|
|
Le pétrole : les gisements exploitables à un coût admissible seront épuisés en 2050
|
|
avant la fin du pétrole!
La fin du monde tel que nous le connaissons
Pétroles non-conventionnelsPrincipale Utilisation: remplacement du pétrole RBE: 0,7-13,3 (schistes bitumineux) La majorité des personnes, lorsqu'elles pensent "pétrole", imaginent un liquide jaillissant hors du sol quand le forage atteint la poche. Mais il ne s'agit là que d'une partie de la ressource, connue sous le nom de pétrole conventionnel. Il existe d'autres types de pétrole, non-conventionnels, tels que le pétrole extra-lourd, les sables asphaltiques, les schistes bitumineux, les bitumes, etc. Les définitions suivantes des sables asphaltiques et des schistes bitumineux sont tirées du livre "Hubbert's Peak" de Kenneth Deffeyes: Lorsque l'érosion amène un champ de pétrole à la surface, les molécules les plus fines s'évaporent, ne laissant que de l'asphalte quasiment solide dans la roche-réservoir. Ce pétrole asphaltique est exploité à ciel ouvert en extrayant le sable, mis en contact avec de l'eau chaude et le pétrole séparé des déchets. Les "schistes bitumineux" ne sont ni des schistes, ni du pétrole, mais des roches-mères immatures qui n'ont jamais été enfouies assez profondément dans la "fenêtre pétrolière" [pour être transformées en pétrole]...la roche doit être extraite, broyée et chauffées (à 600°C) dans des conteneurs fermés. Les restes gonflent à un volume supérieur à celui d'origine; le trou duquel les roches sont extraites n'est pas assez gros pour contenir tous les déchets. AvantagesIl existe d'énormes quantités de pétrole non-conventionnel, souvent dans des régions n'ayant pas de pétrole conventionnel. La ceinture de Orénoque au Venezuela pourrait contenir l'équivalent de 1,2 trillons de barils de pétrole extra-lourd, alors que les sables asphaltiques et schistes bitumeux du Canada et de l'Ex-Union Soviétique pourraient contenir l'équivalent de 300 Gb de pétrole. Comme le résultat de cette extraction est du pétrole et non-pas de l'électricité, cette alternative au pétrole conventionnel pourrait au moins être utilisée comme matière première et nous fournir les produits que les autres sources d'énergie ne peuvent pas - plastiques, engrais, etc. Bien qu'elle ne soit pas idéale en raison de l'intense consommation d'énergie nécessaire à la production, une fois le pétrole conventionnel épuisé, il s'agirait d'une des rares options qui nous restent. DésavantagesMalheureusement l'extraction des pétroles non-conventionnels exige des investissements financiers gigantesques, pollue énormément et a des délais très longs. Les quantités que pourraient produire le Canada et le Venezuela sont estimées entre 1 et 2 Gb par an entre 2005 et 2020 (ASPO). Etant donné que le monde consomme actuellement 27 Gb par année, ça ne changera pas grand' chose à la situation problématique des prochaines décennies. Le FuturPour le moment, les pétroles non-conventionnels ne couvrent que 5% de la consommation et les coûts sont prohibitifs. Mais les optimistes estiment qu'avec la raréfaction, la hausse des prix du pétrole permettra aux pétroles non-conventionnels de combler la différence. La pollution générée va certainement restreindre leur utilisation jusqu'à ce que le déclin du pétrole soit vraiment avancé. Même maintenant, le temps et l'argent nécessaires pour augmenter la production (pour passer des 5% actuels aux 100% représenterait une augmentation de 2000%) seraient énormes. |
