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Sans forcement devenir
végétarien, si l'homme mangeait moins de viande cela règlerait bien
des problèmes. On peut rêver...
Pour
nourrir UNE personne pendant UN AN il faut :
- 2 ha par des
protéines animales
- 0.16 ha par des
protéines végétales
Il faut 16kg de
céréales ou de soja pour faire 1 seul kilo de viande. Avec une
diminution de 10% de la consommation de viande dans le monde, les
problème de la faim serait résolu (38 000 enfants meurent de faim PAR
JOUR). |
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3 juillet 2005, source de ce dossier :
anjeh@wanadoo.fr
________________________
Pour les animaux
Problème de société,
économique !
L'élevage des animaux pour la consommation
de viande a des conséquences désastreuses : destruction de la forêt
équatoriale, réchauffement du globe, pollution des eaux, raréfaction de
l'eau, désertification, mauvaise utilisation des sources d'énergie, faim
dans le monde. Utiliser des terres, de l'eau, de l'énergie, des efforts
humains pour la production de viande n'est pas une manière efficace
d'exploiter les ressources de la Terre. Tout au contraire...
Conséquences
du comportement nutritionnel à base de viande...
LA consommation de viande contribue de multiples
façons à la détérioration de notre écosystème.
Manger des animaux, pardon de la viande,
c'est contribuer activement aux :
PROBLEMES ECONOMIQUES
et ÉCOLOGIQUES:
Sur le plan économique, le régime carné est
responsable d'un véritable gaspillage et d'inégalités criantes. En effet, la
production en masse de viande n'enrichit qu'une petite partie de la
population en rejetant aux oubliettes l'autre grande majorité, car les
surfaces de terre fertile utilisées pour l'élevage intensif de bétail
seraient beaucoup plus productives si elles étaient consacrées à la culture
des céréales. En 1994, 193,8 millions de tonnes de viande ont été
produites, dont 600'000 tonnes pour la Suisse, où la quantité de viande
consommée par personne a d'ailleurs dépassé celle du pain.
Last problem but not least : l'argent. En
effet, être végétarien a un coût mais il est dérisoire en comparaison avec
celui nécessaire pour une alimentation carnée.
Chacun des problèmes cités précédemment
traduit la même chose : une augmentation du nombre de végétariens induit une
baisse des coûts et donc une augmentation de l'argent disponible :
- Le problème de la faim dans le monde
Il y a sans doute un détail qui m'échappe mais je n'arrive pas à
comprendre quel est l'intérêt de se livrer à une production de viande sur
une surface donnée alors que, sur cette même surface, on peut obtenir plus
de seize fois plus d'aliments végétaux... On m'a appris que les
entreprises visaient à la maximisation du profit, mais en quoi est-il
maximisé en produisant moins avec des facteurs de production équivalents ?
La seule différence entre ces deux productions (animales et végétales)
doit résider dans la demande des consommateurs ; d'où ma conclusion : plus
nous serons nombreux à respecter la vie, à ne pas consommer d'animaux,
sous quelques formes que ce soit (nourriture, vêtements...), moins il y
aura de demande pour ces produits. Si la demande pouvait baisser sur un
moyen voire un long terme, les producteurs seraient obligés de réduire
leurs productions animales et d'augmenter les productions végétales. Cela
permettrait de nourrir un plus grand nombre de personnes.
- Le problème environnemental
La pollution engendrée par l'élevage coûte cher à la société. Si le nombre
de végétariens augmentait, cela réduirait d'autant la consommation de
produits d'orgine animale et donc leur production, il s'ensuivrait alors
une baisse de la pollution, ce qui serait bénéfique tant d'un point de vue
économique qu'humain.
Et la fin du gaspillage des ressources naturelles, de même que l'arrêt de
la déforestation, seraient bénéfiques pour le genre humain et non humain
et permettrait d'assurer l'avenir de la planète entière. Sur un court
terme, cela permettrait d'obtenir ces matières premières à un coût moindre
pour les entreprises (puisque l'augmentation de matières premières
disponibles pour les humains, en admettant que la demande reste
équivalente, fera baisser son prix ) et donc de baisser celui des facteurs
de production ce qui peut se répercuter favorablement sur les prix des
produits finis (pour les consommateurs)
- Les problèmes de santé
Ce tableau indique clairement que l'alimentation et la santé sont liées
mais également et surtout que les mangeurs de viande sont plus souvent
malades que les végétariens ; l'expansion du végétarisme ne peut donc
qu'être bénéfique : moins de mangeurs de viandes = moins de malades =
moins de coûts = plus d'argent. Ce coût a été chiffré à 45 milliards de
dollars en 1992 aux Etats-Unis, soit environ 170 $ par habitant...
DESTRUCTION de la FAUNE
MARINE et des FORETS
La mort des forêts selon le
biologiste Dr. Hans Mohr, après 10 ans de recherches sur les causes de la
mort des forêts, il est établi qu'un des facteurs responsables est la
quantité excessive de nitrates présents dans l'atmosphère. Leur réduction
dans les activités agricoles doit être une priorité, puisque les déjections
d'animaux sont épandues sur les champs et que les émissions d'ammoniaque
dues à l'agriculture proviennent pour 90% du purin et du fumier.
Les aliments de source animale nécessitent plus de superficie en terres
agricoles que les aliments végétaux. La majorité des terres sont donc
exploitées pour mourir les animaux. Or, cette exploitation contribue à
l'érosion des terres et à la déforestation : le bétail nécessite de l'espace
que l'on prend sur les forêts vierges.
Depuis 1960, on a coupé et
brûlé 25% des forêts d'Amérique centrale afin de créer des pâturages pour le
bétail. D'après une estimation, 100 grammes de hamburger provenant du bétail
de ces bois, détruit 16,5 m2 de forêt tropicale.
En 1988, en Amazonie, une
quantité d'arbres représentant 34 000 km sur les 7 millions de km de forêts
tropicales a été abattue et brûlée pour créer des pâturages pour le
bétail...
