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Savoir autochtone
La culture autochtone représente un
véritable trésor pour le reste de l’Humanité.
Selon une étude, parmi les 119 plantes de base utilisées dans la
fabrication de nos médicaments, 74% auraient été découvertes bien avant
par les Autochtones. L’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) a alors
recensé 21 000 espèces de plantes médicinales utilisées par ces
communautés, mais dont les vertus restent a démontrer par des analyses à
mener dans les laboratoires occidentaux.
Les Autochtones ont découverts et développés certains savoirs sur des
principes écologiques et environnementaux, comme celui de l’écosystème
(interactions existantes entre faune et flore), par exemple.
De
part des centaines, voire des milliers d’années de pratique, ils savent
également comment gérer et exploiter les ressources forestières de manière
durable. Ainsi, les populations locales utilisent des systèmes de «
jardinage forestier » hautement sophistiqués pour produire leur
nourriture; et cela toujours dans le plus grand respect de
l’environnement.
Le savoir des populations autochtones
peut ainsi représenter un caractère essentiel dans l’instauration d’une
gestion et d’une exploitation plus respectueuses des forêts tropicales. Il
peut également être essentiel au recouvrement des si nombreuses zones
forestières à ce jour mal exploitées ou détruites.
Cependant, en terme de propriété intellectuelle, on a trop souvent abusé
des compétences et des savoirs des autochtones, et
certaines compagnies n’ont éprouvé aucune gêne à faire breveté des
variétés de plantes seulement connues
de ces populations, et utilisés par elles depuis des générations. Et
malheureusement, de tels procédés sont toujours d’actualité.
La suite sur
http://www.rainforestfoundationuk.org

Le témoignage dramatique des Hommes de la forêt. Un
film tourné et réalisé par Chanee, car la forêt doit être sauvée pour les
animaux, mais aussi ces hommes...
http://www.dailymotion.com/playlist/xjf5z_kalaweitprogram_orang-rimba
L’Ayahuasca
à la lumière de la botanique contemporaine :
La télévision de la forêt

Help!
De tous les chamboulements climatiques, écologiques, notre civilisation
industrielle est responsable.
Nous devons prendre conscience de la gravité de la situation actuelle sans
perdre de temps.
Les peuples premiers ont dû subir l'invasion de leurs terres, les privations
de leurs cultures, parfois le génocide.
Aujourd'hui devant l'audace de quelques gouvernements, de quelques
multinationales ou entreprises illégales, ils viennent à notre rencontre
pour nous dire que leur situation est grave.
Ils nous avertissent aussi que notre situation est en danger par ce que nous
avons laissé faire sans rien dire, ou sans le savoir.
La Terre Mère ne peut plus supporter l'injustice et agressions dont les
peuples premiers et la nature sont victimes.
L'homme moderne doit changer sa facon de vivre et regarder en face sa
responsabilité dans ce qui se passe sur cette planète.
Leur message est passé par la ville de PAU,
par le 1er Forum International des Peuples Autochtones "Le F.I.P.O." en Juin
2006.
Source :
http://peuplespremiers.skyblog.com/

Dernières nouvelles
AUSTRALIE
: Les excuses du gouvernement aux Aborigènes
Le
nouveau Premier ministre australien Kevin Rudd a présenté des excuses
officielles aux Aborigènes pour toutes les injustices qu'ils ont subies
durant ces deux derniers siècles.
Pour en savoir plus :
http://www.survivalfrance.org/actu/3074
PEROU
: Contact probable d'Indiens isolés
Des
informations non confirmées font état de la découverte d'un village
d'indiens non contactés d'Amazonie péruvienne par une équipe de prospection
pétrolière.
Pour en savoir plus :
http://www.survivalfrance.org/actu/3068
Agissez !
http://www.survivalfrance.org/
BANGLADESH
: Des observateurs indépendants dénoncent la répression des Jumma
Suite à
leur mission d'enquête dans les Chittagong Hill Tracts, des personnalités
bangladeshi ont publiquement exprimé leur « grande préoccupation » quant au
sort du peuple jumma qui vit dans la région.
