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[Date: 2007-09-26]
Des chercheurs néerlandais ont découvert que les plantes possèdent des
«systèmes de conversation» qu'elles utilisent afin de s'avertir mutuellement
de dangers imminents.
Contrairement à la vison classique selon laquelle les plantes seraient des
organismes passifs attendant d'être déracinés ou consommés, les scientifiques
ont découvert que de nombreuses plantes passent leur temps à communiquer les
unes avec les autres. Une espèce de réseau de communications interne a été
identifié, permettant aux plantes d'échanger efficacement certaines
informations.
De nombreuses plantes telles que la fraise, le trèfle, le roseau et l'égopode
podagraire ne se reproduisent pas au travers de graines, mais étendent des
pédoncules horizontaux, plus connus sous le nom de stolons, dans ou à la
surface du sol. Ces pédoncules permettent aux plantes individuelles de rester
en contact pendant un certain laps de temps, d'où la possibilité de partager
des informations via ces canaux internes, un peu comme dans les réseaux
informatiques.
Des expériences ont également permis aux scientifiques de montrer que les
divers plants de trèfle utilisent les liens de ce réseau pour se prévenir
mutuellement de l'approche d'ennemis et augmentent ainsi leurs chances de
survie. Ces signaux internes permettent aux
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plantes en but aux attaques de
chenilles de prévenir les autres membres du réseau, qui renforcent alors leurs
systèmes de défense chimique et mécanique afin de dissuader les intrus. Grâce
à ce système d'alerte précoce, les plantes peuvent se protéger des attaquants
et limiter de façon significative les dégâts encourus.
«Le caractère communicatif des plantes nous a beaucoup surpris. Nous avons
observé le trèfle commun et découvert que les plantes 'parlent' à travers des
réseaux afin de prévenir de l'approche d'attaquants tels que les chenilles. Ce
phénomène présente des similarités très intéressantes avec les réseaux
informatiques et les systèmes d'alerte précoce utilisés dans le domaine de la
défense militaire», a déclaré Josef Stuefer, coordinateur du projet de
l'université Radboud de Nimègue, aux Pays-Bas.
Toutefois, l'équipe de chercheurs a également identifié un inconvénient
important de ce réseau végétatif, semblable à celui que l'on trouve dans les
réseaux informatiques: les virus. Les virus peuvent utiliser l'infrastructure
pour se propager rapidement à travers les plantes connectées. À l'instar des
dominos, l'infection d'une seule plante peut alors conduire à l'infection de
toutes les plantes au sein du réseau.
«Apparemment les plantes ne possèdent pas de coupe-feu. Elles sont donc
facilement et rapidement infectées par les virus», a déclaré le Dr Stuefer.
«Nous ne savons pas encore si les plantes utilisent des e-mails et possèdent
des mécanismes antipollupostage efficaces», a-t-il ajouté en plaisantant.
Pour de plus amples informations, consulter:
http://www.eco.sciences.ru.nl/
http://cordis.europa.eu/ |