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La viande cultivée en labo dans des
draps qu'on étire! Nous restons pantois...
Vos réactions à ce sujet
Vous avez été
nombreux à réagir à cet article ahurissant. Extraits:
De
marthelene.bernard@wanadoo.fr le 19 08 2005 :
Je suis globalement d'accord avec tous les
avis qui se sont exprimés "contre" la possibilité de commercialiser, un
jour, de la viande de synthèse pour nourrir les populations.
Il semble bien que l'on puisse déjà ressentir l'âpreté aux gains et la
convoitise compulsive de groupes humains bien typés se dessiner à
l'horizon ; la science fiction avait déjà ébauché quelques décors à ce
type de phénomènes et certaines marchandises alimentaires proposées
aujourd'hui aux consommateurs par les industirels sont déjà tellement
éloignées de
l'alimentation naturelle, tellement "élaborées... mixtures chimiques
auxquelles sont données les apparences d'aliments traditionnels... qu'il
nous revient de nous inquiéter quant aux aptitudes des consommateurs à
reconnaître les goûts et parfums d'aliments exclusivement naturels...
Quant au fallacieux prétexte d'apporter des
aliments aux plus démunis... la musique est connue ; si les bonnes
volontés le pouvaient réellement il y a, aujourd'hui, de quoi nourrir et
abreuver sainement la planète, encore
faut-il que cela se passe dans la notion de partage, voire d'échange, mais
sans attente de "bénéfices financiers" de la part de ceux qui décident que
l'heure de travail de base ne vaut pas le même salaire selon l'endroit du
monde où l'on se trouve.
Tout mon soutien à Terre sacrée ;
cordialement.
De
p.b7@free.fr le 19 08 2005 :
A l'heure ou l'on n'en finit pas de contempler
les ravages d'une alimentation et d'un environnement trafiqué sous le
principe de cancer et de dégénérescences de toutes formes, on peut
vérifier que cette pseudo "science", je précise cela car ce n'est que la
science financée par et pour les industriels voire les labo dont je parle,
affirme donc un peu plus fort encore sa débilité, sa présomptuosité et sa
dangerosité: bravo un grand succès!
Puisque leur fond de commerce ce sont nos
maladies ( et non pas notre santé!) pourquoi donc ne nous injecte-t-il pas
des maladies dés la naissance pour être sur que nous puissions leur verser
des rentes à vie?Peut être est-ce la
solution pour que l'on cesse de voir ces annonces traduisant des
recherches toujours plus extraordinairement déplacées sinon débiles?!
De
cat641@free.fr le 18 08 2005 :
A l'heure où l'homme est de plus en plus
virtuel, il paraît logique que sa nourriture le devienne également ... la
viande de labo, les OGM, le clonage ... nous atteignons des sommets ! je
doute qu'il s'agisse de progrès !
catherine
De
devienne@grignon.inra.fr le 17
08 2005:
J'avoue sincèrement être, en
tant que scientifique et chercheur, être complètement ébahie par ce genre de
recherche. A l'heure où la question
de notre avenir énergétique et environnemental se pose, faire ce genre de
recherche est incroyable...
En tant que personne lambda et "consommateur", j'avoue que je n'aurais
absolument pas envie de consommer ce genre de viande, ni de viande
clonée, d'ailleurs. Je ne suis pas végétarienne, mais faible
consommatrice de viande et, à choisir, je préférerais manger de la
viande produite en ferme que ce genre de produit.
Bien sûr, se pose la question des régions où règne la famine. Ce mode de
"production" pourrait être envisagé comme une solution; Mais
n'existe-t-il pas de solutions naturelles, notamment en révisant totalement
notre façon de vivre, de consommer, de nous chauffer, etc...
en n'utilisant que des énergies renouvelables et naturelles et en partageant
les ressources (commerce équitable, exportation de
technologies ne se basant que sur des énergies renouvelables, etc...) ?
Florence Barret
De
alvn@netcourrier.com le 17
08 2005 :
au cours de mes experiences
personnelles et intérieures, de mes lectures et constatations j'en arrive à
la conclusion suivante: à partir du moment où nous quittons le chemin que la
nature à mit des milliard d'année à élaborer nous en patissons, il manquera
forcément quelque chose. De plus la qualité d'un aliment ne se mesure pas
seulement en termes de lipides protides glucides, il y aussi un tas d'autres
molécules anodines dont les organismes vivants ont besoins. Ainsi une viande
poussée en alpage et un en
bord de mer auront des qualités différentes auquelles l'organisme est
sensible.
Reste enfin l'energie vibratoire
des aliments. Ce point est bien connu pour les personnes qui savent comparer
un aliment bio d'un autre: le taux vibratoire (qui peut aussi caractériser
un lieu ou une personne). Plusieurs études l'ont mis en évidence de façon
interessante. Seul un aliment vivant, développé dans les conditions
naturelles posséde de trés bonnes qualités vibratoires. Une personne ne
mangeant que des aliments chimiques copiés de la nature (par exemple la
vitamineC chimique n'a pas la même forme moléculaire que la vitamineC
naturelle, et donc pas les mêmes propriétés), non frais (légumes de plus de
4 jours), mort (biscuit et autre plats préparés), poussé de façon non
réspectueuse (la pluspart des aliments!) verra sont energie vitale (appelons
cela comme on veut) faiblir. L'expérience est simple a réaliser: changer
sont alimentation et observer les modifications. Biensur les radicaux libres
et autres bio molécules interviennent de façon significative mais ne font
pas tout.