Pour en savoir plus :
http://www.survivalfrance.org/actu/3082
Agissez !
http://www.survivalfrance.org/agir
INTERNATIONAL
: Une langue indigène disparaît « toutes les deux semaines »
A
l'occasion de la « Journée internationale de la langue maternelle » décrétée
par l'Unesco le 21 février, Survival International rappelle qu'en moyenne
une langue indigène s'éteint toutes les deux semaines.
Pour en savoir plus :
http://www.survivalfrance.org/actu/3087
KENYA
: Les Ogiek pris dans l'escalade de la violence
Des
porte-parole ogiek, appartenant à l'un des derniers groupes de
chasseurs-cueilleurs de l'Afrique de l'Est ont dénoncé les violences qu'ils
subissent dans le conflit qui a éclaté après l'élection présidentielle du 27
décembre.
Pour en savoir plus :
http://www.survivalfrance.org/actu/3060
Pérou
: des Indiens isolés repérés par avion
21
Indiens isolés ont été repérés au cours du survol aérien de l'une des
régions les plus reculées d’Amazonie péruvienne. Leur territoire est
actuellement la cible de bûcherons illégaux.
Un
chamane brésilien à Londres : « Acheter la forêt tropicale ne la sauvera pas
»
A
l'occasion de sa venue à Londres, un leader yanomami d’Amazonie brésilienne
dénonce les initiatives de certaines organisations engagées dans des
campagnes de « rachat de la forêt » qu’il qualifie d’« inutiles ».
PARAGUAY:
des images satellite révèlent la destruction des terres d’Indiens isolés
Des
images satellite révèlent que la déforestation illégale atteint le dernier
refuge d’un groupe d’Indiens isolés.
Un
groupe d'indigènes vivant jusqu'alors en isolement volontaire est apparu au
monde extérieur
Fin
mai 2007, un groupe d'indigenes vivant jusqu'alors en isolement volontaire
est apparu au monde exterieur. Cela s'est passe dans le Nord de l'État de
Pará. Les membres du groupe ont marche pendant cinq jours et parcouru plus
de cent kilometres a travers la dense foret amazonienne ; ils ont traverse
la frontiere de Mato Grosso et sont arrives a l'improviste dans un village
des indiens Kayapó.
Le
Brésil va fournir un accès Internet gratuit à des Indiens d'Amazonie
Le
gouvernement brésilien va fournir un accès Internet gratuit à des tribus
indiennes d'Amazonie, dans le nord-ouest du pays, pour leur permettre de
signaler les atteintes à l'environnement et à la forêt.
TPE sur
les Kayapo
 De
Catherine, le 24 mars 2007 : "Voilà
ce qu'on écrit des élèves suite à l'article paru dans Terre sacrée
sur les Kayapo ... et à leur entrée en contact avec moi sur le
sujet. En leur demandant leur accord, peut-être peux-tu insérer
cela dans le site ..."
BRESIL
: les bûcherons font fuir les Indiens isolés
Le gouvernement
brésilien a découvert les traces de l'un des derniers groupes d'Indiens
isolés du monde près de la frontière péruvienne. On pense que les Indiens
ont fui l'exploitation illégale d'acajou, actuellement en pleine expansion
en Amazonie péruvienne, qui détruit leurs forêts et les force à quitter leur
territoire traditionnel.
Pour en savoir plus :
http://survivalfrance.org/
Agissez!
http://survivalfrance.org/
Communiqué du Collectif de
soutien aux Amérindiens du Haut-Maroni
Malgré une demande officielle d’audience avec la ministre de l’écologie et
du développement durable formulée deux jours à l’avance auprès de la
préfecture, le collectif de soutien aux Amérindiens du Haut Maroni, pourtant
enrichi de la présence de l’autorité suprême des Wayana Gran Man Aïmaïpoti
Touenké en personne, ne fut reçu que par un simple attaché parlementaire,
accompagné du directeur de cabinet du préfet et ceci avec une heure trente
de retard sur l’horaire prévu. La seule excuse de la Préfecture étant qu’ils
n’ont reçu le mail qu’aujourd’hui … à quoi bon les nouveaux moyens
technologiques !!!
