![]() |
|
"Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière
rivière empoisonnée, le dernier poisson pêché, alors vous découvrirez
que l'argent ne se mange pas" (Proverbe indien) |
Au forum social mondial, les Indiens d'Amazonie appellent à protéger leur forêt
Profitant du Forum social mondial qui se tenait
dans la ville brésilienne de Belem du 27 janvier au 1er février
2009, près de 2 000 indigènes se sont réunis pour solliciter une
alliance mondiale contre la déforestation de la forêt
Amazonienne.
Les débats se sont ouverts, dès le premier jour, sur ce sujet
crucial et reconnu par les organisateurs comme "stratégique du
point de vue géo-politique pour le monde".D'ailleurs, le choix de
cette ville avait pour volonté affichée d'ouvrir les discussions à
l'Amazonie et à ses peuples. Leur mobilisation record témoigne de
leur volonté d'attirer l'attention sur le pillage de leurs
régions.
Au menu des doléances également : une forte volonté de conserver
leur mode de vie, leur langue, leur culture, leur spiritualité et
surtout leur territoire. Ils revendiquent le droit de choisir leur
"modèle de développement". S'il est un sujet à la fois lié à leur
sort autant que celui de la planète, c'est l'avenir de la plus
grande forêt tropicale du globe. Entre la culture intensive et
l'exploitation illégale, ce réservoir essentiel de la biodiversité
et garant de l'équilibre climatique s'épuise à vitesse
considérable. Et les autochtones sont les premiers témoins de ce
saccage, eux qui dès l'arrivée des multinationales sont sciemment
chassés de leurs lieux d'habitation.
EN SAVOIR PLUS
http://www.forumsocialmundial.org
Savoir autochtone
La culture
autochtone représente un véritable trésor pour le reste de
l'Humanité.
Selon une étude, parmi les 119 plantes de
base utilisées dans la fabrication de nos médicaments, 74% auraient
été découvertes bien avant par les Autochtones. L'Organisation
Mondiale pour la Santé (OMS) a alors recensé 21 000 espèces de
plantes médicinales utilisées par ces communautés, mais dont les
vertus restent a démontrer par des analyses à mener dans les
laboratoires occidentaux.
Les Autochtones ont découverts et développés certains savoirs sur
des principes écologiques et environnementaux, comme celui de
l'écosystème (interactions existantes entre faune et flore), par
exemple.
De part des centaines, voire des milliers d'années de pratique,
ils savent également comment gérer et exploiter les ressources
forestières de manière durable. Ainsi, les populations locales
utilisent des systèmes de " jardinage forestier " hautement
sophistiqués pour produire leur nourriture; et cela toujours dans
le plus grand respect de l'environnement.
Le savoir des populations autochtones peut ainsi
représenter un caractère essentiel dans l'instauration d'une
gestion et d'une exploitation plus respectueuses des forêts
tropicales. Il peut également être essentiel au recouvrement des si
nombreuses zones forestières à ce jour mal exploitées ou
détruites.
Cependant, en terme de propriété intellectuelle, on a trop souvent
abusé des compétences et des savoirs des autochtones, et certaines
compagnies n'ont éprouvé aucune gêne à faire breveté des variétés
de plantes seulement connues de ces populations, et utilisés par
elles depuis des générations. Et malheureusement, de tels procédés
sont toujours d'actualité.
La suite sur http://www.rainforestfoundationuk.org
Le témoignage
dramatique des Hommes de la forêt. Un film tourné et réalisé par
Chanee, car la forêt doit être sauvée pour les animaux, mais aussi
ces hommes...
http://www.dailymotion.com/playlist/xjf5z_kalaweitprogram_orang-rimba
L'Ayahuasca à la
lumière de la botanique contemporaine : La télévision de la
forêt

Help!
De tous les chamboulements
climatiques, écologiques, notre civilisation industrielle est
responsable.
Nous devons prendre conscience de la gravité de la situation
actuelle sans perdre de temps.
Les peuples premiers ont dû subir l'invasion de leurs terres, les
privations de leurs cultures, parfois le génocide.
Aujourd'hui devant l'audace de quelques gouvernements, de quelques
multinationales ou entreprises illégales, ils viennent à notre
rencontre pour nous dire que leur situation est grave.
Ils nous avertissent aussi que notre situation est en danger par
ce que nous avons laissé faire sans rien dire, ou sans le
savoir.
La Terre Mère ne peut plus supporter l'injustice et agressions
dont les peuples premiers et la nature sont victimes.
L'homme moderne doit changer sa facon de vivre et regarder en face
sa responsabilité dans ce qui se passe sur cette
planète.
Leur message est passé par
la ville de PAU,
par le 1er Forum International des Peuples Autochtones "Le
F.I.P.O." en Juin 2006.