Pour faire un hamburger, il faut 6m2 de forêt humide non remplaçable
(Bulletin WFA 3/4, 1988). Pour exporter 1 kg de viande de boeuf, il faut
perdre 2,5 tonnes d'humus. Un Mac Donald s'ouvre toute les 17 heures dans le
monde. Ces usines à bouffe produisent 25 millions d'hamburger par jour, ce
qui entraîne la désertification de 125 km2 par JOUR de forêt humide.
GASPILLAGES des
ressources de MATIERES PREMIERES (EAU, ENERGIE, céréales,légumes...)
L'animal ne donne qu'un kilo
de viande pour seize kilos de céréales ingérées; en rétablissant
l'équilibre, les carences alimentaires du monde entier pourraient être
comblées à 100%.
Pour produire un kilo de viande, il faut la même surface de terre que pour
cultiver 200 kg de tomates ou 160 kg de pommes de terre, dans le même laps
de temps.
Il faut 30 fois plus d'eau et 3,5 fois plus d'énergie aliment animal que
pour un aliment végétal. L'alimentation carnée induit également un
gaspillage des terres agricoles dans la mesure où, sur une même superficie,
il est possible de produire en moyenne 16 fois plus d'aliments végétaux que
d'aliments d'origine animale.
Si les ressources utilisées
pour l'élevage servaient à cultiver des céréales pour nourrir la population
mondiale, on pourrait nourrir beaucoup plus de monde. Un demi hectare
d'avoine apporterait huit fois plus de protéines et vingt-cinq fois plus de
calories, si cette avoine était destinée à l'homme plutôt qu'au bétail. Un
demi hectare de brocolis apporte dix fois plus de protéines, de calories et
de niacines que la même surface de terre destinée à la production de viande.
Il existe beaucoup de statistiques de ce genre. On utiliserait plus
efficacement les ressources mondiales si, sur la terre destinée à l'élevage,
on moissonnait des récoltes pour la consommation humaine.
PROBLEMES
HUMANITAIRES
L'élevage des animaux domestiques entretient un énorme gaspillage
alimentaire
24.000 personnes meurent de
faim chaque jour dans le monde, soit une toutes les quatre secondes
L'animal est en effet une très mauvaise
machine à transformer le végétal ; en moyenne :
7 calories d'origine végétale et 1 calorie
sous forme de viande 9 kg de protéines d'origine végétale et 1 kg de
protéines animales
C'est pourquoi une grande partie des
productions végétales mondiales finit par tomber dans le tonneau des
Danaïdes de l'animal :
· Production mondiale de céréales
38 %
· Production mondiale de plantes
alimentaires 49 %
· Production mondiale de soja 90 %
La conséquence immédiate est que la
majorité des superficies cultivables (64 %) est destinée à produire des
aliments pour les animaux, en pâturages ou en cultures .
Mais comme l'animal a un rendement moyen
très faible, les terres utilisées produisent beaucoup moins que ce qu'elles
produiraient si elles étaient ensemencées directement pour l'alimentation
humaine :
Ex. - sur 1 hectare, on peut produire : 25
kg de protéines de boeuf ou 500 kg de protéines de soja.
Ce gaspillage de terres agricoles fait que
pour nourrir une personne pendant 1 an, il faut :
· par des protéines animales 2 ha
de terre
· par des protéines végétales 0,16
ha de terre
C'est pourquoi la pratique du végétarisme
au niveau mondial permettrait de produire suffisamment pour nourrir entre 2
et 3 fois plus de personnes qu'il n'en existe actuellement.
Ex.- sur 100 ha de terres cultivables :
· Si 64 ha sont destinés aux
productions animales ; à raison de 2 ha/personne, 32 personnes peuvent vivre
de cette superficie.
Si les 36 ha restants sont destinés aux
productions végétales ; à raison de 0,16 ha/personne, cela fait 225.
Donc, 257 personnes peuvent vivre sur 100 ha.
Mais si les 100 ha sont utilisés à des
productions exclusivement végétales, alors 625 personnes peuvent en vivre,
ce qui fait environ 2,5 fois plus.
16 septembre 2002.
815 millions de
personnes souffrent de la faim dans le monde. Ce chiffre diminue en moyenne
de 6 millions par an. Mais il faudrait que cette baisse passe à 28 millions
pour réduire de moitié le nombre de personnes mal nourries d'ici à 2015,
objectif fixé par l'Onu.
30 pays d'Afrique subsaharienne souffrent de
sous-alimentation, soit plus de la moitié des 50 pays recensés par
l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture
(FAO). La Somalie détient le triste record de malnutrition de la planète:
75% de sa population en souffre.
24.000 personnes meurent de faim chaque jour
dans le monde, soit une toutes les quatre secondes.
3 600 calories avalées en moyenne quotidiennement
par un Américain: 67% de plus qu'un Africain !
350 milliards d'euros, c'est la somme que les pays
de l'OCDE (les nations les plus riches) consacrent chaque année aux
subventions agricoles. Dans le même temps, ils versent 8 milliards d'euros
pour soutenir l'agriculture des pays en développement.
Quatre multinationales se partagent
90% du commerce mondial des céréales.
Près d'un milliard de personnes souffrent
de la faim et de malnutrition sur cette planète. Plus de 40 millions meurent
chaque année, et la plupart d'entre elles sont des enfants. En dépit de
cela, plus d'un tiers des récoltes de céréales dans le monde est détourné de
l'approvisionnement des hommes vers l'approvisionnement du bétail. Aux
États-Unis, le bétail consomme 70% de la production totale de céréales.
Si on nourrissait les hommes à la place du bétail,
plus personne n'aurait faim.
Gaspillage de nourriture - La plus grande
partie des céréales cultivées est utilisée pour nourrir les animaux de
boucherie. Cette transformation des céréales en viande entraîne une perte
de 90% des protéines, 99% des hydrates de carbone et 100% des fibres. En
Suisse 57% des cultures sont destinées à la nourriture des animaux (1990),
et aux Etats-Unis cette proportion s'élève à 80%.
Si les Américains consommaient 10% de viande en moins, la quantité de
céréales économisée pourrait nourrir un milliard de personnes souffrant de
la faim. En Egypte, où les cultures de maïs comme fourrage ont remplacé en
partie les cultures de blé et de millet consacrées à l'alimentation humaine,
la part des cultures destinées à la nourriture animale est passée de 10% à
36% en l'espace de 25 ans.