La
plus grande forêt tropicale du monde écocertifiée FSC est gérée
par des indiens
Au
cœur de l’Amazonie, dans l’Etat du Para, où le taux de
déforestation est l’un des plus élevé du monde, les indiens Kayapo
viennent d’obtenir
le label de gestion durable FSC (Forest
Stewardship Council)
pour leur forêt ancestrale. Avec près de 1,5 million d’hectares de
superficie, il s’agit de la plus grande surface de forêt tropicale
au monde certifiée.
Réaction
des Indiens Wayana et Teko du Haut Maroni, en Guyane francaise, à propos du
projet de Parc national
Képétomac Tamo Antecume Pata Le projet de Parc national
28/12/06.
Courrier posté ce jour sur le site de la Présidence de la République. Monsieur le Président de la République,
Nous, Amérindiens Wayana et Teko habitants du haut maroni, fleuve de Guyane
française, venons d'apprendre par voie de presse que notre zone de
subsistance ne sera pas mise sous la protection du coeur du futur parc
national de Guyane, contrairement à notre revendication unanime.
Bolivie
: les Toromona vivant en isolement volontaire sont en péril
d’extinction
Le
monde commence à prendre conscience du problème des peuples
indigènes isolés de l’Amazonie. Pour incroyable que cela paraisse,
certains animaux sont mieux protégés que les groupes humains qui
cherchent à préserver leur isolement. Sans aucun doute, il s’agit
là d’un droit fondamental de l’homme, que les peuples indigènes
ont la faculté d’exercer et de défendre, et que nous devons
respecter. Pourtant, malgré les recommandations de l’ONU, de
l’OEA, de COICA, de l’UICN et d’autres institutions mondiales et
régionales, la situation de ces peuples de l’Amazonie continentale
(le plus grand réservoir mondial de peuples non contactés) est
alarmante. Ils se retrouvent tous, sans exception, en péril de
disparition forcée. Il faut promouvoir d’urgence des actions
destinées à éviter que ce nouveau génocide soit consommé.
Mise
en garde contre le "messager" shuar Tzamarenda
Nous
tenons à
informer les internautes que Monsieur Tzamarenda
Naychapi
Estalin,
messager de l'association
Y.A.M.I. (Yawints Arutam Mura International)
et son "université" équatorienne des sciences ancestrales (UNCIA), est plus
intéressé par l'argent qu'il demande pour des séjours de cinq mois que par
les enseignements "spirituels" qu'il est sensé transmettre.
Les
chefs indiens reçus en grande pompe
Paillettes
et diplomatie. C'est le grand écart auquel se livre la délégation
de chefs indiens d'Amazonie, venus en Europe pour défendre leur
culture et la forêt. Ils étaient à Paris lundi. Récit.
Invités
à témoigner à l'ONU, quatre chefs de tribu de l'Amazonie cherchent
de l'aide contre la déforestation et dénoncent l'accaparement de
leur parole par les ONG
L'Amazonie s'est incarnée à Paris cette
semaine. La forêt tropicale, haut lieu de la biodiversité mondiale, a
soudain pris un visage, ou plutôt quatre. Ceux de chefs de tribu indienne,
venus du Brésil pour chercher de l'aide contre la déforestation et la
destruction de leur environnement. A l'initiative d'une jeune ethnologue,
Emilie Barrucand, qui travaille avec eux depuis 2001 (1) et avec Amnesty
International, ils lancent l'alerte à Paris, Bruxelles et Genève : ils
participeront, la semaine prochaine, à la réunion du groupe de travail de
l'ONU sur les peuples autochtones.