En conclusion il ne faut pas se
couper de la nature, notre nature même, et ses vibrations subtiles. Et
l'industrie agroalimentaire ne s'en préoccupe absolument pas, seul compte
l'argent et le pouvoir qui découlent de telles inventions!!!
la vie naturellement jean-michel BIANCAMARIA
De
margotv@club-internet.fr le 17
08 2005 :
Chaque jour des "progrès" dans
le fabriqué... Aucune loi n'empêchera des
scientifiques d'avancer dans le sens du clonage et de la fabrication de
produits non naturels. C'est un peu comme la bombe H qui n'a pu être évitée,
si Einstein n'y avait pas mis son nez, quelqu'un d'autre y serait arrivé.
Alors attendons de voir ce que cela amènera...
Je suis d'avis que c'est à chacun de voir comment il veut se nourrir. Les
épidémies de vache folle et autres ont déjà amené de nombreuses personnes à
diminuer fortement leur consommation de viande, voire à la supprimer. Je ne
consomme pas de viande, non pas par principe moral pour ne pas tuerd'animaux ni par conviction religieuse, mais par raison. Nous ne sommes pas
dans un pays où la consommation de viande est obligatoire, car nous avons
tant d'autres aliments ! Si je vivais au Gröenland ou en Mongolie, je
devrais m'alimenter avec ce qu'il y a sur place, mais en France, nous sommes
dans l'abondance.
Quelques raisons pour ne pas consommer de viande :
- les animaux sont tellement gavés d'antibiotiques, vaccins et autres
produits que je n'ai absolument pas envie d'ingérer cela.
- ils ne sont pas nourris naturellement la plupart du temps. Je vis en
Alsace où la plupart des vaches sont toute l'année à l'étable, elles ne
paissent pas dans les prairies.
- Avec le budget consacré à la nourriture pour élever un boeuf, on peut
nourrir plus de personnes que le boeuf lui-même n'en nourrira.
- les médecins parlent beaucoup d'éliminer les toxines. La consommation de
viande en apporte beaucoup. Consommer moins de toxines, c'est enlever une
surcharge de travail à l'organisme.
En bref, je ne consommerai pas plus de viande fabriquée en laboratoire que
de viande ordinaire. Je crois que certaines personnes auront le bon sens de
se méfier de cette viande fabriquée, que d'autres en consommeront et
serviront de cobayes. Si ces dernières ont des carences ou de nouvelles
maladies, leur démarche aura servi à éclairer les autres, puisque jusqu'à
présent il faut des "catastrophes" pour faire réfléchir. Alors merci
d'avance à ceux qui testeront les yeux fermés !
Marguerite Vidal
Elsenheim/France
De
gwaringo002@cegetel.rss.fr
le 16 08 2005 :
Quoique pas encore complètement
végétarienne, je suis pour une alimentation
naturelle.
Manger de la viande artificielle me paraît complètement aberrant.Il
vaudrait mieux convaincre une plus grande partie de la population de se
tourner vers les protéines végétales.
De la viande artificielle et après que nous réservera-t-on? Cela fait
penser au film soleil vert...
Ghislaine du Tarn
De
odessole@yahoo.fr le 16 08 2005
:
Je ne suis pas un assoiffé de
sang ni un chasseur ni même un pêcheur mais je crois que la survie de
certaines espèces est subordonnée à leur "fourniture" de viande (cf chevaux
de trait). Je ne pense pas qu'il faille que l'espèce humaine se précipite
dans l'artificiel : nous allons avec ce genre de découvertes à l'encontre de
tout équilibre naturel ( finie la biodiversité) et qui plus est tout droit à
la merci d'un savant fou qui aura l'humanité dans le fond de sa main.
D'ailleurs est-ce que cette perspective ne serait-elle pas du gout de
certains lobbies américains pour qui nourrir la planète serait un nouveau
marché "captif" bien juteux quand il n'y aura plus d'alternative aux
proteines de laboratoire ?
De
ddrsvpa@wanadoo.fr le 16 08
2005 :
Si l'on se place dans une
certaine optique, je vois très bien dans le futur "mondialisé" les animaux
réservés pour la consommation "d'élus" et... la
bouillie pour les autres... à qui on ne demanderait pas leur avis !
De
zano@lavaux.ch le 16 08 2005 :
Mais oui !
On pourrait aussi avaler des pilules bleues procurant les orgasmes à
répétition l'heure désirée !
Quel beau programme.
De
Fcmidy@aol.com le 16 08 2005 :
Ce genre
d'information est très troublante.