Nul n'ignore aujourd'hui que la famine
subsiste et tout le monde a déjà vu de ces images bouleversantes qui nous
font comprendre l'expression "n'avoir que la peau sur les os". En quoi le
végétarisme peut changer quelque chose ? me demanderez-vous.
Tout d'abord je voudrais simplement vous remettre en mémoire ou vous
apprendre, trois chiffres, plus parlant que de longs discours :
- Sur un hectare, on peut produire 25 kg
de protéines de boeuf ou 500 kg de protéines de soja
- La même superficie peut produire 250 kg
de boeuf ou 40000 kg de pommes de terres
- 38 000 enfants meurent de faim chaque
jour dans le monde. Si chacun diminuait sa consommation de viande de 10%,
cela supprimerait le problème de la faim dans le monde, car il faut 16 kg
de céréales ou de soja pour faire 1 kg de viande. Lors de la
transformation des plantes en viande, il y a une perte de 90% des
protéines végétales, de 95% des sucres végétaux et de 100% de fibres.
Nul besoin d'avoir fait maths sup pour
comprendre que si la production de soja était privilégiée à la production de
boeuf, il y aurait 20 fois plus de kilos de protéines ; que si la production
de pommes de terre était privilégiée à celle de boeuf, on aurait 160 fois
plus de kilos de nourritures... De manière plus générale, il est évident que
privilégier les productions végétales permettrait au final une quantité de
nourriture plus importante et de fait la réduction de la famine et de la
sous-nutrition dans le monde.
En Amérique du Nord, 90% de l'avoine et 80%
du maïs sont destinés au bétail ; pourquoi ces céréales ne sont-elles pas
distribués aux humains qui en ont besoin ? Ne vaudrait-il pas mieux que ces
céréales soient utilisées pour mettre fin à la faim dans le monde plutôt que
de nourrir le bétail destiné à être consommé par les populations riches ?
1,3 milliards d'humains pourraient être nourris avec les céréales et les
fèves de soja utilisées pour engraisser le bétail des Etats-Unis ; le bétail
des pays riches mange autant de céréales que les habitants de la Chine et de
l'Inde (soit quasiment la moitié de la population mondiale). Alors qu'un
enfant meurt de faim toutes les dix secondes...
Sur la surface de 5 terrains de football,
cent personne peuvent vivre de graines germées, mais seulement deux avec de
la viande de boeuf : le végétarisme est visiblement la clef du problème
planétaire de la faim et donc de la survie de notre espèce.
De nombreuses personnes, pas nécessairement
stupides, seulement mal informées, pensent que le végétarien privilégie
l'animal à l'homme ; nous venons de voir que cette idée est ridiculeusement
fausse puisque être végétarien permet l'amélioration des conditions de vie
de l'animal ET de l'homme.
Le végétarisme n'est donc pas qu'une option alimentaire, mais un mode de vie
et de pensée qui met le respect de la vie, humaine et animale, au-dessus de
tout.
La viande affecte
négativement nos corps physiques et spirituels mais aussi celui de notre
fragile planète. Pollution, gaspillage de l'énergie, de l'eau, des céréales,
déboisement, érosion des terres de surface, voilà comment l'industrie de la
viande met en péril l'environnement. Au moment où 15 millions d'enfants
meurent de faim chaque année, comme il est révoltant de savoir que 1,3
milliards d'humains pourraient être nourris avec les céréales utilisées pour
engraisser le bétail des États-Unis. Sur une même surface, 16 végétariens
(sans produits laitiers) peuvent puiser leur nourriture et leur eau; cette
même surface ne nourrit que 1 carnivore.
LE COÛT DE
LA VIANDE :
L'industrie de la viande est subventionnée
dans presque tous les pays parce qu'elle n'est pas rentable. En Suisse par
exemple, le gouvernement utilise environ 84% des subventions à l'agriculture
pour soutenir la production de viande, les produits laitiers et les oeufs.
Seulement 16% sont disponibles pour la production de nourriture végétale.
Les compagnies agricoles reçoivent davantage de subsides de l'Etat qu'elles
n'en encaissent par la vente de leurs produits, et ceci même si la vente de
leurs produits est garantie par l'Etat. En Suisse 77% des revenus de
l'agriculture proviennent des subventions directes et indirectes de l'Etat.
Cela coûte chaque année au contribuable 7 milliards de francs.
POLLUTION de l'AIR et de
l'EAU
Les élevages intensifs d'animaux produisent
d'énormes quantités de purin qui mettent en péril les eaux souterraines. Par
exemple, les lacs de Sempach et de Baldegg en Suisse, sont ainsi oxygénés
artificiellement. En Europe, les élevages massifs d'animaux sont
responsables d'environ le 50% de la pollution des eaux.
Il est la cause première de la pollution
des eaux, et le volume vertigineux de 8 624 litres d'eau est nécessaire pour
obtenir 500 grammes de bœuf, alors que 100 litres d'eau suffisent pour
produire une livre de tomates et environ 500 litres pour une livre de pain
complet. Presque la moitié de la consommation d'eau des États-Unis est
utilisée pour cultiver la nourriture à bestiaux.
L'exploitation des terres servant à nourrir le bétail nécessite
l'utilisation de pesticides, d'herbicides, de fertilisants pétrochimiques et
de pétrole. La pollution des eaux douces (nappes phréatiques lacs cours
d'eau) est causée à hauteur de 50% par les déjections animales (au niveau
mondial). Le bétail produit 60 à 100 millions de tonnes de méthanes ; or le
méthane est, avec le CO2, l'un des principaux gaz concourant à l'effet de
serre. L'élevage est l'un des premiers responsables de la production de
trois gaz qui provoquent le réchauffement de la terre
PROBLEMES
LIES A LA SANTE DE L'HOMME
Trop de personnes voient encore le
végétarien comme une personne chétive, malade les 3/4 du temps etc.
Pourtant, si ces mêmes personnes daignaient s'informer avant de porter un
jugement, elles apprendraient alors que le végétarisme est bon pour notre
santé. La maladie de la vache folle a récemment incité les gens à repenser
le lien entre la consommation de viande et l'état de santé mais les
personnes suivant un régime végétarien pour raisons de santé ont évidemment
de plus sérieuses motivations.