Les
médecines traditionnelles, entre guérison et initiation
Les
guérisseurs d’Amazonie disent qu’ils ont acquis leur savoir au contact
des plantes qui leur parlent. Pour accéder à cette compréhension, il
est nécessaire de mettre en veilleuse transitoirement notre
envahissante rationalité et un sens critique exacerbé et d'accepter de
nous laisser guider. Le guérisseur lui-même passe par un processus
d'initiation qui le confronte à son ombre, à sa mort ou à ses morts…
Amazonie
: Le peuple oublié des Kayapo
 Les
Kayapo comme toutes les communautés indigènes ont un rapport étroit avec la
nature qui les entoure. Selon leur vision de l'univers, tous les êtres
vivants, le cosmos, les plantes, l'eau, les animaux... sont intimement liés
et forment un tout indissociable. Chaque être vivant n'existe qu'à travers
le maintien de cette relation.
L'Amazonie,
les Indiens et nous
 Les
disputes sanguinaires autour des conflits sur la terre en Amazonie, au
Brésil, semblent être sans fin. D'un côté, les entrepreneurs forestiers, les
miniers, les agriculteurs - principaux coupables du défrichement de la forêt
tropicale - et des paysans sans terre luttant pour des lopins de terre. De
l'autre, les Indiens qui revendiquent leurs terres ancestrales.
Chili:
l'or qui déménage les glaciers
 Déplacer
des glaciers. C'est le projet que le groupe canadien Barrick Gold
Corporation, le troisième plus grand exploitant d'or au monde, a
soumis à l'Etat chilien. L'entreprise découperait des blocs d'une
superficie totale de 20 hectares dans trois glaciers situés dans
la cordillère des Andes, à 5 000 m d'altitude environ. Les blocs
seraient ensuite transportés 2 à 5 km plus loin jusqu'à un autre
glacier. L'opération permettrait de dégager l'emplacement pour
exploiter une mine d'or, d'argent et de cuivre à ciel ouvert. Une
mine parmi les plus grandes au monde, avec une production de 700
000 onces d'or (à 430 dollars l'once au cours actuel) par an sur
dix-sept ans. A cheval entre le Chili et l'Argentine, ce projet,
appelé Pascua-Lama, d'un investissement d'environ 1,5 milliard de
dollars, pourrait voir le jour en 2006.
Huit
indiens Kayapo du Brésil en France pour faire partager leur culture
Le
corps orné de peintures traditionnelles mais chaussés de tongs, huit
Amérindiens Kayapo, pour leur premier voyage hors du Brésil, sont venus à
Choisy-le-Roi pour faire partager leur culture et oeuvrer ainsi à sa
préservation.
Tumbre "est ému". Son court
film-documentaire, qui fait découvrir certaines danses rituelles de sa
tribu, vient d'être projeté au public du "Festival de l'Oh!", manifestation
du Val-de-Marne dédiée à l'eau, et dont le Brésil était l'invité d'honneur.
Interrogé sur sa démarche, le
jeune et souriant indien au visage peint de rouge et de noir, s'explique :
"C'est à nous de montrer nos coutumes. Jusque là, seuls les blancs le
faisaient".
Avec
l'ayahuasca, le gouvernement hallucine!
L'affaire
n'aura pas traîné. En janvier, la cour d'appel de Paris avait estimé que
l'ayahuasca, liane originaire d'Amérique latine aux effets hallucinogènes
utilisée en décoction par des guérisseurs, n'était pas interdite par la loi
française et que ses adeptes pouvaient donc en importer et en consommer en
toute légalité, contrairement à l'avis de la police et du parquet. Loin de
s'avouer vaincues, les autorités ont donc décidé fin avril de modifier la
loi sur les stupéfiants afin d'y inclure l'ayahusca en raison de ses «effets
psychoactifs et d'un potentiel d'abus avéré». Depuis mardi, date de
publication de l'arrêté au «Journal officiel», il est donc interdit de
consommer en France toute préparation contenant de l'ayahuasca.
Kogi,
un combat contre l’oubli
 Derniers
représentants d’une civilisation précolombienne, les Indiens Kogi sont
menacés de disparition.
