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De Teddy Baumberger, le 20 février 2007 :
Bonjour,
Tout d'abord, la question que doit se poser l'Homme, espèce animale à part
entière, est "que devons nous faire de notre espèce?". En effet, en
réfléchissant sur les base de la biologie et de l'évolution, toute espèce
est amenée à disparaître : soit par évolution, soit par extinction mais les
deux sont étroitement liés...
Donc déjà, il faut que l'Homme parte avec
l'idée qu'il ne sera pas éternel. Sachant cela il doit se dire "je profite à
fond quel qu'en soit le coût, et ce rapidement (disparition d'espèces,
destruction d'habitats, ressources épuisées...)" ou "je veu faire en sorte
de vivre confortablement le plus longtemps possible et ce en limitant au
maximum notre impact écologique" (personnellement je préfère la deuxième).
Car là aussi il faut se le dire, l'Homme devra toujours exploiter les
ressources plus ou moins naturelles et il "détruira" forcément de la vie.
Mais bon, ça nous semble normal qu'un lion tue une gazelle pour vivre
non?...
Le succès écologique de l'Homme tient à
plusieurs faits :
Domestication du feu donc avantages
thermiques, c'est à dire moins d'énergie à fournir pour maintenir notre
température corporelle, cuisson des aliments donc digestion facilitée et du
coup économie d'énergie. Tout cela nous le devons à notre "intelligence". Le
fait de pouvoir utiliser des outils de chasse de plus en plus performants...
Jusque là l'Homme ne fait pas trop de "dégâts". Là où tout bascule c'est
lorsqu'on passe de chasseur-cueilleur (nomade) à agriculteur-éleveur
(sédentaire).
Car notre pression écologique se
concentre en un lieu et sur une longue durée : pression anthropique
modifiant le fonctionnement des écosystèmes naturels. Cela n'a pas que du
mauvais, car les pratiques agricoles ont fait naître pas mal d'espèces et de
biodiversité (diversité d'espèces, d'écosystèmes, diversité génétique des
populations, diversité fonctionnelle, diversité des paysages...).
Donc qu'on se le dise, on aura toujours un impact sur notre environnement.
Le problème actuellement c'est que notre société économique capitaliste
fonctionne sur le postulat que les ressources sont infinies, et le but de
cette économie est de faire croître indéfiniment le capital (développement
économique)...
Drôle d'idée n'est ce pas?
Notre espèce est composée de différentes populations qui sont elles mêmes
composées d'individus. Chaque individu consomme une certaine quantité de
ressource (alimentaire, habitat, reproduction, air de chasse...). Ceci peut
être ramené à une unité de surface de la Terre nécessaire à un individus
pour qu'il vive. Jusqu'à présent, personne n'a démontré que la surface de la
Terre était infinie...
Donc la Terre ne peut accepter qu'un
effectif fini d'humain. Donc il est complètement impossible que notre
population mondiale croisse à l'infini. Il y a un effectif limite que peut
accepter l'habitat (ici la Terre). Cette limite c'est "K".
Donc, là aussi, il faut déjà se dire qu'il faut impérativement limiter notre
croissance démographique... Par quel moyen? Faire moins d'enfants. Mieux vau
faire peu d'enfant qui mangent tous bien et qu'ils soient tous en bonne
santé plutôt que plein de petits malheureux. Ainsi il faut dès à présent
stabiliser notre population mondiale. Cela passe par l'éducation des enfants
et des parents, par la transmission du savoir (qui devrait être gratuit, au
passage). Et déjà, là il y a du boulot...
Ensuite, il faut arrêter de consommer comme l'on consomme actuellement :
gaspillage monumental, lumière chauffage complètement inutiles en certains
endroits, arrêter de faire croire au gens que s'il n'ont pas une belle
grosse voiture ils n'ont pas "réussi" leur vie, arrêter de créer des
"besoins", qui ne le sont pas!! bien au contraire!
L'économie de marché n'est pas mauvaise en soit je pense. C'est simplement
qu'une minorité de personne (- de 10% de la planète) on décidé de mener le
bateau et d'une manière assez extrémiste à mon goût (sans jalousie aucune,
expliquez moi l'intérêt d'avoir une maison de 1000 m² avec 20 salle de
bains, 2 ou 3 yacht de 30m pour deux??? alors que d'autres vivent dans des
maisons en tôle ou n'ont mêmes pas de maison.) Donc on peut vivre dans une
société basée sur l'économie de marché mais modérée. Spéculation nulle, mais
plutôt stabilisation des prix.
Il faudrait aussi calculer le prix
d'un objet, de la nourriture ou autre en fonction de sont coût énergétique.
Plus il a fallu d'énergie pour concevoir cet objet, plus il coûtera cher.