Source : http://peuplespremiers.skyblog.com/

Dernières nouvelles
1er avril
2009 : Voir le film 'Mine : story of a sacred mountain' (Mine :
histoire
d'une montage sacrée) qui retrace le destin tragique de la tribu
Dongria kondh et sa lutte pour empêcher la mine à ciel ouvert de
détruire ses terres et son mode de vie.
http://www.survival-international.org/films/mine
BRESIL : la Cour Suprême confirme les droits des Indiens
1er avril 2009 - La Cour Suprême du Brésil a finalement rendu son jugement : le
territoire indigène de Raposa-Serra do Sol ne sera pas fractionné.
Un puissant groupe de riziculteurs qui occupe une partie du
territoire souhaitait modifier ses frontières. Mais dix juges sur
onze ont décrété que la réserve resterait intacte.
Pour en savoir plus :
http://www.survivalfrance.org/actu/4358
INTERNATIONAL : Un film produit par des missionnaires incite à
"la
haine des Indiens"
1er avril 2009 : A l'occasion de la journée internationale des Nations-Unies
pour
l'élimination de la discrimination raciale – le 21 mars –, Survival
a dénoncé les auteurs d'un film controversé incitant à la haine
raciale envers les Indiens du Brésil.
Pour en savoir plus :
http://www.survivalfrance.org/actu/4346
Amazonie
péruvienne : des chercheurs sauvent la mémoire des amérindiens ICRA News
Des
chercheurs ont entrepris dans la haute Amazonie du Pérou de sauver la culture
orale des Yaneshas, des indiens dotés d'une prodigieuse mémoire leur permettant
de raconter le monde des plantes dans lequel ils vivent et avec lequel ils
communiquent.
AUSTRALIE : Les excuses du
gouvernement aux Aborigènes
Le nouveau Premier ministre
australien Kevin Rudd a présenté des excuses officielles aux
Aborigènes pour toutes les injustices qu'ils ont subies durant ces
deux derniers siècles.
Pour en savoir plus : http://www.survivalfrance.org/actu/3074
PEROU
: Contact probable d'Indiens isolés
Des informations non confirmées
font état de la découverte d'un village d'indiens non contactés
d'Amazonie péruvienne par une équipe de prospection
pétrolière.
Pour en savoir plus : http://www.survivalfrance.org/actu/3068
Agissez !
http://www.survivalfrance.org/
BANGLADESH
: Des observateurs indépendants dénoncent la répression des
Jumma
Suite à leur mission d'enquête dans
les Chittagong Hill Tracts, des personnalités bangladeshi ont
publiquement exprimé leur " grande préoccupation " quant au sort du
peuple jumma qui vit dans la région.
Pour en savoir plus : http://www.survivalfrance.org/actu/3082
Agissez !
http://www.survivalfrance.org/agir
INTERNATIONAL
: Une langue indigène disparaît " toutes les deux semaines
"
A l'occasion de la " Journée
internationale de la langue maternelle " décrétée par l'Unesco le
21 février, Survival International rappelle qu'en moyenne une
langue indigène s'éteint toutes les deux semaines.
Pour en savoir plus : http://www.survivalfrance.org/actu/3087
KENYA : Les Ogiek pris dans l'escalade de la violence
Des porte-parole ogiek, appartenant
à l'un des derniers groupes de chasseurs-cueilleurs de l'Afrique de
l'Est ont dénoncé les violences qu'ils subissent dans le conflit
qui a éclaté après l'élection présidentielle du 27 décembre.
Pour en savoir plus : http://www.survivalfrance.org/actu/3060
Pérou : des Indiens
isolés repérés par avion
21 Indiens isolés ont
été repérés au cours du survol aérien de l'une des régions les plus
reculées d'Amazonie péruvienne. Leur territoire est actuellement la
cible de bûcherons illégaux.
Un chamane brésilien à Londres
: " Acheter la forêt tropicale ne la sauvera pas "
A l'occasion de sa venue à Londres, un leader
yanomami d'Amazonie brésilienne dénonce les initiatives de
certaines organisations engagées dans des campagnes de " rachat de
la forêt " qu'il qualifie d'" inutiles ".
PARAGUAY: des
images satellite révèlent la destruction des terres d'Indiens
isolés
Des images satellite révèlent que la
déforestation illégale atteint le dernier refuge d'un groupe
d'Indiens isolés.
Un groupe d'indigènes vivant
jusqu'alors en isolement volontaire est apparu au monde
extérieur
Fin mai 2007, un groupe
d'indigenes vivant jusqu'alors en isolement volontaire est apparu
au monde exterieur. Cela s'est passe dans le Nord de l'état de
Pará. Les membres du groupe ont marche pendant cinq jours et
parcouru plus de cent kilometres a travers la dense foret
amazonienne ; ils ont traverse la frontiere de Mato Grosso et sont
arrives a l'improviste dans un village
des indiens Kayapó.
