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Courrier International, le 3 décembre 2004
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"L'un des derniers oiseaux, appartenant à
l'une des espèces des plus menacée
au monde, les pooulis [Melamprosops phaeosoma], est mort le vendredi 26
novembre dans un centre de conservation à Maui (Hawaï) où il était gardé en
captivité", rapporte le Los Angeles Times. Ce spécimen mâle avait été
capturé il y a moins de trois mois et il ne reste probablement plus que deux
autres oiseaux de cet espèce, apparemment des femelles, encore en liberté
dans la forêt tropicale de Maui. Les causes de sa mort, survenue
soudainement, n'ont pas encore été déterminées. Agé de 8 ans, il a pu tout
simplement mourir de vieillesse, précise le journal.
Dans ces conditions, "les chances de survie de son espèce sont devenues
infinitésimales", poursuit le quotidien en citant Alan Liberman, du zoo de
San Diego dont dépend le centre de conservation de Maui. Les spécialistes
qui se réjouissaient d'avoir capturé ce poouli, espéraient pouvoir également
se saisir, au moins, de l'un des deux autres survivants pour les regrouper
et leur permettre de se reproduire.
Le poouli est un petit oiseau, noir et gris, agréable à entendre et qui a
été découvert il y a seulement une trentaine d'années. "Son habitat naturel
a subi les ravages dus au développement urbain et aussi à l'expansion
d'autres animaux tels les cochons sauvages, les chèvres et les rats",
signale le LA Times. Selon Liberman, "même si le poouli n'a pas survécu, sa
mort aura servi une cause. En effet, la campagne médiatique qui a entouré
l'opération de sauvetage de son espèce a sensibilisé l'opinion publique au
danger qui menace trente et une autres espèces d'oiseaux à Hawaï."
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