Traduction inédite pour SOS-planete de Thibaud FAGUER-REDIG "thibaudf@hotmail.com" que nous remercions de tout coeur. | WASHINGTON D.C. (USA) - 20 septembre 2002.
Selon une étude publiée jeudi dernier par des chercheurs américains de la NASA, le climat du globe se réchauffera dans les cinquante prochaines années, que les émissions de gaz à effet de serre soient rapidement freinées ou non.
Une simulation du climat mondial assistée par ordinateur a permis d'aboutir à la conclusion suivante : si l'ensemble des états du Monde stoppent leurs émissions, le réchauffement de la planète sera certes moins catastrophique, mais le climat sera immanquablement encore plus chaud qu'aujourd'hui.
« Un réchauffement climatique durable va se faire sentir même si la teneur en gaz à effet de serre de l'air stagne, mais ce réchauffement pourrait alors s'avérer beaucoup moins important que dans le cadre des pires scenarii », pense James Hansen, superviseur de l'étude.
Selon les premiers résultats de l'étude, si le rythme actuel des émissions (de gaz à effet de serre) est conservé, les températures à la surface terrestre pourraient monter de 1 à 2 degrés Celsius (C°).
En revanche, si les émissions de CO2 (dioxyde de carbone) se stabilisaient et que l'ensemble des nations arrêtaient net le rejet massif de gaz engendrant la pollution atmosphérique -dont ceux directement nocifs pour l'organisme humain-, ces températures ne monteraient « que » de 0,75 °C.
Cette simulation informatique du climat a fourni aux chercheurs une preuve majeure que le changement climatique des cinquante dernières années était en grande partie une réaction « naturelle » de la Terre face aux agents bouleversant le climat ou aux perturbations humaines de l'équilibre énergétique du globe.
Cette explication est surtout valable pour les actes (ex: rejets polluants) et activités (ex : respiration) d'origine humaine, comme le CO2 et le gaz méthane, à cause desquels la Terre a été « gardée au chaud » comme un être vivant dont les couvertures piègent la chaleur corporelle.
Le professeur Hansen est rattaché à l'Institut Goddard des Etudes Spatiales (New York City), mais cette étude est le fruit d'efforts communs de dix-neuf établissements, dont sept universités, des agences fédérales des Etats-Unis, l'industrie privée et d'autres centres appartenant à la NASA. Cette étude a été initiée par la NASA.
Les conclusions complètes sont lisibles dans le numéro actuel de la revue de Géophysique et d'Etudes Atmosphériques (USA : Journal of Geophysical Research-Atmospheres). |