- Ainsi, plusieurs recherches médicales
ont démontré que les personnes ne consommant pas de produits d'origine
animale diminuent de fait de plus de quatre fois les risques d'octroyer
certains cancers (sein, prostate, ovaire...).
- La consommation d'aliments de source
animale est la cause principale de haut taux de cholestérol et donc de
maladies cardio-vasculaires (un homme américain court en moyenne un risque
de 50% de mourir d'une crise cardiaque, un végétarien : 15%, un végétalien
: 4%).
- Les aliments carnés transportent des
bactéries (salmonelle) et des substances toxiques (plomb, dioxine, DDT)

Violence, bruralité, souffrance, peur,
angoise, douleur,s tress, mise à Mort ...
Comme le dit l'association de Protection
Mondiale des Animaux de Ferme (P.M.A.F.) (1), nous avons certainement tous
remarqué, depuis la route, ces immenses hangars clos, aux murs gris, sans
fenêtre, mais nous ignorons trop souvent qu'à l'intérieur de ces sinistres
prisons d'où émane une odeur pestilentielle, se trouvent les animaux
destinés à notre assiette ; veaux, vaches, cochons, poulets et autres
volatiles de chair, poules pondeuses, animaux qui, au nom d'une agriculture
ultra productiviste dont la seule gloire est d'être rentable, sont privés de
leurs droits les plus élémentaires : impossibilité de marcher, de jouer, de
gratter le sol, de construire un nid, de prendre soin de son petit, de se
prélasser au soleil.
Actuellement, neuf porcs sur dix sont élevés industriellement, neuf veaux
sur dix proviennent du secteur intensif et sur cent oeufs consommés,
quatre-vingt-quinze sont pondus en batterie.
L'industrie agro-alimentaire ne respecte ni la nature, ni les animaux, ni le
consommateur. A moins d'avoir un boucher "bio", le morceau de viande qui est
dans notre assiette provient d'un animal qui a souffert inexprimablement,
que ce soit au stade de son élevage, de son transport, de son attente, de sa
mise à mort.
Sans défense, sans parole, les animaux sont considérés comme de la viande
avant même d'être abattus.
L'élevage en batterie nie l'existence de l'animal en tant qu'être sensible
et ne respecte pas les besoins physiologiques élémentaires de centaines de
millions d'êtres vivants. En achetant, en consommant, nous nous rendons
complices de ce système nous le cautionnons, nous l'entretenons, nous
l'encourageons.
Après des mois de souffrance dans d'infernales conditions d'élevage, sur
lesquelles nous reviendrons en détail, six millions d'animaux sont importés
ou exportés chaque année en France. Ces transports sont une nouvelle cause
d'intolérables douleurs. Chargés sous l'effet de l'aiguillon électrique,
brutalisés, blessés, les animaux sont entassés dans des camions pour voyager
à travers l'Europe pendant quarante à cinquante heures, sans eau, sans
nourriture, dans l'indifférence la plus totale.
Pour en revenir à l'élevage intensif, la règle numéro un est d'économiser
l'espace pour rentabiliser, ce qui laisse à chaque animal à peine l'espace
de son propre corps. Les mouvements les plus dérisoires et les plus
indispensables comme se tourner, se coucher, se gratter, deviennent
impossibles et ceci pendant des mois, pendant une vie !
Les animaux vivent dans l'obscurité. Ils
sont mutilés à vif on coupe les cornes des vaches, les canines des
porcelets, les becs des volatiles, on castre tous les mâles.
* Quand nous mangeons de la viande de boeuf, huit fois sur dix c'est de la
vache laitière réformée. Après cinq ans de vie misérable en stalles où elles
doivent produire deux fois plus de lait que naturellement, épuisées et
presque incapables de marcher, elles sont expédiées, après d'interminables
heures de transport, à l'abattoir pour leur viande.
* Les veaux, eux, sont deux millions en France, à vivre dans un cercueil.
Arrachés brutalement à leur mère, privés de tout amour, enfermés à vie dans
l'obscurité, dans un box sans litière de quatre-vingt centimètres de
largeur, sans pouvoir se retourner ni se coucher, rendus anémiques par une
alimentation liquide sans fer pour obtenir de la viande blanche, on leur
donne, pour les engraisser de cent cinquante kilos en trois mois, de la
matière grasse provenant des cadavres de leurs congénères. D'herbivores,
les petits veaux sont rendus cannibales !
* Quand nous mangeons du porc, nous mangeons l'animal le plus mal traité, le
plus avili de la planète alors que son intelligence et sa sensibilité le
rapprochent considérablement de l'être humain et mériterait notre
considération.
Le porc est naturellement très propre et dire de quelqu'un qu'il est "sale
comme un cochon", c'est insulter les porcs ! Pour ces animaux,
l'industrialisation est poussée au maximum en cinq mois un porcelet doit
peser cent kilos.
La doctoresse Kousmine (2) nous explique que la torsion permanente en
tire-bouchon de la queue du cochon est la conséquence de son régime
alimentaire contre nature. Cette torsion n'est pas un fait normal, elle
exprime une tension nerveuse. « Les cochons nourris naturellement sont très
propres, ils ne souillent pas leur litière, ils cohabitent sans la moindre
agressivité et leur queue est droite ! »
Des expériences ont montré que l'angoisse suscitée chez un porc par
l'audition des cris de ses congénères menés à l'abattoir, provoque le
passage des colibacilles de l'intestin dans le sang et les muscles, rendant
la viande impropre à la consommation.
Quant aux truies, machines à produire des porcelets, elles sont en
permanence sanglées au sol. Les barreaux n'empêchent pas les bébés de se
nourrir mais privent la mère de tout comportement affectueux à leur égard.
Deux ans et demi de cette vie ! Au moment de l'abattage, incapables de
marcher, elles sont enchaînées vivantes à une grue et traînées dans des
hurlements de douleur jusqu'au camion de transport puis à nouveau du camion
à l'abattoir. Leur chair trop blessée et leurs membres trop disloqués
n'étant pas présentables en jambon, elles deviennent rillettes et
saucissons.
