 
(Pas d'ascenseur!)
2
janvier 2001 : Un virus capable de tuer en détruisant le système immunitaire de ses
victimes a été créé accidentellement par une équipe de chercheurs australiens.
Ce virus est considéré comme une véritable arme bactériologique.
Ces derniers expliquent qu'ils n'avaient pas l'intention de produire un virus
tueur. Au contraire, ils étaient simplement en train d'essayer de mettre au
point une méthode contraceptive pour les souris, en stimulant des anticorps capables de
stopper la fécondation.
C'est à partir d'un premier virus provoquant des maladies chez la souris, que les
chercheurs ont créé leur virus tueur. En introduisant un gène dans le virus d'origine
(celui de la maladie), les chercheurs ont été véritablement surpris de voir que le
virus modifié avait totalement privé l'animal de son système de défense immunitaire.
Même si apparemment le virus créé n'affecte pas les humains, les chercheurs restent
inquiets car il se rapproche beaucoup du virus de la variole. Une perspective peut
réjouissante pour l'avenir.
(Source Agence Française de Presse. Merci à Cédric pour cette
info)

En biologie, on trouve rarement ce que l'on
cherche. . L'adage a été
vérifié dernièrement par deux chercheurs australiens.
Ron Jackson et Ian Ramshaw ont créé à leur insu à partir d'un virus
apparenté à celui de la variole, un germe extrêmement mortel pour les
souris, alors qu'ils voulaient initialement fabriquer un virus capable
de les rendre stériles.
Une mésaventure issue de manipulations génétiques qui montre ni plus ni
moins comment altérer le redoutable virus de la variole pour le rendre
plus virulent. Autrement dit une brèche aux pires scénario catastrophes
dans lesquels des bio-terroristes pourraient très bien utiliser le
procédé pour fabriquer une arme biologique dévastatrice.
Affolés, les deux généticiens, après mûre réflexion et consultation du
ministère de défense australien, ont jugé utile d'alerter la communauté
scientifique, et au-delà l'opinion publique en relatant leur expérience
dans le journal New Scientist . « Nous voulons informer la population
générale du danger que représente ce type de recherche. Notre message est d'inciter les
scientifiques à la plus grande prudence car notre histoire prouve qu'il est beaucoup plus
facile qu'on ne le croit, de créer des micro-organismes dangereux pour l'humanité ».
Revenons aux faits. Les australiens
travaillaient sur une nouvelle
stratégie de contraception des souris, rongeurs prolifiques qui
véhiculent toutes sortes de maladies infectieuses en particulier la
peste.
Dans un premier temps, ils ont inséré dans un virus de souris, le virus
mousepox, un gène codant pour l'interleukine 4, une molécule qui existe
normalement dans l'organisme et qui permet au système immunitaire de
mieux faire face aux infections. L'objectif était de stimuler la
production d'anticorps contre les oufs des rongeurs et ainsi de les
rendre stériles.
Alors que le virus mouse-pox provoque normalement un variole bénigne
chez les rongeurs, le virus modifié génétiquement à la grande surprise
des chercheurs a détruit totalement le système immunitaire (à médiation
cellulaire) des souris. Au bout de neuf jours, tous les animaux étaient
morts.
« Si un imbécile introduisant le gène de l'interleukine dans le virus de
la variole humaine, la mortalité augmenterait de façon spectaculaire »,
rapporte Ron Jackson. Et aucun vaccin ne pourrait venir à bout d'un tel
virus manipulé.
Une dérive que dénonce aujourd'hui plusieurs associations comme le
groupe anglais Genewatch appelant à un plus grande surveillance des
recherches en biotechnologie au niveau mondial.
Nowak Rachel, New Scientist 13 janvier 2001.
A paraître dans "Journal of Virology" de février 2001.
C.P.
Le cri de Terre sacrée
- Arrivée
d’un nouveau virus
entièrement créé par l’homme
Les
raisons de résister
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