


| De Salva, le 19 février 2007 :Bonjour à tous,
Étant donné que j'ai lancé ce débat, je vais essayer d'en faire la synthèse.
Mais par avance pardonnez moi si je lèse telle ou telle personne, car vos réponses sont très nombreuses et très diverses.
Au préalable, je voudrais répondre à « Denise ». Vous êtes la seule parmi ces nombreuses réponses à ne pas vous exprimer sur le fond. Apparemment mon orthographe et la méfiance que vous avez par rapport à mon identité vous a rebutée. C'est dommage car je suis sur que votre avis est aussi intéressant que les autres. (J'essaierais de me mettre au niveau pour le comprendre)
J'avoue que vos propos mon blessé. Mais vous devez avoir vos raisons pour être aussi méfiante alors je vous pardonne et je vais m'appliquer à faire moins de fautes et à vous convaincre que je ne suis pas un agent des R.G qui veut s'accaparer vos idées pour les vendre au grand capital.
Tout d'abord, il y a quelques personnes qui sont comme moi dans l'expectative et dans le questionnement. Je ne suis donc pas seul à me poser ces questions existentielles.
Il y a 3 tendances qui se dégagent de vos réponses.
- La fin de l'humanité sur terre est un épiphénomène qui est inéluctable et que l'homme n'est que l'instrument de sa propre destruction (ce qui n'est pas totalement faux, j'y reviendrais plus tard) D'autres teinte cette funeste destiné en expliquant que nous avons un avenir spirituelle au-delà de nos corps de chair et qu'il y a donc un salue et une continuité après notre mort « matériel ».
- Il faut des mesures drastiques et autoritaires. (Contrôle des naissances, droit à l'euthanasie,.)
- Tout n'est qu'une question de comportement individuelle. Le changement n'aura lieu que par la prise de conscience individuelle et la propagation de cette conscience à nos proches, comme les ondulations provoqué par la chute d'une goutte dans l'eau qui se propagerait. Il ne peut y avoir de planification autoritaire.
En fait je me rends compte que je suis imprégné de ces 3 tendances et que c'est sûrement pour cela que j'ai lancé ce débat. Me revoilà donc à la case départ.
La première tendance est en faite la plus « facile ». Oui, c'est inéluctable alors pourquoi s'en préoccuper, consommant, profitant s'en.
La fin viendra bien assez tôt !!!
J'avais laissé un post sur ce sujet « A quoi sert l'homme »
http://groups.google.fr/group
Et aussi plusieurs ici :
http://groups.google.fr
En lisant ces textes vous comprendrais que je suis très pessimiste sur la bonté de l'homme et sur sa place dans l'univers.
Donc si l'on est persuadé que cette 1er tendance est un fait, pas la peine de lire plus bas ce qui suit.
Le problème, c'est que ce que j'exprime un jour je suis capable de le remettre en question le lendemain (Faiblesse ou force ? à vous de voir). Donc lorsque je dit que l'homme est foncièrement mauvais et qu'il ne sert à rien, une petite voix intérieure me dit de ne pas être aussi intransigeant et qu'il a le droit à des erreurs (même si là pour le coup il les accumule !!)
Donc je peux passer à la seconde tendance. La encore il y a certains arguments avec lesquelles je ne suis pas en total désaccord mais qui fond quand même froid dans le dos.
En fait cette seconde tendance et proche de ce que j'appellerais pour faire une comparaison avec « l'agriculture raisonnée », « la prolifération raisonnée ».
Quésako ? la prolifération raisonnée ?
Et bien en fait c'est d'adapter la population à la ressource. Se n'est pas stupide comme raisonnement sa tombe même sous le sens, mais cela est à l'opposer de la nature humaine « classique » qui a pour but justement de proliférer.
La mise à disposition des moyens de contraception ainsi que sont acceptations pas tous les peuples me semble nécessaire. Le droit à l'euthanasie, si c'est un choix individuel pourquoi pas. Si nous ne sommes que de passage sur terre nous avons le droit de « passer » à autre chose plus rapidement je pense.
Etant donné que le seuil admissible de population sur terre est dépassé que pouvons nous faire ? Une petite guerre thermonucléaire globale histoire de lisser la population ? (Je vous avez prévenu sa fait froid dans le dos) Mais je suis sur que certains y pense. Vous imaginez
Tous ces pays à reconstruire, tous ces malades à soigner..un formidable BUSINESS en perspective !!! Sa relancerais notre économie c'est sur.
Passons donc à la 3eme tendance.
En fait c'est la plus optimiste et la plus réaliste je pense. Mais; oui il y a un « MAIS »
C'est aussi la plus lente à se propager. Avons-nous le temps pour ça ?
Admettons que oui, nous avons encore le temps de changer notre destinée !
Qui sait, peut-être qu'un événement extraordinaire (ou extra-terrestre) futur va nous sauver.
Rien que pour cela, sa vaut peut-être le coup de tenter le changement salutaire.
