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Tout savoir sur Diabrotica
virgifera virgifera :
http://www.arvalisinstitutduvegetal.fr
Vos réactions à ce sujet
L'intelligence de la nature.
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17 juin 2005.
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/28123.htm
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Des scientifiques de l'Université de
Neuchâtel révèlent de nouvelles opportunités dans la lutte contre Diabrotica
virgifera virgifera. Les larves de cet insecte dévorent les racines du maïs,
faisant des ravages considérables aux Etats-Unis et plus récemment en
Europe. Mais les racines se protègent en émettant une substance volatile qui
attire des ennemis de la larve. Réalisé dans le cadre du Pôle de recherche
national (PRN) "Survie des plantes", ce travail est publié dans la
prestigieuse revue Nature.
Quoi de plus naturel que d'appeler à l'aide lorsqu'on est attaqué? C'est
exactement ce que fait le maïs sitôt que des insectes commencent à le
dévorer. La plante diffuse des odeurs pour appâter les ennemis naturels du
ravageur et assurer sa protection. Ces substances sont bien connues quand
les attaques proviennent d'insectes herbivores vivant au-dessus du sol. Mais
que se passe-t-il sous la terre, là où opère la redoutable larve de
Diabrotica virgifera virgifera? C'est la question à laquelle a répondu Ted
Turlings, directeur de recherche à l'Université de Neuchâtel, et son équipe
au terme d'une étude impliquant le Max-Planck-Institut für chemische
Ökologie à Jena (Allemagne) et le CABI Bioscience Switzerland Centre à
Delémont.
Avec le soutien du PRN "Survie des plantes", Ted Turlings et ses collègues
ont identifié une substance produite par les racines qui appâte des
nématodes. Une bonne nouvelle, car ces vers minuscules infectent et tuent
les larves indésirables, délivrant la plante de son ravageur. La principale
prouesse de l'équipe neuchâteloise fut d'avoir réussi à isoler une substance
volatile dans le sol, une première mondiale. En congelant les racines dans
de l'azote liquide, puis en les pulvérisant, les molécules volatiles ainsi
libérées ont pu être analysées. De la comparaison entre racines attaquées et
indemnes, le signal responsable de l'attraction des nématodes a été
identifié: il s'agit de molécules à base de caryophyllène.
Mais ces expériences, qui font partie de la thèse de doctorat de Sergio
Rasmann, ont abouti à une autre conclusion majeure. Elles ont démontré que
les variétés de maïs cultivées aux Etats-Unis n'émettent pas ce signal
lorsqu'elles sont attaquées par Diabrotica. "En Amérique du Nord, la faculté
de produire du caryophyllène a été probablement perdue au cours des
processus de sélection", explique Ted Turlings. "Le maïs qu'on cultive
aujourd'hui dans ces régions ne serait donc plus capable de répondre par ce
biais aux attaques de l'insecte ravageur."
pour en savoir plus, contacts :
- Pôle de recherche national (PRN) "Survie des plantes en milieux naturels
et agricoles" - http://www.unine.ch/nccr
- Dr. Ted Turlings - Université de Neuchâtel - tél : +41 32 7183158, email :
ted.turlings@unine.ch
code brève
ADIT : 28123
source :
"Découverte neuchâteloise dans Nature: Les racines blessées du maïs
émettent un appel au secours odorant" - Communiqué de presse de l'Université
de Neuchâtel - 07/04/2005
"Le maïs appelle au secours quand il est attaqué par des larves" - ATS -
08/04/2005 ; "Le maïs appelle au secours des vers pour combattre un
coléoptère ravageur" - Le Monde - 09/04/2005
origine :
Cette information est un extrait du BE Suisse numéro 17 du 31/05/2005
rédigé par l'Ambassade de France en Suisse. Les Bulletins Electroniques (BE)
sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur
www.bulletins-electroniques.com |