* Les volailles ne sont pas mieux traitées. Dindes, poulets, canards de
chair sont entassés au sol par dizaines de milliers, dans un même hangar
après avoir été dé becqués avec une lame chauffée à blanc qui parfois
arrache totalement le bec.
La Bretagne compte à elle seule six millions de mètres carrés d'aviculture,
un seul poulailler pouvant atteindre deux mille cinq cents mètres carrés.
La rentabilité passant aussi par l'économie dans les installations, leur non
conformité les rend sujettes à des incendies les compagnies d'assurance en
ont dénombré cinquante en un an dans cette seule région. Les industriels
nous confirment ainsi leur mépris total pour les animaux qui périssent
brûlés vifs.
* Les poules pondeuses, elles, avant de finir en raviolis ou en bouillon
cube, car trop cassées pour être présentées en cuisses, doivent pondre à un
rythme effréné. Dans les hangars à ponte, on commence par éliminer les
dizaines de millions d'inutiles poussins mâles en les expédiant vivants et
piaillants dans des broyeurs.
Les réputées "maman-poules", transformées en machines à pondre, sont
entassées pendant soixante-douze semaines, par cinq, dans une cage grillagée
de quarante six centimètres sur cinquante et un de coté. La promiscuité et
le stress obligent le débecquage. Du fait du grillage, les pattes se
fissurent et se déforment. La ponte, totalement contre nature, est accélérée
par un système d'éclairage.
La nourriture, identique à celle des vaches qui sont devenues folles est à
base de cadavres d'animaux, de produits chimiques, d'antibiotiques et
d'antidépresseurs. Le bruit est infernal, l'odeur pestilentielle.
La scientifique Jacqueline Bousquet (3) nous dit :
« Comment considérer les oeufs issus de ces malheureux volatiles, oeufs de
la souffrance, oeufs de la honte !
Si les consommateurs pouvaient voir sur les présentoirs la photo de ces
poules dont la détresse physiologique est incommensurable, ils se
détourneraient avec dégoût d'un tel produit porteur de mort...
Ces oeufs manifestent d'ailleurs une inversion de polarité très
inquiétante... Est-il utile de préciser qu'il n'y a pas de salmonelle dans
les oeufs de poules élevées comme l'a décidé Mère Nature ? »
L'alternative est pourtant simple pour que cet enfer cesse, il suffirait
d'acheter les oeufs portant le label "oeufs de poules élevées sur parcours
libre" ou "en plein air".
Attention, les mentions "oeufs frais" et
"oeufs de ferme" déterminent des oeufs provenant d'élevages en batterie.
Bien sûr, l'idéal reste d'acheter des oeufs biologiques que l'on trouve
maintenant dans toutes les grandes surfaces.
Bel exemple que la Suisse qui, depuis le 1er janvier 1992 a interdit sur son
territoire l'élevage des poules pondeuses en batteries. La Pologne montre
l'exemple dans un domaine similaire en interdisant l'élevage d'oies et de
canards destinés à produire du foie gras.
* Pour la production du foie gras, type même d'une honteuse consommation de
luxe, on utilise également le système intensif. Chaque année, quinze
millions de poussins femelles, n'étant pas aptes à produire du foie gras
sont expédiés au broyeur... tandis que huit cent mille oies et seize
millions de canards mâles sont placés dans des cercueils de grillage de
vingt-cinq centimètres par quinze de côté, immobilisés à vie, rangés vivants
comme des sardines en boîte. On est bien loin de "Martina", la petite oie de
Konrad Lorenz (4).
Le gavage est mécanique, rapide, brutal. Une machine gave six cents canards
en une heure. En cinq secondes, l'animal reçoit une telle quantité de maïs,
qui de plus est brûlant, que cela équivaudrait à quinze kilos de
pâtes pour un humain.
Ces manipulations occasionnent de graves brûlures et fréquemment la
perforation du cou. Le volume du foie est multiplié par dix, hypertrophie
créée par la maladie. Manger du foie gras revient à manger un organe malade
dont la pathologie se situe entre la cirrhose et le cancer.
Un jour peut être, les industriels de l'agro-alimentaire nous
proposeront-ils, à prix d'or, de véritables tumeurs cancéreuses ! On est en
droit de le penser. Comme le dit Brigitte Bardot :
« L'homme accepte trop de choses trop facilement et en vient à admettre
l'inadmissible... Le vrai luxe c'est oser
refuser ! »
Une fois de plus, la Suisse se distingue : depuis 1991, "Migros", première
chaîne helvétique de distribution, refuse de vendre cet aliment de
souffrance et les brasseries "Movenpick" l'ont définitivement supprimé de
leur carte.
L'un des scientifiques de Pro-Anima (5) nous dit :
« Nous savons aujourd'hui que la mémoire présente dans toute la matière se
transmet tout au long de la chaîne alimentaire au bout de laquelle est
l'homme... Un animal égorgé en pleine conscience et qui agonise se retrouve
dans nos assiettes avec cette mémoire. Je plains ceux qui incorporent ce
vécu dans leur chair.»
L'intolérable souffrance des animaux n'est pas la seule conséquence de
l'élevage intensif. L'industrie agro-alimentaire dévaste honteusement notre
planète et très sournoisement les pays du Tiers Monde.
Elle pollue notre Terre et par conséquent notre santé. Dans ses ouvrages, la
Doctoresse Kousmine explique parfaitement comment le comportement
alimentaire de chacun peut avoir de répercussion néfaste aux antipodes de
notre corps. Pour un profit financier maximum des pays riches, les pays du
Tiers Monde sont exploités, ruinés et leur population réduite à une
sous-alimentation chronique.
En France, la consommation de viande a augmenté à tel point que, malgré
l'énorme augmentation de production, nous devons en importer plusieurs
milliers de tonnes par an. La viande est un produit très coûteux,
exclusivement réservé aux pays riches.
« La plupart des peuples, depuis des millénaires, associent pour le plus
grand bien de leur santé céréale et
légumineuse » précise Catherine Kousmine, « en Inde, riz et lentilles ; en
Afrique du Nord, couscous et pois chiches ;
au Mexique, maïs et haricots ; en Chine, riz et soja, etc., la viande
n'étant utilisée que comme complément ».
Seuls les occidentaux utilisent la viande comme plat de résistance quotidien
ou biquotidien.