J'ai apprécié particulièrement la réponse de Michel G.
Et entre autre le passage suivant :
Pour espérer sortir pour de bon du capitalisme ou de ses avatars, il faudrait déjà comprendre pourquoi il existe. Le capitalisme n'a pas été créé par État, les patrons ou des extra-terrestres. Ce système ultra-violent et injuste s'est créé parce que la quasi-totalité des humains ont été incapable de construire autre chose.
Parce je trouve qu'il aborde le problème plus dans la « globalité » en évoquant l'un des fondements de notre problème c'est-à-dire le remplacement du « capitalisme ».
En effet il n'y a je pense point de salue pour l'écologie et l'environnement si l'on ne change pas le système qui nous a conduit à cette situation. Le capitalisme est le facteur aggravant de l'état de la planète et de la société. Et comme le dit Michel c'est nous qui l'avons créé car nous étions incapable de trouver un autre modèle
Donc c'est à nous de trouver le courage et les convictions pour changer cela.
Oui, c'est une question politique mais pas politicienne. Je suis apolitique (mais je vote, parce que nous avons la chance d'être dans une démocratie et que pouvoir donner son avis est une liberté importante dont il ne faut pas se priver, sinon d'autres décideront pour nous)
La encore Michel me touche en disant :
Le devoir des personnes qui s'en sont rendues capables est de construire entre elles d'autres rapports économiques : une économie fondée sur le partage, l'égalité dans l'accès aux richesses, l'autogestion, l'absence d'instances autoritaires, les activités au lieu du travail, l'émulation et l'entraide au lieu de la compétition, le droit d'usage au lieu de la propriété, le partage égalitaire au lieu du salariat, des fonds de pension et de l'actionnariat.
Fabrice Flipo a dit :
On ne peut résoudre les problèmes avec les idées qui les ont créés. | Mais encore Marie Lehir :
Il n'y a pas de solutions collectives car c'est la somme des consciences individuelles qui peuvent faire inverser le processus.
Il n'y a à ma connaissance personnes dans le paysage politique Français qui porte ses idéaux.
Il faut donc agir individuellement comme le dit Marie et faire naître de ses individualités de petit groupe qui eux organisent leurs solutions collectives et ainsi par l'exemple montrer que se qui fonctionne pour un petit groupe peut fonctionner pour un quartier, un village, une ville, un pays.
C'est pour cela que je pense que la simple action individuelle même si elle est importante ne peut permettre un changement rapide de la situation si elle est isolée.
La question que j'ai initié a maintenant un début de réponse en se qui me concerne.
Sur les forums il y a toujours des gens pleins de bonnes volontés, pleins d'idées surtout pour les autres.
Mais qui est réellement prêt à passer à une phase plus active ?
Je vais maintenant vous en dire plus sur moi. (Pour rassurer Denise)
A défaut de vous en dire un peu plus sur mon identité (oui moi aussi je craints les R .G !!)
Je vais vous en dire un peu plus sur ma situation. Je viens d'avoir 40 ans, cela explique peut-être mes questions existentielles. Il parait que c'est typique de cette période !!!
Je travail pour un groupe mondial que je comprend de moins en moins.
(Ou plutôt si, je le comprends très bien, mais je rejette ses valeurs)
Au niveau de ma prise de conscience des problèmes écologiques et environnementaux, je dirais que je suis néophyte, cela ne fait qu'environ 5 ans que je m'y intéresse vraiment, disons que j'étais aveugle et que j'ai recouvré la vue récemment.
Mon épouse est branché BIO, nous achetons donc souvent des produits BIO mais pas uniquement. Nous sommes aussi très sensible aux petits commerces et commerce équitable, c'est pourquoi chaque fois que nous le pouvons nous achetons à la ferme ou chez des petits commerçants.
Mais nous allons également en grande surface (désolé).
En 2004 j'ai installé des panneaux solaires pour ma production d'ECS en complément d'une nouvelle chaudière Fioul haut rendement (je sais c'est pas bien non plus le Fioul !) ce qui me permet d'économiser 800 litres de Fioul par an (donc de polluer moins). Cette année je vais installer 20M² de panneaux photovoltaïque pour produire mon électricité et la vendre.
Je parle aussi d'écologie et d'environnement à tous ceux qui veulent bien m'entendre et (là je suis assez fier de moi) j'ai réussi à faire voir le documentaire « une vérité qui dérange » au 95 élèves de 3eme du collège que fréquente mon fils. (Je ne suis pas sur que cela les a réellement intéressé, mais peut-être qu'une petite graine va germer)
Mais j'ai l'impression que se n'est pas assez. J'ai soif de faire plus. C'est pour cela que je cherche des idées sur une solution plus globale, pour avancer plus vite.
Alors puisque que Michel G. a parlé d'Utopie, je vais vous en livrer deux.
L'une d'elle (elle n'est pas novatrice, d'autre l'on déjà fait) serai de créer un éco hameau, puisque c'est je pense la plus petite unité juste après l'action individuelle.
