|

Vos réactions à ce sujet
|
Mercredi 07 décembre 2005.
http://www.20minutes.fr/journal/
________________________
Paillettes et diplomatie. C'est le grand écart auquel se livre la
délégation de chefs indiens d'Amazonie, venus en Europe pour défendre leur
culture et la forêt. Ils étaient à Paris lundi. Récit.
l 12 h 30 Enregistrement de « On a tout essayé », sur France 2. Emilie
Barrucand, l'ethnologue de l'association Wayanga (www.wayanga.org)
qui fait venir la délégation, est accompagnée de Bepkamro Metyktire, le
petit-fils du célèbre chef Raoni. Ce dernier étant retenu auprès de son
peuple, Bepkamro a la lourde charge de le suppléer. Arborant coiffe et
peintures traditionnelles, le jeune homme parle peu mais sait trouver les
réponses. A Christine Bravo, qui juge que la civilisation occidentale a
amené éducation et santé en Amazonie, Bepkamro répond que « l'homme blanc a
surtout apporté les maladies ».
l 17 h Série d'interviews, puis la délégation part pour le ministère des
Affaires étrangères. Philippe Douste-Blazy a tenu à rencontrer les chefs
avant leur départ pour l'ONU. « Le ministre va nous aider à ouvrir certaines
portes à Bruxelles », expliquent les chefs à la sortie. Ces promesses
seront-elles tenues ? « Dans le passé, des promesses n'ont pas été
respectées, mais certaines l'ont été, c'est le plus important. »
l 19 h La salle de l'hôtel Westin Paris, où a lieu la conférence, est
remplie. Le chef Pirakuman Yawalapiti martèle: « Nous sommes encerclés par
la déforestation, le bitumage des routes, les projets de barrages. Il y a
urgence. Trop de personnes ont parlé en notre nom. Nous sommes ici
aujourd'hui pour parler nous-mêmes de nos problèmes. »
David Carzon
A savoir :
ONU La délégation est aujourd'hui au siège de l'ONU à Genève pour une
réunion avec des leaders autochtones du monde entier afin de finaliser une «
déclaration universelle des droits des peuples autochtones ». |