Le Brésil va fournir un
accès Internet gratuit à des Indiens d'Amazonie
Le gouvernement brésilien va fournir un accès
Internet gratuit à des tribus indiennes d'Amazonie, dans le
nord-ouest du pays, pour leur permettre de signaler les atteintes à
l'environnement et à la forêt.
De Catherine, le 24 mars
2007 : "Voilà ce
qu'on écrit des élèves suite à l'article paru dans Terre sacrée sur
les Kayapo ... et à leur entrée en contact avec moi sur le sujet.
En leur demandant leur accord, peut-être peux-tu insérer cela dans
le site ..."
Communiqué du Collectif de soutien aux
Amérindiens du Haut-Maroni
Malgré une
demande officielle d'audience avec la ministre de l'écologie et du
développement durable formulée deux jours à l'avance auprès de la
préfecture, le collectif de soutien aux Amérindiens du Haut Maroni,
pourtant enrichi de la présence de l'autorité suprême des Wayana
Gran Man Aïmaïpoti Touenké en personne, ne fut reçu que par un
simple attaché parlementaire, accompagné du directeur de cabinet du
préfet et ceci avec une heure trente de retard sur l'horaire prévu.
La seule excuse de la Préfecture étant qu'ils n'ont reçu le mail
qu'aujourd'hui ... à quoi bon les nouveaux moyens technologiques
!!!
La plus grande forêt tropicale du monde
écocertifiée FSC est gérée par des indiens
Au coeur de l'Amazonie, dans l'Etat du Para, où le taux de
déforestation est l'un des plus élevé du monde, les indiens Kayapo
viennent d'obtenir le label de
gestion durable FSC (Forest Stewardship Council)
pour leur forêt ancestrale. Avec près de 1,5 million d'hectares de
superficie, il s'agit de la plus grande surface de forêt tropicale
au monde certifiée.
Képétomac
Tamo Antecume Pata Le
projet de Parc national
28/12/06. Courrier posté ce jour sur le site de la Présidence de la
République. Monsieur le Président de la République, Nous,
Amérindiens Wayana et Teko habitants du haut maroni, fleuve de
Guyane française, venons d'apprendre par voie de presse que notre
zone de subsistance ne sera pas mise sous la protection du coeur du
futur parc national de Guyane, contrairement à notre revendication
unanime.
Bolivie : les Toromona vivant en isolement
volontaire sont en péril d'extinction
Le monde
commence à prendre conscience du problème des peuples indigènes
isolés de l'Amazonie. Pour incroyable que cela paraisse, certains
animaux sont mieux protégés que les groupes humains qui cherchent à
préserver leur isolement. Sans aucun doute, il s'agit là d'un droit
fondamental de l'homme, que les peuples indigènes ont la faculté
d'exercer et de défendre, et que nous devons respecter. Pourtant,
malgré les recommandations de l'ONU, de l'OEA, de COICA, de l'UICN
et d'autres institutions mondiales et régionales, la situation de
ces peuples de l'Amazonie continentale (le plus grand réservoir
mondial de peuples non contactés) est alarmante. Ils se retrouvent
tous, sans exception, en péril de disparition forcée. Il faut
promouvoir d'urgence des actions destinées à éviter que ce nouveau
génocide soit consommé.
Mise en garde contre le
"messager" shuar Tzamarenda
Nous tenons à informer les internautes que Monsieur
Tzamarenda Naychapi Estalin, messager de l'association Y.A.M.I. (Yawints Arutam Mura International) et son
"université" équatorienne des sciences ancestrales (UNCIA), est
plus intéressé par l'argent qu'il demande pour des séjours de cinq
mois que par les enseignements "spirituels" qu'il est sensé
transmettre.
Les chefs indiens reçus en
grande pompe
Paillettes et diplomatie. C'est le grand
écart auquel se livre la délégation de chefs indiens d'Amazonie,
venus en Europe pour défendre leur culture et la forêt. Ils étaient
à Paris lundi. Récit.
L'Amazonie s'est incarnée à Paris cette semaine. La forêt tropicale, haut lieu de la biodiversité mondiale, a soudain pris un visage, ou plutôt quatre. Ceux de chefs de tribu indienne, venus du Brésil pour chercher de l'aide contre la déforestation et la destruction de leur environnement. A l'initiative d'une jeune ethnologue, Emilie Barrucand, qui travaille avec eux depuis 2001 (1) et avec Amnesty International, ils lancent l'alerte à Paris, Bruxelles et Genève : ils participeront, la semaine prochaine, à la réunion du groupe de travail de l'ONU sur les peuples autochtones.