A
la recherche de nos parents perdus
 Le
programme américain Genographic a l'ambition de reconstituer la manière dont
les populations humaines se sont mélangées depuis qu'« Homo sapiens » est
sorti d'Afrique
Le projet peut paraître fou: collecter, puis analyser, classifier, comparer
des échantillons d'ADN prélevés aux quatre coins du monde sur au moins
100000 êtres humains choisis parmi les «populations premières», celles qui
«sont restées relativement isolées depuis de nombreuses générations».
La leçon des Yahi
Seattle
Prière indienne
 "Nous rendons grâces à notre mère, la terre,
qui nous soutient. Nous rendons grâces aux rivières et aux ruisseaux qui
nous donnent l'eau. Nous rendons grâces à toutes les plantes qui nous
donnent les remèdes contre nos maladies. Nous rendons grâces au maïs et à
ses soeurs les fèves et les courges, qui nous donnent la vie. "
Lutter contre les idées
reçues
L'autre regard de Bras Long
Voleurs de plantes
 A
la recherche de nouvelles molécules, des scientifiques étrangers n’hésitent
pas à soutirer aux chamans leurs secrets ancestraux de guérisseurs pour
ensuite déposer des brevets pharmaceutiques.
tiques.
Confédération Iroquoise
 Les Haudenosaunees, ou
Confédération des Six Nations iroquoises, forment un des plus anciens gouvernements du
monde toujours en action. Bien avant l'arrivée des Européens en Amérique du Nord, notre
peuple se réunissait en conseil pour décréter les principes d'une coexistence paisible
entre les nations et la reconnaissance du droit des peuples à une existence continue et
ininterrompue. Les Européens ont quitté les feux de nos conseils et voyagé dans le monde pour diffuser les
principes de justice et de démocratie qu'ils avaient appris de nous et qui ont eu des
effets profonds sur l'évolution du Monde Moderne...
Peuples indigènes,
gardiens de toute vie (Hopis)
 Tout ce qui a été créé
et nous a été donné est très précieux. Nous devons protéger ces dons et les utiliser
avec sagesse, les partager afin de préserver l'harmonie entre tous. Mais nous oublions
ces dons, ce qui rend la recherche de la paix extrêmement difficile. Nous craignons que
l'humanité ne soit allée trop loin, et qu'elle ait trop oublié pour jamais trouver
cette paix.
Sitting Bull et Elan Noir, anciens
chefs sioux
 "Voyez, mes frères, le printemps est venu;
la Terre a reçu l'étreinte de Soleil et nous verrons bientôt les fruits de cet amour.
Chaque graine
s'éveille et de même chaque animal prend vie. C'est à ce mystérieux pouvoir que nous
devons aussi notre existence; c'est pourquoi nous concédons à nos voisins, même à nos
voisins animaux, le même droit qu'à nous d'habiter cette terre.
Les Wintus : "La Terre est un seul
organisme"
Quand une société
considère la nature imprégnée d'intégrité et de perfection, avec de surcroît la
conviction de l'histoire partagée et de l'unité spirituelle qu'on rencontre dans les
relations humaines, il n'y a rien de surprenant à ce que ses membres éprouvent une
empathie profonde pour les souffrances de la Terre quand elle est surexploitée ou
maltraitée.
Un Shuar d'Amazonie parle des OGM
"Nous
autres les Indiens avons toujours aimé et respecté la nature. Que des hommes tentent de
la modifier, nous préoccupe énormément. Sachez qu'il est toujours plus difficile de
rétablir l'équilibre naturel que de produire un déséquilibre. L'homme n'est pas né
sur Terre pour corriger la nature, mais pour en être le fidèle gardien.