Le pétrole est une roche liquide carbonée, ou huile minérale. L'exploitation de cette énergie fossile est l'un des piliers de l'économie industrielle contemporaine, car le pétrole fournit la quasi totalité des carburants liquides. L'or noir est la quinzième ressource non renouvelable amenée à disparaitre du fait de l'exploitation humaine intensive. Les réserves énergétiques mondiales de pétrole sont estimées à 164,4 milliards de tonnes. Environ 50% ont déjà été pompées. Juin 2008 : il reste 42 années de réserve, au rythme actuel de consommation qui est de 80 Mbbls/jour. L'épuisement de cette énergie fossile sera donc définitif en 2050. Du moins sous sa forme conventionnelle. (Source BP Statistical Review of world Energy 2007) Cette date est donnée à titre purement indicatif. Elle peut en effet varier selon les sources et l'évolution de notre civilisation. Utilisation du pétrole : Production de chaleur et d'électricité, carburant automobile, revêtements routiers, vêtements, plastiques, médicaments... Les problèmes engendrés par la disparition du pétrole interviendront bien avant la date fatidique. Voir à ce sujet le pic de Hubbert : http://fr.wikipedia.org/ Même si, grâce à des technologies avancées, nous découvrions de nouveaux gisements au cours d'explorations plus poussées de la croûte terrestre, cela ne ferait que repousser l'échéance de quelques années et ne modifierait pas grand chose à la donne. Le pétrole est un produit de l'histoire géologique d'une région, et particulièrement de la succession de trois conditions : l'accumulation de matière organique, végétale essentiellement sa maturation en hydrocarbures
son piégeage. La reconstitution des réserves de pétrole prendra des centaines de millions d'années, ce qui est bien sûr énorme à l'échelle humaine. 34 Mbbls/ jour
proviennent des pays membres de l'OPEP.
Notons que les gisements de sable bitumineux,appelés aussi sables asphaltiques, représentent une importante source de pétrole brut de synthèse, ou non conventionnelle. Peu rentables et particulièrement dévastateurs pour l'environnement, ils se trouvent notamment en Alberta, au Canada, et dans le bassin du fleuve d'Orénoque, au Venezuela. De plus petits gisements de sables bitumineux existent dans d'autres endroits du monde. L'extraction et le traitement de ces pétroles lourds demandent des quantités considérables d'énergie et d'eau, ce qui ne fait qu'aggraver les préoccupations liées au changement climatique. L'extraction des sables bitumineux produit en effet trois fois plus d'émissions de carbone que la production de pétrole conventionnel, tandis que l'extraction des schistes bitumineux, autre source présumée de pétrole brut de synthèse, produit jusqu'à huit fois plus d'émissions. Les schistes bitumineux semblent moins abondants, mais l'Australie en contient au moins 3,8 milliards de tonnes, et l'Estonie, le Brésil, la Suède, les états-Unis et la Chine en possèdent également de grandes quantités. Au total, ces sables et ces schistes des quatre coins du Globe renfermeraient plusieurs centaines de milliards de tonnes de pétrole. Quelle part de ces réserves serait récupérable de manière rentable? On l'ignore. On peut synthétiser le pétrole à partir de la matière organique. Mais si l'on voulait remplacer tout le pétrole nécessaire par des agrocarburants, il faudrait utiliser une telle superficie de terres cultivables que les 9 milliards d'humains prévus en 2050 ne pourraient jamais manger à leur faim. On parle cependant d'agrocarburants de seconde génération, mis au point en 2020, qui n'entreraient pas en concurrence avec les denrées alimentaires (algues, décomposition des déchets organiques...), mais les quantités produites seraient infimes par rapport au pétrole. Le pétrole est très polluant pour l'atmosphère de notre planète. Il dégage 10,3 milliards de tonnes de CO2 par an, ce qui a pour conséquence de faire grimper les températures globales à une vitesse alarmante (jamais constatée au cours de la longue histoire de la Terre) et de dérégler tous les climats. L'idéal serait de ne plus le brûler du tout, le plus vite possible, et de ne l'utiliser que pour des usages nobles, tels que les plastiques et les médicaments. Il en resterait ainsi pour les générations futures.'
En savoir plus sur le pétrole : http://fr.wikipedia.org/wiki/Petrole Le Pic de Hubbert, risques de chaos mondial, conférence d'Yves Cochet : http://www.dailymotion.comet son interview sur A2 : http://www.dailymotion.com/lenerver
|
![]() |

|
Rechercher sur les 32 000 pages du site SOS-planete |
|||
|
|
|||