Après les problèmes posées
récemment par la découverte d'OGM non autorisés dans les cultures de maïs et de colza,
c'est au tour du soja, également contaminé par des OGM nord-américains, d'être montré
du doigt.
Le gouvernement a annoncé, samedi, qu'il
allait faire procéder à la destruction de 46 hectares de cultures de semences de
soja contenant des OGM (organismes génétiquement modifiés). Toutes les
terres concernées par cette mesure se situent dans le sud-est de la
France. La culture de soja contenant des OGM est formellement interdite en France alors
que pour le maïs elle est permise. Les exploitations incriminées sont au nombre de sept
et sont situées dans les Bouches-du-Rhône et dans l'Hérault.
"Ces semences ont été achetées auprès de
producteurs nord-américains par des coopératives du sud-est de la France",
explique Alain Verned, sous-directeur de la qualité et de la production au
ministère de l'Agriculture. "Les cultures polluées devaient être récoltées en
septembre donc il n'y a aucun risque que ces semences aient déjà été utilisés dans
l'alimentation", a-t-il affirmé. Les exploitants, qui ne savaient pas que leurs
semences contenaient des OGM, seront indemnisés.
La décision du gouvernement a été prise à la
suite d'un contrôle mené par les services du ministère de l'Agriculture. La présence
d'OGM relevée dans le lot de semences (0,8% à 1,5%) est significativement supérieure au
seuil de tolérance proposé par la Commission européenne pour la présence
"fortuite" d'OGM
autorisés dans les semences et qui est de 0,5%. "A la
différence de certaines espèces de maïs, l'utilisation d'OGM dans la culture du soja
ainsi que dans celle du colza est totalement interdite en France car ce sont des semences
qui peuvent être facilement croisées et les OGM peuvent donc se multiplier et se
disséminer sans contrôle", a expliqué samedi Marylise Lebranchu, secrétaire
d'Etat à la Consommation.
Un sujet de plus en plus récurrent
Le débat sur la présence d'OGM
dans les semences agricoles revient sans cesse sur le devant de la scène. Mi-juillet le
gouvernement avait refusé de procéder à l'arrachage de culture de maïs dans le
sud-ouest de la France où un type d'OGM non permis en France a été détecté, mais dans
des proportions très faibles et sans "risques avérés pour l'environnement ou la
santé", avait indiqué le gouvernement. En revanche, pour le colza, le gouvernement
avait été plus sévère et avait ordonné fin mai la destruction de 600 hectares de
parcelles contaminées devant la levée de boucliers d'organisations de consommateurs et
d'écologistes.
Mme Lebranchu estime que ces divers
épisodes "prouve que la France est de plus en plus soucieuse de transparence dans le
dossier des OGM et a nettement amélioré ses techniques de dépistage".
(Source Infos TF1)
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26 août
2000 (journal L'Alsace) : Destruction de soja transgénique
Trois hectares de soja
transgénique ont commencé à être détruits hier matin dans une ferme de Charleval
(Bouches-du-Rhône) sur ordre du gouvernement et sous le contrôle de la Confédération
paysanne qui a appelé les pouvoirs publics « à résister un peu mieux au lobby des
OGM». L'exploitant des champs et sept de ses collègues dans les Bouches-du-Rhône et de
l'Hérault avaient planté ce soja importé des Etats-Unis par une entreprise italienne et
distribué dans la région par « Les semences de Provence », via les coopératives
locales.
Colza,
maïs, soja : les OGM sont intenables!

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