La Thaïlande interdit la dissémination des OGM dans l'environnement
Bangkok/Paris, le 6 avril 2001- Greenpeace se réjouit de la décision du gouvernement thaïlandais de cesser toute dissémination d'organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l'environnement et de ne plus autoriser les essais en plein champs. Par cette décision, la Thaïlande joue un rôle de pionnier sur le continent asiatique pour la protection de l'environnement, de la biodiversité et des agriculteurs contre la pollution génétique. Le Cabinet du Premier ministre Thaksin Shinawatra a demandé au Ministère de l'Agriculture et des Coopératives de cesser toute autorisation d'essais d'OGM en plein champs. Cette décision devrait également mettre fin aux essais actuels de coton et de mais trangéniques, menés par le géant Monsanto, deuxième plus important fournisseur de semences en Thaïlande. Il faut rappeler que la Thaïlande avait déjà interdit toutes les cultures commerciales de plantes trangéniques sur son territoire.
"La biodiversité thaïlandaise est unique et précieuse. Il s'agit de notre culture, de notre nourriture et de notre futur. Greenpeace se félicite de cette initiative du gouvernement pour protéger nos champs et notre alimentation contre les dangers des manipulations génétiques, et encourage les autres Etats de l'ASEAN (Association des Nations du Sud-Est asiatique) à suivre cette voie. Nous demandons à Monsanto de respecter cette décision et de cesser les essais en champs existants" a demandé le Docteur Jiragorn Gajaseni, directeur du bureau de Greenpeace en Asie du Sud-Est.
Grâce à cette courageuse décision, la Thaïlande évitera les problèmes économiques et environnementaux que subissent d'autres pays qui ont opté pour des cultures transgéniques. Ainsi, au Canada, des flux de gènes issus de cultures de colza génétiquement modifié ont entraîné l'apparition de souches de colza résistantes à plusieurs herbicides totaux, assimilables à de mauvaises herbes, et dont l'élimination nécessite l'usage d'herbicides conventionnels. De même, aux Etats-Unis, plus d'un milliard de dollars ont été dépensés pour tenter d'éliminer de la chaîne alimentaire le mais génétiquement modifié Starlink, potentiellement allergène et responsable de la contamination de 43 millions de boisseaux de récoltes (environ 1,1 million de tonnes).
Afin de s'assurer que la Thaïlande soit un espace sans OGM, Greenpeace appelle le gouvernement thaïlandais à vérifier et à contrôler de toute urgence les dernières importations d'aliments et de produits génétiquement modifiés, notamment à base de maïs et de soja en provenance des Etats-Unis.
"La Thaïlande a fait un premier pas pour protéger l'Asie contre les dangers liés aux disséminations d'OGM dans l'environnement. Le message est clair : l'unique moyen d'empêcher une pollution génétique à partir de cultures génétiquement modifiées est tout simplement de ne jamais les planter en premier lieu", a souligné Auaiporn Suthonthanyakorn, chargé de la campagne OGM à Greenpeace Asie du Sud-Est.
-- L'air qu'on respire, beaucoup de vieillards l'ont respiré avant nous, ça n'est pas bien propre. ("Brèves de comptoir", J.M. Gourio) ---- http://perso.wanadoo.fr/g.r./ http://www.chez.com/vertsarles ------------" http://infogm.org Thaïlande : Les USA menacent de sanctions commerciales pour empêcher l'étiquetage des OGM Sommaire de la page Profil agroalimentaire de la Thaïlande La Thaïlande est un important producteur agricole de la région capable de produire beaucoup plus que ce que sa population peut consommer. En conséquence, le secteur agroalimentaire est un élément clé du commerce international du pays. En dépit de graves inondations, qui ont amputé les cultures agricoles en 2000, les exportations de produits agroalimentaires thaïlandais se sont chiffrées à 20 milliards de $, alors que les importations n'ont été que de 5 milliards de $.
(...)
Un problème émergent dans le secteur agricole thaïlandais est le refus du gouvernement d'accepter les cultures issues de la biotechnologie. La Thaïlande a adopté une politique globale, qui interdit l'importation ou la culture de semences issues de la biotechnologie à des fins commerciales. Toutefois, les entreprises thaïlandaises sont autorisées à importer des semences issues de la biotechnologie à des fins expérimentales, sous réserve qu'elles obtiennent l'approbation du gouvernement et qu'elles assurent la salubrité des produits qui en découlent.
Le gouvernement thaïlandais a modelé sa politique en matière de biotechnologie sur celle de ses deux principaux partenaires commerciaux, l'Europe et le Japon. Conformément à ce qui se fait au Japon et au sein de l'Union européenne, le gouvernement de la Thaïlande mène des recherches pour réduire sa sujétion à l'égard des pesticides chimiques, améliorer le rendement et réduire les pertes de cultures. On s'attend à ce que les décisions futures du gouvernement thaïlandais au sujet de l'importation et de la production de produits issus de la biotechnologie continuent de suivre les normes fixées par les gouvernements du Japon et de l'UE.
(Source : SEIAC)  Le front du riz : la position décisive de la Thaïlande!
La Chine et les OGM Le point sur les OGM - Sommaire de la page - Jardin 
|