Don Hilario Chiriap
"Nous
sommes, pourrait-on dire, la prophétie de nos ancêtres. A notre tour, nous voulons
transmettre le meilleur aux générations à venir. Je crois que beaucoup de gens
partagent ce rêve, aujourd'hui, et qu'il peut transformer le monde. Nombreux sont ceux
qui recherchent la paix, la tranquillité, un meilleur quotidien... Mais, souvent, ils ne
savent pas comment s'y prendre. (...) On voudrait aller au-delà, plus vite, plus loin. C'est très
difficile. Mais essayer vaut la peine. Considérant par exemple
l'histoire de l'Amérique et des souffrances qui y ont été vécues par nos ancêtres
depuis l'arrivée des Européens, nous pourrions vite nous trouver engloutis... Il est
très important de placer le but beaucoup plus haut que tout ce qui nous limite
maintenant.
Défenseurs
des Peuples Premiers
Peuples Premiers
Réseau
Dossier Amazonie
Chamanisme
Le chant du maïs
Dossiers brûlants
Sacrée
"croisade" contre les OGM!
Groupes anti OGM
Droit des peuples à garder leurs
cultures!
Bioprospection :
un recyclage des savoirs ancestraux ?
Prospecter
la biodiversité (ou bioprospecter), c’est rechercher parmi le patrimoine
biologique existant les ressources génétiques et biochimiques pouvant
avoir une valeur commerciale. Cette activité est surtout menée par les
secteurs de la pharmacologie, de la biotechnologie et de l’agriculture.
Grâce aux immenses progrès techniques des dernières décennies, il est
beaucoup plus facile pour les scientifiques d’étudier les possibilités
commerciales des espèces. C’est ce qui explique que de nombreuses sociétés
ont commencé à étudier le monde naturel, en particulier les forêts
tropicales. À cette fin, les scientifiques s’appuient souvent sur les
conseils des communautés locales qui connaissent très bien les plantes et
les animaux de leur environnement.
C’est ainsi que des 119 médicaments (dont
la structure chimique connue est encore extraite de plantes plus complexes
et qui sont utilisés dans les pays industriels), plus de 74 % ont été
découverts par des chimistes qui cherchaient à identifier des substances
chimiques présentes dans les plantes utilisées par la médecine
traditionnelle (Farnsworth, 1988). Pour la recherche de matériel utile à
la médecine occidentale, les sociétés pharmaceutiques étudient non
seulement les végétaux mais aussi les animaux, les insectes et les
micro-organismes (comme les champignons et les bactéries).
http://www.aaces.org/article.php3?id_article=117
UN
JARDIN BOTANIQUE EN AMAZONIE Sarayaku,
la communauté Kichwa (Amazonie équatorienne) province de Pastaza, développe
entre autre, un projet Tayak sous trois aspects : - SASI WASI, un lieu sacré
pour le maintient des pratiques médicinales. - TAYAK WASI, un centre
d'enseignement, d'apprentissage et de revalorisation des connaissances
ancestrales. - SACHA RUYA, un jardin botanique pédagogique. (Contact:
parolesdenature@wanadoo.fr
/
Corinne Arnould).

En Amazonie,
certains chamanes ont choisi de créer des " Jardins du Savoir ", afin de
protéger leur milieu naturel et de sauvegarder leur identité culturelle.
Ces lieux vivants sont de véritables :* conservatoires de la biodiversité
amazonienne et des plantes médicinales, parfois en voie de disparition.
* espaces de rencontre et de valorisation des savoir-faire indiens :
accueil et soins des populations locales,
* écoles du respect de la nature et de transmission vers les enfants
Pourquoi ont-ils été créés ?
Autrefois, les
chamanes vivaient dans les communautés indiennes, aujourd’hui disloquées
par l’exode rural et la déforestation. Les indiens perdent l’essentiel :
la conscience de leur identité culturelle. Certains chamanes ont décidé de
réagir en créant les jardins du savoir. La culture chamanique est un moyen
d’action efficace et durable en raison de son rayonnement et de son
ancienneté.
Quel est le rôle de paroles de nature
?
Paroles de
Nature est une aide :
• à l’achat de
terres, au financement de structures d‘accueil de la population
• à la fédération de ces différents jardins pour les sortir de leur
isolement
• à l‘établissement de liens avec notre culture occidentale
http://www.parolesdenature.org/Pages/jardins.html
 Biopiraterie.