Aussi il faudrait taxer les produits ou les objets présentant des
caractéristiques néfastes pour l'environnement et pour la santé humaine.
Cela permettra naturellement au gens de consommer moins.
Aussi, au lieu de concevoir des objets "consommables" il faut travailler sur
la durée de vie d'un objet...
Ce qu'il faut se mettre en tête, c'est que nous sommes une espèce sociétale.
Un Homme seul n'existe pas, un Homme existe parmi les Hommes. Il faut donc
se dire que nous dépendons tous des autres humains qui dépendent de nous. Si
nous sommes si "intelligents", pourquoi l'homme est-il la seule espèce
animale à être capable d'anéantir ses semblables et de faire des actes dits
"inhumains" (paradoxale cette expression d'inhumanité, alors que c'est
propre à l'Homme). On me dira "mais ça a toujours existé, c'est naturel".
Oui sauf que la bombe atomique ne pousse pas au milieu d'une forêt que je
sache. Et de plus, notre société actuelle détruit la plupart des
écosystèmes, mais bon sang de bonsoir, va-t-on un jour comprendre que nous
dépendons intégralement de ces écosystèmes!!! En fait, on s'autodétruit.
Certains misanthropes me diront, et bien t'en pis pour nous. Certes, mais si
ça n'afflige pas que les humains, on entraîne avec nous la planète.
Cependant, la nature reprendra toujours le
dessus... Cela ne veut pas dire qu'il faille faire n'importe quoi, car il y
a des enfants qui vont naître, et ils n'ont demandé à venir au monde,
seulement, tout ça parce que les parents auront décidé de "profiter de la
vie", ils vont hériter d'une planète pourrie. Indéniablement, l'Homme manque
cruellement d'emphatie. Cela devrait être le maître mot : liberté (qui
commence là où s'arrête celle des autres), égalité, fraternité et empathie.
Ne fait pas à ton voisin ce que tu n'aimerai pas qu'il te fasse ( je précise
au passage que je suis agnostique...).
Pour en revenir à la question, il faudrait que les richesses soient
distribuées plus équitablement, mais attention je ne parle pas de
communisme!!! Cela dit tout travail mérite salaire. Je ne suis pas pour le
tout ou rien, je suis plutôt pour le compromis, et l'équilibre. Il faut que
l'Homme reprenne goût aux choses simples et vraies : apprécier la nature, la
marche, le vélo, jardiner...
Aussi, il faudrait relocaliser l'économie, je m'explique.
Actuellement, les sociétés font en sorte de
concentrer leur activité dans des pôles dits d'activité (zones
industrielles, zones commerciales...). Aussi, cela tire vers la
mondialisation. Il faudrait donc mettre en valeur les producteurs locaux et
fournir de la nourriture et des richesses (pas de l'or j'entends bien) aux
localités (villages, villes...). |
Seulement, cela passe par bien des sacrifices
: on ne mangera plus de fruits exotiques (kiwi, bananes, ananas, litchies...)
ce qui va pas nous mener à la mort, n'est-ce-pas? Bref, plutôt qu'une
économie modiale, je préconise une économie locale. Cela grarantirait la
fraîcheur des produits, limitation des transports, limitation des rendements
et donc de l'utilisation de pesticides, engrais et autres cochonneries. Cela
permettrait de proner les partiques agricoles traditionnelles qui elles ont
des impatcs positifs sur la biodiversité. Mais bon, c'est dur de changer
d'habitude hein? Ben tôt ou tard on aura pas le choix, le choix il est
maintenant, et il passera plus en douceur. Il faut donc concentrer les
activités professionnelles en ville et village. Il faudrait imposer le
travail "virtuel" je veux dire en ligne pour les professions ne demandant
pas de matière concrète, donc tout ce qui est informatique, sciences,
informations... le bureau à la maison quoi!! Donc finit le stress, les
trajets, la pollution, le réchauffement climatique, les accidents, les
familles brisées, les dépressions. Cela gardera quand même une vraie vie en
société.
Je viens de parler de réchauffement climatique... Là il y en a des choses à
dire :
Premièrement, cela n'est pas la première fois que ça arrive. Mais, la
vitesse à laquelle cela se passe est assez alarmante (100 ans au lieux de
1000 ans...). La nature s'en sortirait facilement sans l'Homme, le problème
c'est qu'avec nos routes, villes, destructions d'habitats, invasions
d'espèces étrangères, feu, pollution, les capacités de migration des espèces
(végétales et animales) sont gravement diminués. Donc, les ressources vont
avoir du mal à se déplacer. Et aussi, l'Homme s'est installé là où le climat
est le plus clément, là où il y a beaucoup de ressources (notamment les
embouchures des fleuves)... Mais avec le réchauffement, les ressources sont
redistribuées, les évènements climatiques changent et s'amplifient... normal
car la Terre accumule beaucoup d'énergie qu'elle dissipe en tempêtes,
cyclones et autre.