Les médecines traditionnelles,
entre guérison et initiation
Les
guérisseurs d'Amazonie disent qu'ils ont acquis leur savoir au
contact des plantes qui leur parlent. Pour accéder à cette
compréhension, il est nécessaire de mettre en veilleuse
transitoirement notre envahissante rationalité et un sens critique
exacerbé et d'accepter de nous laisser guider. Le guérisseur
lui-même passe par un processus d'initiation qui le confronte à son
ombre, à sa mort ou à ses morts...
Amazonie : Le peuple oublié des
Kayapo
Les Kayapo comme toutes
les communautés indigènes ont un rapport étroit avec la nature qui
les entoure. Selon leur vision de l'univers, tous les êtres
vivants, le cosmos, les plantes, l'eau, les animaux... sont
intimement liés et forment un tout indissociable. Chaque être
vivant n'existe qu'à travers le maintien de cette relation.
L'Amazonie, les Indiens et
nous
Les disputes
sanguinaires autour des conflits sur la terre en Amazonie, au
Brésil, semblent être sans fin. D'un côté, les entrepreneurs
forestiers, les miniers, les agriculteurs - principaux coupables du
défrichement de la forêt tropicale - et des paysans sans terre
luttant pour des lopins de terre. De l'autre, les Indiens qui
revendiquent leurs terres ancestrales.
Chili: l'or qui déménage les
glaciers
Déplacer
des glaciers. C'est le projet que le groupe canadien Barrick Gold
Corporation, le troisième plus grand exploitant d'or au monde, a
soumis à l'Etat chilien. L'entreprise découperait des blocs d'une
superficie totale de 20 hectares dans trois glaciers situés dans la
cordillère des Andes, à 5 000 m d'altitude environ. Les blocs
seraient ensuite transportés 2 à 5 km plus loin jusqu'à un autre
glacier. L'opération permettrait de dégager l'emplacement pour
exploiter une mine d'or, d'argent et de cuivre à ciel ouvert. Une
mine parmi les plus grandes au monde, avec une production de 700
000 onces d'or (à 430 dollars l'once au cours actuel) par an sur
dix-sept ans. A cheval entre le Chili et l'Argentine, ce projet,
appelé Pascua-Lama, d'un investissement d'environ 1,5 milliard de
dollars, pourrait voir le jour en 2006.
Huit indiens Kayapo du
Brésil en France pour faire partager leur culture
Le corps orné de
peintures traditionnelles mais chaussés de tongs, huit Amérindiens
Kayapo, pour leur premier voyage hors du Brésil, sont venus à
Choisy-le-Roi pour faire partager leur culture et oeuvrer ainsi à
sa préservation.
Tumbre "est ému". Son court film-documentaire, qui fait découvrir certaines danses rituelles de sa tribu, vient d'être projeté au public du "Festival de l'Oh!", manifestation du Val-de-Marne dédiée à l'eau, et dont le Brésil était l'invité d'honneur.
Interrogé sur sa démarche, le jeune et souriant indien au visage peint de rouge et de noir, s'explique : "C'est à nous de montrer nos coutumes. Jusque là, seuls les blancs le faisaient".
Avec l'ayahuasca, le
gouvernement hallucine!
L'affaire n'aura pas traîné. En janvier, la cour
d'appel de Paris avait estimé que l'ayahuasca, liane originaire
d'Amérique latine aux effets hallucinogènes utilisée en décoction
par des guérisseurs, n'était pas interdite par la loi française et
que ses adeptes pouvaient donc en importer et en consommer en toute
légalité, contrairement à l'avis de la police et du parquet. Loin
de s'avouer vaincues, les autorités ont donc décidé fin avril de
modifier la loi sur les stupéfiants afin d'y inclure l'ayahusca en
raison de ses "effets psychoactifs et d'un potentiel d'abus avéré".
Depuis mardi, date de publication de l'arrêté au "Journal
officiel", il est donc interdit de consommer en France toute
préparation contenant de l'ayahuasca.
Kogi, un combat contre
l'oubli
Derniers
représentants d'une civilisation précolombienne, les Indiens Kogi
sont menacés de disparition.
A la recherche de nos
parents perdus
Le programme américain Genographic a
l'ambition de reconstituer la manière dont les populations humaines
se sont mélangées depuis qu'" Homo sapiens " est sorti
d'Afrique
Le projet peut paraître fou: collecter, puis analyser, classifier,
comparer des échantillons d'ADN prélevés aux quatre coins du monde
sur au moins 100000 êtres humains choisis parmi les "populations
premières", celles qui "sont restées relativement isolées depuis de
nombreuses générations".
