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« Au secours!» : les scientifiques alertent énergiquement sur le réchauffement climatique sans précédent |
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De
Catherine
Bourgeois , pour
Terre sacrée, le 4 février 2007 :
L’inquiétude des experts internationaux est
grandissante concernant le réchauffement climatique qui connaîtrait, selon
leur rapport rendu le 2 février dernier à Paris, une ampleur sans précédent
les incitant à lancer un avertissement sur les mesures à prendre de toute
urgence. Jean Jouzel, géochimiste, directeur de recherche au Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement du CEA, précise que désormais « le réchauffement climatique est une triste évidence ». Les études de nombreux scientifiques ainsi
que les modèles climatiques semblent démontrer que la température moyenne de
surface pourrait augmenter de 1,4 à 5,8 °C durant la période 1990 – 2100. Et Jean Jouzel de préciser qu’ « en cas de réchauffement, l'atmosphère polaire contiendrait plus de vapeur d'eau » et de souligner que «40 cm de plus au niveau des océans et ce sont quelques millions de personnes devant fuir leur lieu d’habitation » insistant au passage sur le fait « que les changements climatiques n’affecteront pas seulement les générations actuelles mais également les futures, à savoir nos enfants actuellement en primaire et en maternelle.»
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A noter également que ces dérèglements
resteront inéluctables pendant plus d’un millénaire et Jean Jouzel de
signaler que « Même dans le cas d’une politique très volontariste conduisant
à la stabilisation de l’effet de serre, on peut donc raisonnablement
craindre à l’échéance de quelques siècles des augmentations de température
de l’ordre de celles qui ont accompagné le passage d’une période glaciaire à
une période interglaciaire et une montée du niveau de la mer qui pourrait
atteindre 5 mètres. Nul besoin devant ces chiffres d’insister sur l’absolue
nécessité d’une politique de réduction des émissions. » http://www.cnrs.fr Et le climatologue du CNRS Hervé Le Treut, un des quelques mille contributeurs au rapport d’insister fortement sur le fait de modifier rapidement les comportements humains et de mesurer le coût écologique de l’énergie. ET de spécifier «Nous avons vu les prédictions des rapports précédents se réaliser. Celui-ci va les confirmer et les préciser» et d’ajouter « on a le choix : un avenir à forte consommation énergétique où le climat sera difficile à maîtriser, ou un avenir où le changement sera plus maîtrisé, et les conclusions des scientifiques devront donc se traduire rapidement par un débat politique concret ». A la question « combien de temps reste-t-il avant d'agir? "Trois heures!", répond-il avec un trait d’humour grinçant. La communauté scientifique, les ONG, attendent d’être entendus par la communauté internationale qui devra décider à Bali en fin d’année, du devenir du protocole de Kyoto visant à lutter contre le changement climatique en réduisant les émissions de gaz carbonique. «… les émissions de CO2 continuent d'augmenter leur concentration accrue ne fait qu'accroître le réchauffement. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on n'est pas sur la voix de la sagesse", insiste M. Jouzel. Et Achim Steiner, le patron du Programme de l'Onu pour l'environnement (Pune), de préciser que "Les preuves sont là et ne sont plus discutables. Personne ne pourra plus agir de la même façon ». Jacques Chirac, premier chef d’Etat à réagir vendredi –rappelons que la réunion était organisée par la France – le Président, a donc, appelé "à la révolution des consciences, de l'économie (...) et de l'action politique". Soutenu par 40 pays, il a lancé samedi un appel à créer une "véritable organisation internationale" de l'environnement dans le cadre de l'ONU pour "renforcer la gouvernance internationale" dans ce domaine.
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