Au Brésil, la communauté milite pour protéger son patrimoine thérapeutique.
Les Indiens plaident pour leurs savoirs
Par Chantal RAYES
Mercredi 01 septembre 2004 (Liberation)
São Paulo de notre correspondante
Les Indiens du Brésil se mobilisent contre la biopiraterie. Réunis le
week-end dernier à Brasilia, une trentaine de «pajés», les sorciers
amérindiens, ont appelé à la protection de leurs connaissances
traditionnelles, portant sur les vertus thérapeutiques des espèces
d'Amazonie et la composition de préparations naturelles tropicales.
Pragmatisme. Il s'agit, selon la déclaration finale, de mettre fin à
l'«usurpation» de ces savoirs ancestraux qui se poursuit malgré l'adoption,
en 1992, de la convention sur la diversité biologique (CDB). Ce texte, qui
établit la souveraineté des pays sur leurs ressources biologiques et le
partage équitable des fruits de la biodiversité, est resté lettre morte.
Résultat, des espèces végétales et animales sont pillées par des chercheurs
ou des entreprises, le plus souvent des pays riches, et leurs principes
actifs brevetés sans aucune contrepartie financière pour le pays d'où vient
l'espèce, ni pour la communauté indigène qui en connaît les propriétés. Idem
pour les composés naturels tropicaux comme le curare, un poison utilisé par
les chasseurs d'Amazonie sur les pointes de leurs flèches et dont les vertus
anesthésiques sont exploitées par les labos américains Squibb et Glaxo.
Lors de leur première rencontre, en 2001, les pajés s'étaient dits opposés
au brevetage de produits élaborés à partir des savoirs traditionnels. Plus
aujourd'hui. Pragmatisme oblige, explique Daniel Munduruku, président de
l'Institut indigène brésilien pour la propriété intellectuelle,
coorganisateur de la rencontre. «Nous réclamons une répartition des
bénéfices, y compris sur les produits déjà sur le marché et sur l'usage des
ressources biologiques se trouvant sur nos terres, ressources que nous seuls
pouvons exploiter (sauf le sous-sol), selon la Constitution. Mais nous
revendiquons aussi le droit de refuser de partager nos ressources ou nos
savoirs traditionnels.»
Contrats. Le ministère de l'Environnement a pris en compte une partie de ces
revendications dans son projet de loi réglementant l'accès au patrimoine
génétique national. Un conseil de gestion du patrimoine génétique a
également été créé en 2001. Les contrats de répartition des bénéfices,
récemment approuvés par ce conseil, sont jusqu'ici la seule protection des
savoirs traditionnels. «C'est un début, admet Daniel Munduruku, mais nous
voulons un régime juridique spécial, reconnaissant la propriété
intellectuelle des communautés indigènes sur ces connaissances. Un tel
régime instituerait la notion nouvelle de droits d'auteur collectifs, qui
bénéficieraient à toute la communauté, ces savoirs n'étant pas détenus par
une seule personne. Ce régime devrait être adopté par le Brésil mais aussi
dans les accords internationaux de propriété intellectuelle.» Car toute
mesure prise par le pays pour lutter contre la biopiraterie sera sans effet
ou presque tant que la CDB ne s'appliquera pas à l'échelle internationale.
Or les Etats-Unis, qui ont refusé de la ratifier, ne veulent pas en entendre
parler. Les 350 000 Indiens du Brésil (0,3 % de la population) le savent
mais, pour eux, la gauche, au pouvoir depuis un an et demi au Brésil,
pourrait mieux faire.
Décevant. Ils lui demandent de hâter la reconnaissance des terres indigènes
(12 % du territoire du pays) «car, sans la terre, nos savoirs se perdront».
Un dossier sur lequel le président Lula s'est montré jusqu'ici très
décevant. Pourtant, les peuples indigènes jouent un rôle capital dans la
protection de la forêt, selon un récent rapport de l'association Forest
Trends.