"Nous rendons grâces à notre mère, la terre, qui
nous soutient. Nous rendons grâces aux rivières et aux ruisseaux
qui nous donnent l'eau. Nous rendons grâces à toutes les plantes
qui nous donnent les remèdes contre nos maladies. Nous rendons
grâces au maïs et à ses soeurs les fèves et les courges, qui nous
donnent la vie. "
Lutter contre les idées reçues
A la recherche
de nouvelles molécules, des scientifiques étrangers n'hésitent pas
à soutirer aux chamans leurs secrets ancestraux de guérisseurs pour
ensuite déposer des brevets pharmaceutiques.
tiques.
Les Haudenosaunees, ou Confédération des Six Nations
iroquoises, forment un des plus anciens gouvernements du monde
toujours en action. Bien avant l'arrivée des Européens en Amérique
du Nord, notre peuple se réunissait en conseil pour décréter les
principes d'une coexistence paisible entre les nations et la
reconnaissance du droit des peuples à une existence continue et
ininterrompue. Les Européens ont quitté les feux de nos conseils et
voyagé dans le monde pour diffuser les principes de justice et de
démocratie qu'ils avaient appris de nous et qui ont eu des effets
profonds sur l'évolution du Monde Moderne...
Peuples indigènes, gardiens de
toute vie (Hopis)
Tout ce qui a été créé et nous a été donné est
très précieux. Nous devons protéger ces dons et les utiliser avec
sagesse, les partager afin de préserver l'harmonie entre tous. Mais
nous oublions ces dons, ce qui rend la recherche de la paix
extrêmement difficile. Nous craignons que l'humanité ne soit allée
trop loin, et qu'elle ait trop oublié pour jamais trouver cette
paix.
Sitting Bull et Elan Noir,
anciens chefs sioux
"Voyez, mes
frères, le printemps est venu; la Terre a reçu l'étreinte de Soleil
et nous verrons bientôt les fruits de cet amour.
Chaque graine s'éveille et de même chaque animal prend vie. C'est à ce mystérieux pouvoir que nous devons aussi notre existence; c'est pourquoi nous concédons à nos voisins, même à nos voisins animaux, le même droit qu'à nous d'habiter cette terre.
Les Wintus : "La Terre est un
seul organisme"
Quand une société
considère la nature imprégnée d'intégrité et de perfection, avec de
surcroît la conviction de l'histoire partagée et de l'unité
spirituelle qu'on rencontre dans les relations humaines, il n'y a
rien de surprenant à ce que ses membres éprouvent une empathie
profonde pour les souffrances de la Terre quand elle est
surexploitée ou maltraitée.
Un Shuar d'Amazonie parle des
OGM
"Nous autres les
Indiens avons toujours aimé et respecté la nature. Que des hommes
tentent de la modifier, nous préoccupe énormément. Sachez qu'il est
toujours plus difficile de rétablir l'équilibre naturel que de
produire un déséquilibre. L'homme n'est pas né sur Terre pour
corriger la nature, mais pour en être le fidèle gardien.
"Nous sommes, pourrait-on dire, la
prophétie de nos ancêtres. A notre tour, nous voulons transmettre
le meilleur aux générations à venir. Je crois que beaucoup de gens
partagent ce rêve, aujourd'hui, et qu'il peut transformer le monde.
Nombreux sont ceux qui recherchent la paix, la tranquillité, un
meilleur quotidien... Mais, souvent, ils ne savent pas comment s'y
prendre. (...) On voudrait aller au-delà, plus vite, plus loin.
C'est très difficile. Mais essayer vaut la peine. Considérant par
exemple l'histoire de l'Amérique et des souffrances qui y ont été
vécues par nos ancêtres depuis l'arrivée des Européens, nous
pourrions vite nous trouver engloutis... Il est très important de
placer le but beaucoup plus haut que tout ce qui nous limite
maintenant.
Défenseurs des
Peuples Premiers
Sacrée "croisade" contre les
OGM!
Droit des peuples à garder leurs cultures!
Bioprospection : un recyclage des
savoirs ancestraux ?
Prospecter
la biodiversité (ou bioprospecter), c'est rechercher parmi le
patrimoine biologique existant les ressources génétiques et
biochimiques pouvant avoir une valeur commerciale. Cette activité
est surtout menée par les secteurs de la pharmacologie, de la
biotechnologie et de l'agriculture. Grâce aux immenses progrès
techniques des dernières décennies, il est beaucoup plus facile
pour les scientifiques d'étudier les possibilités commerciales des
espèces. C'est ce qui explique que de nombreuses sociétés ont
commencé à étudier le monde naturel, en particulier les forêts
tropicales. à cette fin, les scientifiques s'appuient souvent sur
les conseils des communautés locales qui connaissent très bien les
plantes et les animaux de leur environnement.