Je ne crois pas que la science puisse résoudre. Si on peut produire une
viande aussi saine, aussi bonne au gout, aussi nourrissante que la bonne
viande d'élevage, pourquoi pas Cela résoudrait de nombreux problèmes de
souffrance, de mauvaise conditions d'élevage et d'environnement
MAIS, il faut penser à tous ceux qui travaillent et vivent de cette
activité. Avec l'état d'esprit de la recherche actuelle, les brevets, comme
ceux des OGM, seront entre les mains de quelques laboratoires qui auront une
puissance énorme et domineront la Planète, rien que pour cela je suis
contre. A moins que l'humain ayant évolué et que l'argent ne soit plus le
moteur qui justifie TOUT, alors ce serait, peut-être, une solution
envisageable. Il y a trop de
MAIS et je n'y croit pas beaucoup.
Amicalement
François CM
De
cofram@hotmail.com le 5 09
2005 :
Quand on pense à tous les animaux qui endurent
des conditions d'élevage terribles, sont mutilés, séparés de leurs petits,
débécqués, brutalisés, puis saignés, égorgés ou ébouillantés, on se dit
que ce serait bien pour eux que la viande soit à l'avenir élaborée de
cette manière!
Il est étonnant que l'on s'émeuve de cette
nouvelle méthode pour obtenir de la viande (simplement parce qu'on n'y est
pas habitué), mais que la souffrance animale laisse tant de gens encore
indifférents...
Pour ma part, je ne sais pas si j'en
consommerais car, étant végétarienne, je n'ai pas mangé d'animaux depuis
neuf ans, et ai pris l'habitude de consommer des steaks de soja et autres
préparations végétales bourrées de protéines (et délicieuses). En effet,
la viande n'est en aucun cas nécessaire à la santé, contrairement à ce que
l'on voudrait parfois nous faire croire! Mais si d'autres souhaitent
goûter à cette nouvelle viande de laboratoire, je ne vois là rien de
choquant.
Au lieu de se focaliser sur notre petite santé
et d'entretenir des peurs irrationnelles envers tout ce qui est nouveau,
je trouve plus important de prendre conscience de ce qu'endurent des
millions d'êtres sensibles qui, incapables de se défendre, payent de leur
vie le goût des humains pour leur chair.
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Traduction inédite et bénévole de Celine
Marchand pour Terre sacrée le 16 août 2005. Un
grand merci à elle. Source en anglais BBC News.
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Une équipe de chercheurs internationale a proposé de nouvelles techniques
qui pourraient conduire à la production de masse de viande élevée non dans
une ferme mais en laboratoire.
Selon ces chercheurs, les avancées de l'ingénierie tissulaire montrent que
la culture des cellules des animaux pourrait donner directement de la viande
en laboratoire.
Les scientifiques pensent que cette technologie est déjà utilisable pour
créer de la viande industrielle comme un nugget de poulet. Cette technologie
serait profitable tant aux être humains qu'à l'environnement. « avec une
seule cellule, vous pourriez théoriquement produire les besoins mondiaux
annuels en viande. Et vous pourriez le faire d'une façon qui est meilleure
pour l'environnement et la santé humaine.
« Dans le long terme, c'est une idée très faisable. » a dit Jason Matheny de
l'Université du Maryland, membre de l'équipe dont les recherches ont été
publiées dans le Journal de l'Ingénierie Tissulaire.
Produire de la viande sans animaux diminuerait le besoin de maintenir des
millions d'animaux dans des endroits exigus et réduirait les dommages causés
à l'environnement par la production de viande.
La viande de laboratoire pourrait également être meilleure pour la santé,
exposent ses partisans.
Manger de la « bouillie »
Les techniques d'ingénierie tissulaire ont été d'abord développés pour un
usage médical et de faibles volumes de chair de poisson ont été « cultivés »
au cours de recherches menées par la NASA.
Pour industrialiser le process, les chercheurs ont suggéré que les cellules
soient cultivées sur de grands draps (feuilles?) qui seraient étirés pour
fournir « l'exercice » nécessaire aux cellules en croissance.
« Si vous ne les étirez pas, ce serait comme de manger de la bouillie »
déclara Mr Methany.
Bien que la technologie pour produire la viande soit là à présent, faire un
steak or une escalope de poulet n'est pas pour demain, disent les
chercheurs.
Questions :
Les nouvelles techniques pourraient également confronter les végétariens à
un dilemme.
Certains pourraient être d'accord pour manger de la viande créée sans qu'un
animal ait été blessé.
D'autres pensent que la question est de savoir comment les cellules seraient
prélevées sur les animaux.
« Une personne qui a laissé tomber la viande ne recourra pas à cela parce
qu'elle pense que c'est moralement condamnable de manger de la chair, de
même que ne recourra pas à cela une personne qui ne veut rien manger de
non-naturel » déclara au journal le Guardian Kerry Bennett de la UK
Vegetarian Society.
On ne sait pas encore comment le législateur réagirait.
La DA américaine a demandé aux entreprises de ne pas mettre sur la marché
des produits issus d'animaux clonés jusqu'à ce que leur sécurité soit
évaluée.
Source en anglais :
http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/4148164.stm
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