux très bas d'ozone
au cours des prochaines années, explique Mme Weatherhead, mais la tendance
générale que nous observons actuellement est que l'atmosphère commence à
guérir.»
Essentielle à la vie sur Terre, la couche d'ozone recouvre la planète et
protège les organismes vivants des rayonnements ultraviolets nocifs émis
par le Soleil. Or, au milieu des années 80, la communauté scientifique a
observé un amincissement dangereux de cette couche. Les
chlorofluorocarbures (CFC), que l'on retrouvait surtout dans les bombes
aérosols, les réfrigérateurs et les climatiseurs d'autos, ont aussitôt été
montrés du doigt.
Les CFC modifient en effet la concentration et la distribution de la
couche d'ozone dans la stratosphère. Ils sont ainsi responsables du fameux
«trou» que l'on peut observer dans l'Arctique, lequel atteint parfois
Montréal au printemps, précise Mme Weatherhead.
Le problème est que l'appauvrissement de la couche d'ozone permet une plus
grande pénétration des rayons ultraviolets (UV) dans l'atmosphère,
situation qui peut avoir des effets néfastes sur les cultures, la
croissance des forêts et, surtout, la santé humaine.
Les scientifiques s'accordent en effet pour dire que l'amincissement de la
couche d'ozone permet aux UV de s'attaquer aux yeux, de vieillir
prématurément la peau et même de provoquer des cancers de la peau. On
recommande donc, malgré les bonnes nouvelles, de continuer à se protéger
du soleil.
De 1987 à 2006
Cela dit, ce problème
majeur a incité 188 pays à signer, en 1987, le protocole de Montréal
relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone. Cette
entente visait une réduction progressive de la consommation, de la
production et de l'exportation de huit substances néfastes pour la couche
d'ozone, notamment les CFC, qui ont été interdits dès 1996.
«Nous avons remarqué que la concentration des produits chimiques qui
s'attaquent à l'ozone a arrêté de croître en 1996. Nous avons aussi
constaté que l'ozone a arrêté de se dégrader la même année. C'est donc
très clair qu'il existe un lien entre les deux», soutient Mme Weatherhead.
Il est aussi très clair pour la chercheuse que le protocole de Montréal
est exemplaire dans son efficacité et son impact.
«Nous pouvons certainement faire un lien avec le protocole de Kyoto,
a-t-elle dit. Le protocole de Montréal est un excellent exemple de ce qui
peut être fait pour s'attaquer aux changements climatiques, à la
différence qu'il est plus facile d'éliminer certains produits chimiques
des frigos que de modifier nos habitudes de consommation. Une chose est
sûre: nous devons agir, sinon nous payerons le prix de notre inaction.»
http://www.cyberpresse.ca
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Tout
savoir sur le trou dans la couche d'ozone :
http://www.notre-planete.info/environnement/trouozone_0.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Couche_d'ozone
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