C'est ainsi que des 119 médicaments (dont la structure chimique connue est encore extraite de plantes plus complexes et qui sont utilisés dans les pays industriels), plus de 74 % ont été découverts par des chimistes qui cherchaient à identifier des substances chimiques présentes dans les plantes utilisées par la médecine traditionnelle (Farnsworth, 1988). Pour la recherche de matériel utile à la médecine occidentale, les sociétés pharmaceutiques étudient non seulement les végétaux mais aussi les animaux, les insectes et les micro-organismes (comme les champignons et les bactéries).
UN
JARDIN BOTANIQUE EN AMAZONIE Sarayaku,
la communauté Kichwa (Amazonie équatorienne) province de Pastaza,
développe entre autre, un projet Tayak sous trois aspects : - SASI
WASI, un lieu sacré pour le maintient des pratiques
médicinales. - TAYAK WASI, un centre d'enseignement,
d'apprentissage et de revalorisation des connaissances
ancestrales. - SACHA RUYA, un jardin botanique
pédagogique. (Contact:
parolesdenature@wanadoo.fr / Corinne Arnould).

En Amazonie, certains chamanes ont choisi de créer des " Jardins du Savoir ", afin de protéger leur milieu naturel et de sauvegarder leur identité culturelle. Ces lieux vivants sont de véritables :* conservatoires de la biodiversité amazonienne et des plantes médicinales, parfois en voie de disparition.
* espaces de rencontre et de valorisation des savoir-faire indiens : accueil et soins des populations locales,
* écoles du respect de la nature et de transmission vers les enfants
Pourquoi ont-ils été créés ?
Autrefois, les chamanes vivaient dans les communautés indiennes, aujourd'hui disloquées par l'exode rural et la déforestation. Les indiens perdent l'essentiel : la conscience de leur identité culturelle. Certains chamanes ont décidé de réagir en créant les jardins du savoir. La culture chamanique est un moyen d'action efficace et durable en raison de son rayonnement et de son ancienneté.
Quel est le rôle de paroles de nature ?
Paroles de Nature est une aide :
• à l'achat de terres, au financement de structures
d‘accueil de la population
• à la fédération de ces différents jardins pour les sortir
de leur isolement
• à l‘établissement de liens avec notre culture
occidentale
Bio-piraterie. Au Brésil, la communauté
milite pour protéger son patrimoine thérapeutique.
Les Indiens plaident pour leurs savoirs
Par Chantal
RAYES
Mercredi 01 septembre 2004 (Liberation)
São Paulo de notre correspondante
Les Indiens du Brésil se mobilisent contre la biopiraterie. Réunis
le week-end dernier à Brasilia, une trentaine de "pajés", les
sorciers amérindiens, ont appelé à la protection de leurs
connaissances traditionnelles, portant sur les vertus
thérapeutiques des espèces d'Amazonie et la composition de
préparations naturelles tropicales.
Pragmatisme. Il s'agit, selon la déclaration finale, de mettre fin à l'"usurpation" de ces savoirs ancestraux qui se poursuit malgré l'adoption, en 1992, de la convention sur la diversité biologique (CDB). Ce texte, qui établit la souveraineté des pays sur leurs ressources biologiques et le partage équitable des fruits de la biodiversité, est resté lettre morte. Résultat, des espèces végétales et animales sont pillées par des chercheurs ou des entreprises, le plus souvent des pays riches, et leurs principes actifs brevetés sans aucune contrepartie financière pour le pays d'où vient l'espèce, ni pour la communauté indigène qui en connaît les propriétés. Idem pour les composés naturels tropicaux comme le curare, un poison utilisé par les chasseurs d'Amazonie sur les pointes de leurs flèches et dont les vertus anesthésiques sont exploitées par les labos américains Squibb et Glaxo.
Lors de leur première rencontre, en 2001, les pajés s'étaient dits opposés au brevetage de produits élaborés à partir des savoirs traditionnels. Plus aujourd'hui. Pragmatisme oblige, explique Daniel Munduruku, président de l'Institut indigène brésilien pour la propriété intellectuelle, coorganisateur de la rencontre. "Nous réclamons une répartition des bénéfices, y compris sur les produits déjà sur le marché et sur l'usage des ressources biologiques se trouvant sur nos terres, ressources que nous seuls pouvons exploiter (sauf le sous-sol), selon la Constitution. Mais nous revendiquons aussi le droit de refuser de partager nos ressources ou nos savoirs traditionnels."