Le bétail des pays riches mange autant de céréales que les indiens et les
chinois réunis.
Pour couvrir sa consommation de viande, il faut à chaque français mille
quatre cents kilos de blé par an soit trois kilos huit cents par jour Pour
produire un seul kilo de protéines animales, vingt kilos de nourriture
végétale sont nécessaires. Les protéines végétales nécessaires à la
production d'un bifteck de deux cents grammes permettraient un repas de
trente personnes
Le bétail mondial absorbe un tiers de la production de céréales produites
dans les pays où sévit la famine.
Au Brésil, il existe trente-huit millions
de sous-alimentés, or le tiers des terres cultivables sert à l'alimentation
du bétail qui nous est destiné.
Cette exploitation excessive nécessite une déforestation importante ayant
pour corollaire l'érosion et l'infertilité des sols tandis qu'insecticides,
engrais chimiques et pesticides polluent les nappes phréatiques.
Il y a pollution de l'atmosphère également puisque le cheptel bovin qui
compte à lui seul un milliard trois cent millions de têtes rejette chaque
année cent mille tonnes de méthane, molécule responsable de la destruction
de la couche d'ozone.
L'agriculture rejette dans notre environnement une infinité de polluants que
l'on retrouve dans notre eau. Dans la seule région bretonne, on déverse par
an quatre mille tonnes de pesticides. Nos fleuves sont devenus de vastes
poubelles emplies de substances toxiques. Le taux de nitrates dans l'eau qui
devrait rester inférieur à cinquante milligrammes par litre est largement
dépassé dans de nombreuses régions telles la Beauce, la Brie, la Picardie et
la Bretagne, régions d'industrie agro-alimentaire par excellence.
La pollution par les nitrates est causée par les déjections animales et
l'épandage d'engrais azotés qui rendent nos campagnes puantes et
irrespirables.
La France est le deuxième consommateur mondial de pesticides et le premier
européen.
Nous sommes loin de l'assertion pleine d'espoir et d'encouragement du
Révérend Père Jean-Michel Di-Falco, Porte-parole des Evêques de France, qui
en 1989 disait :
« Chaque jour nous prenons davantage conscience de la valeur incalculable
de ce trésor qui nous est confié la
Création. Nous n'en sommes pas les propriétaires, nous en avons l'usufruit
pendant notre passage sur Terre. Nous devons la remettre plus belle encore à
ceux qui viendront après nous...»
L'homme, dans son unique souci d'une rentabilité immédiate, devient lui-même
victime de son irresponsabilité : Herbicides, insecticides, fongicides se
retrouvent dans notre assiette.
Les insectes visés développent une résistance qui conduit à diversifier les
molécules et à augmenter les doses.
Selon un rapport de Greenpeace, les pesticides qui sont des biocides ont la
capacité d'agir à différents échelons de la chaîne alimentaire. Leurs
produits de dégradation peuvent être plus toxiques que la molécule d'origine
et s'accumulent. Ainsi une petite concentration dans l'eau peut conduire à
une forte concentration dans les tissus graisseux des carnivores et des
consommateurs en général.
Dans les pays du Tiers Monde la situation est encore plus alarmante, puisque
des produits extrêmement toxiques sont utilisés alors qu'ils sont interdits
en Europe et aux USA. L'O.M.S. (6) estime qu'en 1990 vingt cinq millions de
personnes auraient été victimes d'empoisonnement par pesticides.
L'Institut National Agronomique a calculé il y a quelques années qu'un
français absorbait en moyenne par an mille cinq cents grammes de produits
chimiques divers.
Il faut dire qu'en plus d'une alimentation toxique, les animaux de l'élevage
intensif sont gavés de substances médicamenteuses para hormonales et
antibiotiques, cocktail très dangereux pour le consommateur.
Ces animaux qui vivent dans la promiscuité, l'obscurité, l'immobilité,
l'ennui, la douleur, la peur, le stress et la détresse sont bien évidemment
malades. On le serait à moins. On leur administre donc une large quantité de
médicaments.
En Europe, soixante-dix pour cent des antibiotiques mis sur le marché sont
donnés aux animaux industriels. Tous les antibiotiques employés dans
l'alimentation animale se retrouvent dans la viande que nous consommons.
Selon la Doctoresse Kousmine, leur usage prolongé entraîne la formation de
souches bactériennes résistantes et détruit la flore intestinale normale.
L'équivalent de quatre antibiotiques utilisés contre la salmonellose dans
les élevages de pondeuses n'ont plus d'effet sur l'homme. Malgré la forte
utilisation d'antibiotiques, aux USA vingt pour cent de viande de poulet et
quarante pour cent de la viande de dinde sont contaminés par la salmonelle.
Les substances hormonales sont également utilisées de façon abusive. Elles
augmentent le poids des animaux de vingt pour cent à trente pour cent. Alors
qu'elles sont officiellement interdites en France, le journal "Capital", en
1994 dénonçait après enquête que des boeufs de label "charolais terroir"
avaient été gavés aux anabolisants. Des instructions ont été données pour
classer l'affaire de façon à ne pas ruiner une solide réputation. Très
récemment, une affaire identique a fait la une de l'actualité.
Dans les élevages en batterie, l'utilisation d'hormones est monnaie
courante, notamment l'utilisation d'oestrogènes, hormones femelles qui sont
d'importants facteurs de croissance, ce qui, selon certains médecins,
pourrait expliquer en partie l'augmentation inquiétante d'hommes atteints
d'hypertrophie des glandes mammaires (gynécomastie) particulièrement aux
USA.
Les médecins du comité scientifique Pro-Anima nous disent que :
« le marché aux hormones est un véritable trafic mafieux. Les experts
scientifiques protégeant l'élevage aux
hormones ont souvent des intérêts financiers dans les laboratoires
produisant des anabolisants ».
Ces mêmes médecins nous précisent que la
consommation de viande n'est pas indispensable à une alimentation
équilibrée, au contraire et que, si l'on ne peut pas s'en passer par goût,
il faut en limiter la consommation à cent grammes par jour.
La consommation de viande favorise les cancers de la prostate et du côlon.