Peuples
autochtones
| Mardi 17 août 2004 : La décennie des
Nations Unies sur les Peuples Autochtones touche à sa fin.
C’est le moment de prendre le temps en ce début de
21ème siècle pour voir où en est la situation des peuples autochtones
qu’on évalue à plus de 300 millions de personnes dans le monde.
Indiens, Pygmées, Aborigènes, Lapons, Inuïts, ils sont présents dans
les 5 continents et dans plus de 70 pays. Marginalisées, ces
populations vivent dans une grande pauvreté.
Depuis quelques années, ils relèvent la tête et on
assiste à un réveil de ces peuples. Ils commencent par revendiquer de
meilleures conditions sociales. Car l’histoire de ces peuples est
d’abord celle d’une domination et d’une exploitation. Mais la
dimension culturelle n’est pas oubliée : ils désirent que leur
identité soit enfin reconnues. On a ainsi vu apparaître un certain
nombre de mouvements indigènes qui mettent au devant de la scène
politique leurs revendications : droit à la terre, droit à de
meilleures conditions de vie, participation politique, reconnaissance
de leur identité culturelle et de leur savoirs ancestraux.
Le Rêve volé
Les Aborigènes d'Australie sont le plus vieux peuple autochtone. Plus
de 40 000 ans d'existence. Mais en deux siècles, depuis l'arrivée, en
1788, de colons britanniques sur leur continent qui ont déclaré leur
territoire "terra nullius" càd terre vide, ils furent chassés de leur
habitat, privé de leurs ressources naturelles et obligés d'assister à
la dislocation de leur société. Aujourd'hui, la majorité des
Aborigènes vit dans les villes. Malgré tout, les Aborigènes ont
préservé leur identité notamment à travers l'Art.
Un reportage d’Anne REMICHE-MARTYNOW et Jacques DOCHAMPS
Le Réveil Indien
Miguel Palacin est le Président de la Conacami, la Coordination
Nationale des Communautés affectées par l'exploitation des mines.
Depuis de nombreuses années, ils ont commencé une lutte contre la
manière dont les mines exploitent et contaminent les terres des
communautés indiennes. Aujourd'hui, ce combat est lié à une
revendication identitaire : culte à la Pachamama, retour aux croyances
ancestrales...
Un reportage d'Anne REMICHE-MARTYNOW
Le Cercle des Peuples disparus
Depuis plusieurs années déjà, des représentants des Peuples
Autochtones du monde entier se réunissent régulièrement aux
Nations-Unies à Genève. Ils sont issus de plus de 5000 nations
dispersées sur les continents. Nations presque toujours opprimées,
blessées, colonisées, en péril...
Un reportage de Jacques DOCHAMPS
Pour poursuivre :
Il y a de la place dans le monde pour bien des mondes, Revue Ethnies
(Survival France)
Delphine MORRIS et Michel BOCCARA, Rêve et Politique des premiers
Australiens, L'Harmattan
Barbara GLOWCZEWSKI, Les Rêveurs du Désert, Actes Sud, collection
Babel
Source : http://www.la1.be/ |
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Réponse du
Chef Seattle en 1854 au gouvernement américain qui lui proposait
d'abandonner sa terre aux blancs et promettait une "réserve" pour le
peuple indien :
"...Cette
eau scintillante qui coule dans les ruisseaux et les rivières n'est
pas seulement de l'eau mais le sang de nos ancêtres. Si nous vous
vendons de la terre, vous devez vous rappeler qu'elle est sacrée et
que chaque reflet spectral dans l'eau claire des lacs parle
d'événements et de souvenirs de la vie de mon peuple. Le murmure de
l'eau est la voix du père de mon père.
Les rivières sont nos
frères, elles étanchent notre soif. Les rivières portent nos canoës et
nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devez
désormais vous rappeler, et l'enseigner à vos enfants, que les
rivières sont nos frères et les vôtres, et vous devez désormais
montrer pour les rivières la tendresse que vous montreriez pour un
frère..."
Texte
intégral |
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