Contrats. Le ministère de l'Environnement a pris en compte une partie de ces revendications dans son projet de loi réglementant l'accès au patrimoine génétique national. Un conseil de gestion du patrimoine génétique a également été créé en 2001. Les contrats de répartition des bénéfices, récemment approuvés par ce conseil, sont jusqu'ici la seule protection des savoirs traditionnels. "C'est un début, admet Daniel Munduruku, mais nous voulons un régime juridique spécial, reconnaissant la propriété intellectuelle des communautés indigènes sur ces connaissances. Un tel régime instituerait la notion nouvelle de droits d'auteur collectifs, qui bénéficieraient à toute la communauté, ces savoirs n'étant pas détenus par une seule personne. Ce régime devrait être adopté par le Brésil mais aussi dans les accords internationaux de propriété intellectuelle." Car toute mesure prise par le pays pour lutter contre la bio-piraterie sera sans effet ou presque tant que la CDB ne s'appliquera pas à l'échelle internationale. Or les Etats-Unis, qui ont refusé de la ratifier, ne veulent pas en entendre parler. Les 350 000 Indiens du Brésil (0,3 % de la population) le savent mais, pour eux, la gauche, au pouvoir depuis un an et demi au Brésil, pourrait mieux faire.
Décevant. Ils lui demandent de hâter la reconnaissance des terres indigènes (12 % du territoire du pays) "car, sans la terre, nos savoirs se perdront". Un dossier sur lequel le président Lula s'est montré jusqu'ici très décevant. Pourtant, les peuples indigènes jouent un rôle capital dans la protection de la forêt, selon un récent rapport de l'association Forest Trends.
Peuples
autochtones
| Mardi 17 août 2004 : La
décennie des Nations Unies sur les Peuples Autochtones touche à sa
fin.
C'est le moment de prendre le temps en ce début de 21ème siècle pour voir où en est la situation des peuples autochtones qu'on évalue à plus de 300 millions de personnes dans le monde. Indiens, Pygmées, Aborigènes, Lapons, Inuïts, ils sont présents dans les 5 continents et dans plus de 70 pays. Marginalisées, ces populations vivent dans une grande pauvreté. Depuis quelques années, ils relèvent la tête et on assiste à un réveil de ces peuples. Ils commencent par revendiquer de meilleures conditions sociales. Car l'histoire de ces peuples est d'abord celle d'une domination et d'une exploitation. Mais la dimension culturelle n'est pas oubliée : ils désirent que leur identité soit enfin reconnues. On a ainsi vu apparaître un certain nombre de mouvements indigènes qui mettent au devant de la scène politique leurs revendications : droit à la terre, droit à de meilleures conditions de vie, participation politique, reconnaissance de leur identité culturelle et de leur savoirs ancestraux.
Le Rêve volé Un reportage d'Anne REMICHE-MARTYNOW et Jacques DOCHAMPS
Le Réveil Indien Aujourd'hui, ce combat est lié à une revendication identitaire : culte à la Pachamama, retour aux croyances ancestrales... Un reportage d'Anne REMICHE-MARTYNOW
Depuis plusieurs années déjà, des représentants des Peuples
Autochtones du monde entier se réunissent régulièrement aux
Nations-Unies à Genève. Ils sont issus de plus de 5000 nations
dispersées sur les continents. Nations presque toujours opprimées,
blessées, colonisées, en péril... Pour
poursuivre : |
|
Réponse du Chef Seattle en 1854 au gouvernement américain qui lui proposait d'abandonner sa terre aux blancs et promettait une "réserve" pour le peuple indien : "...Cette eau scintillante qui coule dans les ruisseaux et les rivières n'est pas seulement de l'eau mais le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons de la terre, vous devez vous rappeler qu'elle est sacrée et que chaque reflet spectral dans l'eau claire des lacs parle d'événements et de souvenirs de la vie de mon peuple. Le murmure de l'eau est la voix du père de mon père. Les rivières sont nos frères, elles étanchent notre soif. Les rivières portent nos canoës et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devez désormais vous rappeler, et l'enseigner à vos enfants, que les rivières sont nos frères et les vôtres, et vous devez désormais montrer pour les rivières la tendresse que vous montreriez pour un frère..." |
|
"Quand une connexion s'établit de coeur à coeur, d'esprit
à esprit, le rapport est toujours puissant et juste. Le désir de
s'accepter chacun tel que l'on est en constitue le
fondement."