Selon Jacqueline Bousquet :
« les aliments issus de l'exploitation intensive de l'animal, du végétal ou
de la terre elle-même sont impropres à la consommation... nous devons
aujourd'hui manger moins mais manger mieux. Ce changement de comportement
nous est imposé par Dame Nature que nous pensions pouvoir asservir et
bafouer en toute impunité ».
Les maladies chroniques et dégénératives propres à la civilisation sont en
constante progression.
Les produits de synthèse, aliments ou
médicaments étant de puissants toxiques, les maladies iatrogènes,
c'est-à-dire générées par les médicaments eux-mêmes, ne cessent d'augmenter.
Les allergies alimentaires sont classées au
sixième rang des maladies dans le monde. Le cancer est la première cause de
décès en France trente-cinq pour cent des français en meurent entre
trente-cinq et soixante-cinq ans. Il atteint des individus de plus en plus
jeunes. Les cancers hormonaux du sein, des ovaires et de la prostate se
multiplient.
Un individu sur deux est constipé, un sur
cinq est allergique, un sur trois cancéreux, un sur deux obèse, la
stérilité des couples et la malformation des enfants ne cessent d'augmenter.
« L'homme est une espèce en voie de disparition qui n'est menacée que par
elle-ême », nous dit Jacqueline Bousquet, « consommateur, ta seule arme est
le boycott ».
Cette mise en garde nous était donnée bien avant que n'éclate le scandale de
la "vache folle". Les vaches folles d'ailleurs ne seraient que la pointe de
l'iceberg. Les farines alimentaires reconnues responsables de l'ESB
(encéphalopathie spongiforme bovine) ont été interdites pour les ruminants
mais elles sont toujours utilisées pour les porcs, les volailles et les
poissons d'élevage
Le temps d'incubation de la maladie qui est
de deux à cinq ans est supérieur au temps de vie de ces animaux.
On comprend aisément pourquoi ils ne manifestent pas la maladie, même s'ils
en sont porteurs !
Aequalis (7), l'association de défense des droits des animaux, nous précise
que non seulement ces farines sont
composées de cadavres pulvérisés (poussins broyés, animaux de ferme malades,
chats et chiens euthanasiés,
animaux de laboratoire) mais aussi de placentas humains de nouveau-nés
provenant de cliniques zurichoises
Ainsi les animaux sont rendus cannibales et nous-mêmes, par le biais de la
chaîne alimentaire, en mangeant ces placentas recyclés, nous devenons
anthropophages.
« Ce cannibalisme, nous dit le comité scientifique de Pro-Anima, a aboli la
naturelle barrière d'espèces »
En clair, les maladies des animaux sont maintenant transmissibles à l'être
humain
Ainsi, les mystiques que nous sommes sont à même d'apercevoir la
responsabilité de leur comportement dans le domaine de leur alimentation.
Consommation par excellence qui entraîne toute une chaîne de souffrance et
de dégénérescence au sein des quatre règnes de la création, - minéral,
végétal, animal, humain.
Albert Einstein disait : « Ce ne sont pas ceux qui font le mal qui rendent
le monde insupportable, mais ceux qui
regardent et laissent faire ».
C'est l'anonymat de nos victimes qui nous laisse indifférents. En ce sens,
convaincre n'est pas nécessaire, il suffit de transmettre. Chacun doit
prendre conscience que cette impitoyable et massive destruction des hommes,
des
animaux et de la Terre n'existe que par notre complicité de consommateurs.
En matière commerciale, il y a toujours une étroite relation entre la
demande et l'offre. C'est la somme de millions de
comportements individuels qui déterminent une réalité. C'est nous-mêmes qui
formons la société que nous critiquons. Nous sommes co-responsables de ce
qui est. Pour remédier à ce désastreux problème de consommation animale, il
suffirait que nous mangions de la viande et des oeufs moins souvent et de
qualité biologique. C'est ce que sous-entend Brigitte Bardot (8) lorsqu'elle
s'écrie :
« Si l'homme se veut carnivore, qu'il ait au moins la dignité de ne pas
infliger une vie et une mort indécentes à ses victimes ».
Nous avons la possibilité de respecter le
Tiers Monde, les animaux, la Terre et notre santé en cessant d'être les
poissons morts du proverbe chinois : « Seuls les poissons morts vont dans le
sens du courant », en devenant les insoumis qui, selon André Gide, «
sauveront le monde s'il peut l'être ».
Références
(1) PMAF Protection Mondiale des Animaux de Ferme. 72210 La Suze sur Sarthe.
(2) Dr Catherine Kousmine "Sauvez votre corps" Laffont
(3) Jacqueline Bousquet Docteur es sciences, biologiste, biophysicienne,
immunologiste, chercheur au CNRS, membre Pro-Anima.
(4) Konrad Lorenz « Il parlait avec les mammifères, les oiseaux et les
poissons » Flammarion.
(5) Pro-Anima Comité scientifique pour la promotion et l'information des
méthodes substitutives à l'animal dans la recherche.
(6) OMS Organisation Mondiale de la Santé.
(7) Aequalis - Talis Association pour les droits des animaux, 12 rue du
Fief, 92100 Boulogne Billancourt.
( S'appelle désormais One Voice, 8 rue des Morillons, 75015 Paris )
(8) Fondation Brigitte Bardot ( membre d'honneur le Dalaï-Lama ), 45 rue
Vineuse, 75116 Paris.
Et aussi OABA OEuvre d'Assistance aux Bêtes d'Abattoir. 10 place Léon Blum,
75011 Paris.
Terre bientôt
inhabitable?
Canicule, orages, tempêtes... la succession
de catastrophes climatiques à laquelle nous avons dû faire face cet
été
En pleine crise
climatique,
le cabinet Bush en remet une couche 29/08/2003 Ahurissant. A
l'heure où une
crise climatique majeure déploie ses effets sans que
personne ne veuille la reconnaître, l'administration
Bush décide de rendre moins contraignante la loi sur la
pollution de l'air afin d'améliorer l'alimentation en énergie des
Etats-Unis. L'Agence fédérale pour la protection de
l'environnement (EPA) a décidé de permettre à quelque 17'000
centrales électriques, raffineries et usines fonctionnant au
charbon, de se moderniser sans être obligées de s'équiper des
nouveaux systèmes de contrôle de la pollution estimés trop
coûteux. «Les pollueurs vont pouvoir remplacer des parties
énormes de leurs usines sans installer la technologie moderne
aisément disponible pour limiter la suie et la pollution
atmosphérique, a regretté Carl Pope, dirigeant de
l'association écologiste Sierra Club. Cela va conduire à plus
de risques d'asthme pour la population, plus de pluies acides et
autres pollutions toxiques.» |
résonne comme un signal d'alarme.