Donc l'Homme est embêté là. Ben ouais, mais
il s'en prend qu'à lui même. Donc c'est à l'Homme de s'adapter. Mais il n'a
pas envie.
Car il faut savoir aussi que la nature
n'est pas figée, elle est dynamique, à des échelles variables, mais elle
l'est. Dites vous que il y a environ 13 000 ans, Paris était une toundra et
on pouvait marche dans le fond de la manche, et la Seine se jetait en
atlantique au large de la bretagne... Bref nous devons faire face aux
changements naturels auquel on ne peu rien y faire.
Il faut qu'on modère nos actions, il faut prôner les énergies renouvelable
et arrêter de râler quand on met des éoliennes... c'est ça où on continu à
émettre du CO2. A propos de la "production" d'énergie (on en produit pas, ça
se saurait, on capte l'énergie, nuance, aller voir les bouquins de
thermodynamique vous verrez si on créer de l'énergie...), le biocarburant
déjà, il est dérisoire de penser qu'on peut alimenter tous les véhicules,
cela prendrai trop de place pour les cultures (2fois la France rien que pour
nous), et on serait condamné à manger que du colza et du tournesol... super.
Donc le bio carburant oui, mais uniquement pour faire fonctionner les
véhicules d'agriculteurs.
Ensuite remplacer la plupart des
transports par du transport collectif électrique alimenté par éolienne,
panneaux solaire, géothermie...( pas de bruits, pas de CO2, pas ou peu de
pollution...). Et dans tous les cas limiter au maximum nos déplacements en
véhicules, donc prendre le vélo ou nos pieds, faut pas oublier que l'on sait
marcher aussi.
En ce qui concerne l'éducation, je pars du principe que le savoir (ne
présentant pas de danger potentiel bien sur) doit être librement distribué.
Cela permettrai au "peuple" d'être capable de réfléchir, de s'exprimer et de
ne plus être abruti.. savoir refuser quelque chose... mais aussi réfléchir à
des solutions communes et profitables à la majorité.
Etant moi même étudiant en écologie (scientifique bien sur, sans prétention
aucune), il me parait primordial de connaître le fonctionnement des
écosystèmes afin de déterminer l'impact anthropique sur ceux-ci. Car l'Homme
fait parti intégrante de la plupart des écosystèmes. Il n'existe quasiment
pas de lieux sur la planète où l'Homme n'exerce pas une pression quelconque.
En effet, en connaissant le fonctionnement d'un écosystème forestier par
exemple (temps de régénération, surface minimum viable, surface maximum
exploitable, essence fragile ou non, espèces clé de voûte ou espèce
redondante...), on pourrai mettre en place des exploitation sylvicoles en
procédant à des roulements comme la jachère sauf qu'elle durerait au moins
100 suivant le type de forêts et d'essence ainsi que du climat. On pourrai
fixer des quotas de chasse et de pêche afin de prendre ce qu'il faut sans
perturber les populations et leur reproduction.
Pour l'agriculture, ce qu'il faut savoir
c'est que les sols sur lesquels on cultive, ils ont mis entre 100 et 1000
ans pour se former (voir pédogenèse) et ils sont issus d'écosystèmes
forestier. Si on veut des sols cultivables, ils faut laisser revenir la
forêts à certains endroits pour que le sol se régénère.
Pour moi, la société de demain c'est la société du savoir, de l'écologie
(scientifique, pas l'écologisme), du partage de ce savoir, du respect de
l'Homme et des autres organismes (sans tomber dans le végétalisme ou autre,
qui de toute façon met fin à la vie d'un organisme vivant quel qu'il soit).
Simplement, il faut modérer notre démographie, notre train de vie, notre
consommation, nos déplacement, stopper les activité "inutiles" polluantes ou
perturbants les milieux "naturels" fragiles (scooter des mers, moto en
pleine nature, 4x4...) on en mourra pas si on a pas de 4x4, je vous assure,
et ceux qu'ils comprennent pas ça, je ne peux rien pour eux, j'en suis
désolé, mais il n'aurons pas le choix.
Enfin... je ne pense pas avoir la vérité absolue, loin s'en faut, mais je
pense que c'est la voie la moins mauvaise je dirais.
En tout cas, je garde grand espoir en l'avenir, il est entre nos mains, à
nous de choisir.
Teddy Baumberger
21 ans
Etudiant en Master 1 d'écologie à la faculté de Saint Jérôme à Marseille
teddy_baumberger@yahoo.fr
Ps : désolé pour la "non construction" de mes propos, mais j'ai improvisé.
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