Don Hilario Chiriap (Shuars). ___________ "Voici qu'une seule version de la réalité s'étend sur la planète entière. (...) Le nombre d'hommes et de femmes totalement affranchis de toute influence occidentale ne dépasse pas aujourd'hui dans le monde les vingt mille dont un bon tiers se trouverait en Amazonie." Jean Patrick Costa (L'Homme-Nature aux éditions Sang de la Terre 2000.) ___________ "Que ce troisième millénaire soit celui de la paix, de l'amour et de la fraternité. Que la terre sacrée de nos ancêtres soit, un jour, de nouveau foulée par les bisons. Que l'aigle blanc plane, sans crainte du Yankee, au dessus des collines fécondes. Que le soleil de l'Est chasse l'ombre de l'Ouest, pour que notre terre mère retrouve enfin la liberté." Michel chrétien dit Cheval blanc. ___________ Voici deux textes d'Indiens pris au hasard dans le recueil de texte Indiens "Pieds nus sur la terre sacrée" fait par T.C. Mc Luhan. (Il faut absolument le lire si ce n'est déjà fait, c'est superbe!) "Les blancs se moquent de la terre, du daim ou de l'ours. Lorsque nous, Indiens, chassons le gibier, nous mangeons toute la viande. Lorsque nous cherchons les racines, nous faisons de petits trous. Lorsque nous construisons nos maisons, nous faisons de petits trous. Lorsque nous brûlons l'herbe à cause des sauterelles nous ne ruinons pas tout. |
Nous secouons les glands et les
pommes de pin des arbres. Nous n'utilisons que le bois mort. L'homme blanc, lui, retourne le sol, abat les arbres, détruit tout. L'arbre dit :"Arrête, je suis blessé, ne me fais pas mal." Mais il l'abat et le débite. L'esprit de la terre le hait. Il arrache les arbres et ébranle jusqu'à leurs racines. Il scie les arbres. Cela leur fait mal. Les indiens ne font jamais de mal, alors que l'homme blanc démolit tout. Il fait exploser des rochers et les laissent épars sur le sol. La roche dit: "Arrete, tu me fais mal." Mais l'homme blanc n'y fait pas attention. Quand les Indiens utilisent les pierres, ils les prennent petites et rondes pour y faire leur feu... Comment l'esprit de la terre pourrait-il aimer l'homme blanc?... Partout où il la touche, il laisse une plaie. Je me demande si la terre a quelque chose à dire. Je me demande si le sol écoute ce qui se dit. Je me demande si la terre est venue à la vie et ce qu'il y a en dessous. J'entends pourtant ce que dit la terre. La terre dit : "C'est le Grand Esprit qui m'a placée ici. Le Grand Esprit me demande de prendre soin des Indiens, de bien les nourrir. Le Grand Esprit a chargé les racines de nourrir les Indiens." L'eau dit la même chose: "Le Grand Esprit me dirige. Nourris bien les Indiens." L'herbe dit la même chose: "Nourris bien les Indiens." La terre, l'eau, l'herbe disent: "Le Grand Esprit m'a placée ici pour produire tout ce qui pousse sur moi, arbres et fruits." De même la terre dit: "C'est de moi que l'homme a été fait." Le Grand Esprit, en plaçant les hommes sur terre, a voulu qu'ils en prissent bien soin, et qu'ils ne fissent point de tord l'un à l'autre..." |
|
Seattle est avant tout le nom d'un grand chef indien de la tribu des Suquamish. Il est connu en particulier pour son discours de 1854 lors de négociations avec le gouvernement des Etats Unis, dans lequel il exprimait son refus de vendre les territoires indiens. http://membres.tripod.fr/seattle1854/- "ça m'interesse", Nov 2000, n°237 : Selon des chercheurs chinois, cultiver sur la même parcelle des variétés de riz différentes augmente leur résistance aux parasites. ____________ Dans le monde, il n'existe plus que 25 lieux où la vie est encore luxuriante. L'île de la Réunion en est un exemple. |
|
|
"Vous êtes déjà si misérables que vous ne pouvez le devenir
plus. Quels genre d'homme doivent être les Européens? Quelle espèce de créature
choisissent-ils d'être, forcés de faire le bien et n'ayant pour éviter le mal
d'autre inspiration que la peur de la punition? (...) L'homme n'est pas
seulement celui qui marche debout sur ses jambes, qui sait la lecture et
l'écriture et montrer mille exemples de son industrie... Extrait sélectionné par Tanka, lanceuses d'alertes pour Terre sacrée
Des Indiens isolés photographiés près de la frontière entre le Pérou et le Brésil ![]() 30 Mai 2008 |
|
|
Commerce équitable avec les peuples premiers :
http://www.commercequitable.com/
"Tu vois, je suis vivant.
Tu vois, je suis en accord avec la terre.
Tu vois je suis en accord avec les dieux.
Tu vois je suis en accord avec tout ce qui est beau.
Tu vois, je suis en accord avec toi.
Tu vois, je suis vivant, je suis vivant."
(chant indien)
Forêts tropicales : le trésor
dilapidé
Biodiversité, peuples premiers
|
|
|