Pour Edouard Goldsmith, fondateur de The Ecologist, le pire est
à venir.
PAR CAROLINE STEVAN / 24heures
du 5 septembre 2003
Si la Terre continue à tourner autour de l'économie, elle court à sa
perte. Telle est, en résumé, la thèse que défend Edouard Goldsmith.
Fondateur du magazine britannique de référence The Ecologist, en 1969,
le Franco-Britannique est également l'auteur de Changer ou disparaître
et du Tao de l'écologie. Autorité mondiale en matière d'écologie,
Edouard Goldsmith frère du compositeur du même nom a en outre reçu
le Prix Nobel alternatif en 1991. Le chercheur était à Genève jeudi 4
septembre pour donner une conférence. Rencontre.
-Que signifient les événements climatiques qui se sont déroulés ces
derniers mois?
-Il semble que nous soyons pris dans un engrenage duquel il va être
très difficile de sortir. Le plus gros problème auquel nous sommes
actuellement confrontés est le changement climatique. Est-ce que ces
récentes catastrophes en découlent directement? Comment le prouver? Ce
qui est certain, c'est que l'atmosphère a aujourd'hui une composition
chimique qu'on n'avait pas connue depuis 40 millions d'années. Les
scientifiques prédisent une hausse des températures de 5,8° d'ici à la
fin du siècle, la conséquence directe en sera une augmentation du
niveau de la mer de près d'un mètre. Imaginez les effets sur les
terres arables. A ce rythme, la Terre sera bientôt inhabitable.
-Que préconisez-vous?
-Il faut d'abord abandonner l'utilisation des hydrocarbures, à
l'origine de l'effet de serre. Il faut ensuite revenir à une
agriculture vivrière. L'agriculture ne sert plus à nourrir, mais à
faire du profit; la pratique de la monoculture oblige les gens à
exporter alors qu'ils crèvent de faim. D'une manière générale, nous
devons faire machine arrière. Les populations devraient retourner
vivre dans les villages, car les grandes agglomérations demandent une
fourniture en énergie énorme et impossible à gérer à long terme. Le
pétrole n'est pas éternel et les greniers du monde sont en train de se
dessécher. Nous n'avons rien à inventer, tout ce qu'il faut faire a
déjà été fait par le passé.
-C'est-à-dire?
-L'homme a vécu de la même façon pendant 99% de son existence
terrestre. Les familles et les communautés étaient alors reliées au
monde naturel par leur culture, que l'on peut aussi qualifier de
religion. C'est cela, la société normale. Aujourd'hui, la société est
malade, atomisée, confrontée à une multitude de problèmes et de
maladies que nous avons nous-mêmes créés. Beaucoup de nos
scientifiques essaient de nous faire croire que la croissance
économique fait partie de l'évolution, mais c'est un leurre, tout
comme le développement ne peut être durable.
-Doit-on jeter voitures et frigidaires par les fenêtres? Tout progrès
technique est-il condamnable?
-Est-ce réellement un progrès? Les gens ne vont plus au marché depuis
qu'ils ont des frigos, et c'est encore le tissu social qui en pâtit.
La conséquence la plus grave du développement économique est sans
doute cet éclatement social. Les fonctions qui étaient autrefois
remplies par la communauté et la famille ont été monétisées et
usurpées par l'Etat et les firmes industrielles, laissant place à la
corruption et à la criminalité.
-N'entretenez-vous pas une vision un peu idyllique du passé?
-Je ne crois pas. Les sociétés dites primitives étaient beaucoup plus
stables que la nôtre. Nous allons vers le désordre et l'aléatoire; le
progrès n'a rien à voir avec l'évolution.
-Vous appelez, dans le Tao de l'écologie, à détruire les fondements de
l'Etat industriel, à savoir l'Etat et les firmes. Que proposez-vous à
la place?
-On ne peut pas tout renier, mais il faut revenir à des structures
locales et redonner le pouvoir aux communes. La Suisse a été un
parfait exemple de ce mode de fonctionnement. Gandhi appelait ça les
"Républiques villageoises".
-Vous démontrez également l'importance des cycles dans la nature par
l'exemple du moustique, dont la disparition entraîne celle du saumon
par le jeu des chaînes alimentaires. Etes-vous proche des jaïns, ces
hindous qui respectent toute vie humaine au point de balayer devant
leurs pieds pour ne pas écraser un insecte, ou au moins végétarien?
-Je pense que toute matière vivante est intelligente, et que nous
avons tort de le nier. Je mange un peu de viande car cela fait partie
de la nature, à condition que ce ne soit pas un poulet qui vienne d'un
camp de concentration
|
La conclusion s'impose d'elle-même.
HOMME ! MANGE MOINS
DE VIANDE ...
A tant de problèmes, une
solution, le végétarisme. Bénéfique pour les animaux, les hommes, la Terre,
le végétarisme est la solution, la seule, qui permettrait de résoudre les
problèmes humanitaires, humains, environnementaux, économiques et bien sûr
moraux. Il ne faut pas accepter docilement ce qui est considéré comme normal
mais se révolter de la souffrance semée par l'industrialisation de la mort,
la souffrance animale, bien sûr, mais également la souffrance humaine,
indirectement liée à la précédente.
Pour un monde meilleur, plus sain, plus respectueux de la vie, pour un monde
vivable pour les futures générations, pour un monde plus vivable pour nous,
il est nécessaire que le mouvement végétarien se développe. Chacun d'entre
nous peut aider son expansion : le tout est égal à la somme de parties, la
somme des comportements individuels correspond au comportement général. Au
niveau individuel, devenir végétarien est positif, c'est indéniable, et ça
le sera au niveau global lorsque les végétariens seront suffisamment
nombreux. Vous savez ce qu'il vous reste à faire ! |