Pour cela il faut trouver suffisamment de personne dans la même région ayant les mêmes attentes au même moment ce qui n'est pas très facile, surtout que je passe sur le comportement des mairies quand vous leur parlé d'éco hameau (ils pensent tout de suite que vous allez créer une secte sur leur commune !!!!)
Le but étant donc de créer une petite communauté, dans un hameau ou un lotissement ou certaines règles seront instaurées.
Au niveau de l'organisation :
- Démocratie (Les décisions sont prisent en commun au sein d'un conseil)
- Laïcité (Les différentes religions sont acceptées mais ne doivent pas prendre le pas sur la société civil)
- Respect d'autrui.
Au niveau de la construction :
- Maison bioclimatique.
- Obligation d'avoir une certaine part d'énergie renouvelable.
- Planter des arbres.
Au niveau des règles de vie :
- Organisation d'achats groupés
- Organisation des transports.
- Obliger d'avoir un véhicule à faible consommation ou électrique type Prius
- Consommer BIO.
- Faire un potager commun.
- Entre aide des familles.
Au niveau financier :
- Créer une caisse d'entre aide
- Obligation de placer son argent dans une banque « verte »
Prouver que l'on peut minimiser son impact écologique en ayant une vie harmonieuse.
Et trouver des solutions d'auto financement pour ne pas participer au capitalisme.
L'autre Utopie. Puisqu'un éco hameau ne serait que la concentration de personnes déjà convaincu et que par le fait elle n'aurait qu'un faible impact sur les personnes n'ayant pas encore pris consciences des problèmes environnementaux.
Se serai de construire un immeuble ou des maisons individuelles bioclimatique, en vu de leur location. Ceci afin de sensibiliser les locataires et ainsi à leur tour ils construiront Bioclimatique.
Ces maison pourrait également être proposé en « LOA » (leasing avec option d'achat) le but n'étant pas de gagner de l'argent sur la vente mais d'aider à l'accession à la propriété pour les personnes à faible revenu. Se n'est pas parce que l'on est pauvre que l'on a pas droit à un logement de qualité. On peut aussi envisager la participation à la construction des futurs locataires pour minimiser les coûts. En Lorraine, Emmaüs vient de construire une maison en « bois cordée » pour 50.000 Euros.
Voilà, il est presque 3h00 du matin, mais le sujet était passionnant.
Je remercie toutes celles et tous ceux qui on participé à ce débat. Ma « synthèse » n'est pas une fin en soi, j'espère qu'elle amènera de nouvelles questions et de nouvelles réponses.
En tout cas pour moi, votre participation et vos idées mon motivé pour continuer de plus belle.
Merci
Salutations. 
De Daniel Lalire, le 24 février 2007 :
Bonjour, Salva Je voudrais te dire ce soir que nos réponses à ta question centrale de trouver une solution globale me paraissent toutes en général un peu fuyantes, légèrement hors sujet. En tout cas j'ai l'impression que je fais partie du lot et je voudrais corriger cà. Je crois que c'est un réflexe naturel de dériver vers ce que l'on connait à l'instant où on découvre intérieurement son ignorance.
Car elle existe, cette ignorance métaphysique totale de la nature de notre existence. Je penses que les religions sont des tentatives d'approche efficaces et salutaires car elles permettent à notre jugement de s'appuyer sur des bases plus réelles et de permettre des décisions qui auraient été impossibles sans ce processus. En fait nous sommes comme l'eau dans une bouteille.L'extérieur de la bouteille, connais pas et on s'en fiche. En conséquence, la réponse globale, Salva, que tu cherches, elle n'est pas trouvable dans la petite bouteille qu'est notre planète. Car la création de chacun de nous relève aussi de liens extérieurs inconnus.
De plus je pense que Nicolas Hulot est incomplet lorsqu'il mentionne que nous sommes faits d'atomes qui se sont rassemblés en molécules, etc... C'est que Darwin apporte un paramètre supplémentaire: l'assemblage s'est fait par une sélection sévère, la solution la plus efficace l'emportant sur les autres. Darwin a ainsi introduit la notion de progrès. C'est ainsi que se réalise l'adaptation au milieu dans la biodiversité.
Le système capitaliste est à mon avis copié sur ce processus. Les règles de ce système sont parfaitement définies et on les trouve dans les livres scolaires. L'études des marchés, les effets de la concurrence, que sais-je encore, sont établies de façon à trouver et appliquer toujours la solurion la plus efficace, solution adaptée constamment suivant l'évolution et... non globale! Ausi, c'est très compliqué, mais je voudrais montrer que l'on peut lutter contre le capitalisme avec les moyens identiques, pas avec une solution globale. Un exemple: le commerce équitable est une bonne solution. Le micro-crédit aussi. Nous pouvons y ajouter nos propres atouts (oserais-je dire médiatiques): la solidarité, l'amour.
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