Tout en bas!Les organismes g�n�tiquement modifi�s (transg�niques) : ce que vous devez savoir

sphvioan.gif (6500 octets)Le g�nie g�n�tique : une transgression de la loi naturelle

Par le Dr. Byron P. Rigby, MBBS, MRCPsych.,
pr�sident de l'Association australienne de m�decine ayurv�dique.

Pour les personnes de formation scientifique et m�dicale qui ne sont pas famili�res avec l'industrie de la biotechnologie, il semble totalement incroyable que des gouvernements, des minist�res gouvernementaux, des scientifiques de l'alimentation, des biologistes et des entreprises puissent en connaissance de cause inonder de mutants g�n�tiques la chaine alimentaire du monde entier. Comment cela est-il possible ?

Une telle chose n'est possible que dans une soci�t� mondiale dans laquelle la conscience collective elle-m�me s'est obscurcie, est devenue incapable de demeurer �veill�e � son propre int�r�t et � sa propre survie. C'est un sympt�me d'un besoin s�rieux, urgent et d�sesp�r� de cr�er un monde qui s'�veille � la s�curit� future de tous les �tres humains

Jamais auparavant dans l'histoire n'a-t-on vu une technologie aussi incroyable, dangereuse, nouvelle et non test�e �tre appliqu�e aussi instantan�ment � travers le monde entier. En comparaison avec cet assaut biologique, des probl�mes comme (... ) l'�touffement des cours d'eau tropicaux par la jacinthe d'eau, la destruction sans discrimination des forets et meme la d�sertification massive ne sont que des d�rangements minuscules.

Il s'agit l'� d'affirmations puissantes. Pour en comprendre la v�rit� essentielle, il est n�cessaire d'en savoir un peu plus sur la g�n�tique.

Le code g�n�tique : le mod�le de la vie

Vive la science!La vie s'exprime en couches. La terre poss�de une g�osph�re, une hydrosph�re et une atmosph�re dans lesquelles la vie se forme et �volue. A l'int�rieur de cela existe une �cosph�re - le monde de la vie en �volution lui-m�me. A l'int�rieur de celui-ci se trouvent des �cologies sp�cifiques bien �tablies, � l'int�rieur desquelles l'on trouve des familles, des classes et des esp�ces d'organismes vivants. L'on peut consid�rer chacune de ces couches comme vivante en elle-m�me et, d'un certaine fa�on, consciente.

Les couches, toutefois, ne s'arr�tent pas l�. A l'int�rieur de chaque organisme se trouvent des organes, des tissus, des cellules, des structures intracellulaires, et finalement l'ADN, le code g�n�tique de toute vie. Plus profond que cela l'on ne trouve qu'atomes et particules �l�mentaires.

Jusqu'� pr�sent, nous avons principalement manipul� et interf�r� avec les organismes individuels de notre monde. Nous avons cr�� certaines esp�ces, conduit d'autres � l'extinction, transport� d'autres encore vers des milieux nouveaux et inconnus, ou ces esp�ces sont parfois devenues utiles, parfois nuisibles.

Dans toute cette manipulation et interf�rence, nous n'avons pas p�n�tr� loin dans la structure de la vie. Occasionnellement, avec l'introduction de virus et d'autres esp�ces vivantes, nous avons �limin� des vari�ti�s enti�res de plantes ou d'animaux. Parfois, par exemple avec l'introduction des ch�vres, nous avons cr�� des d�serts. Parfois nous avons r�pandu des �pid�mies catastrophiques chez les plantes et les animaux, ou encore entre nous. Ces alt�rations ont pu sembler catastrophiques, mais � part les extinctions elles n'ont �t� irr�versibles que dans de rares cas. Les �tres humains et les autres esp�ces demeurent essentiellement ce qu'ils sont, et n'ont pas interf�r� avec, ou pollu�, la source de leur propre conscience ou intelligence.

L'invasion de la source de la vie : briser et p�n�trer, une entr�e par effraction

Maintenant est lanc�e pour la premi�re fois dans l'histoire, une nouvelle forme de changement irr�versible qui se r�pand d'elle-m�me. Elle est beaucoup plus puissante et virulente que tout changement tent� auparavant. Ce changement, c'est le g�nie g�n�tique - la p�n�tration � l'int�rieur du code m�me de la vie et son alt�ration irr�versible.

Dans le g�nie g�n�tique, une nouvelle information et de nouvelles instructions, jamais vues auparavant, sont introduites dans l'ADN de bact�ries, de plantes et d'animaux de fa�ons qui ne pourraient jamais, sous quelque circonstance que ce soit, se produire dans la nature. Les g�nes qui synth�tisent la toxine du scorpion sont utilis�s pour rev�tir des fruits d'un venin tueur d'insectes; des g�nes antigel sont pass�s de poisson � fruit; des g�nes de r�sistance aux herbicides sont incorpor�s dans des tomates et d'autres aliments, permettant l'usage de doses de d�sherbants chimiques beaucoup plus concentr�es et importantes qu'il ne serait possible autrement; des bact�ries alt�r�es g�n�tiquement sont cultiv�es pour synth�tiser des hormones et d'autres substances, dont certaines sont donn�es en nourriture aux vaches pour forcer la s�cr�tion du lait en quantit�s non naturelles, ce qui finit par tuer la vache; finalement d'autres bact�ries sont alt�r�es au-del� de tout ce qui pourrait se produire normalement pour s�cr�ter des substances utilis�es en m�decine et dans l'industrie alimentaire.

Tout ceci pourrait sembler dangereux mais merveilleux - tout comme l'ont �t� d'autres avancements de la science comme l'�lectricit� et l'�nergie nucl�aire.

Mais dans le cas du g�nie g�n�tique, il y a un �l�ment compl�tement nouveau qui rend les dangers inconcevablement plus grands que ceux de toute autre technologie : une fois lach�s, les organismes g�n�tiquement modifi�s ne peuvent �tre ni rappel�s ni repar�s, et ils se reproduisent d'eux-m�mes.

Un dommage irr�versible pour la vie: la boite de Pandore

Une fois l�ch�s, les bact�ries et autres organismes g�n�tiquement modifi�s ne peuvent jamais �tre rappel�s. De plus, il est encore plus terrifiant de savoir qu'il existe des processus par lesquels les g�nes ins�r�s dans les organismes alt�r�s peuvent se transf�rer � d'autres esp�ces. Comme r�sultat, des toxines nouvelles et virulentes peuvent se r�pandre parmis les plantes sauvages; la r�sistance aux herbicides peut s'�tendre aux mauvaises herbes; une capacit� de croissance rapide peut toucher les esp�ces nuisibles et la r�sistance aux antibiotiques peut �tre pass�e au organismes producteurs des maladies les plus terribles - les staphylocoques, la dipht�rie, la salmonellose, la peste, le chol�ra, la typho�de et toute l'�tendue des maladies dont les proportions �pid�miques dans le monde ont �t� r�duites avec tant de patience et de travail.

L'industrie de la biotechnologie voudrait nous faire croire que la s�lection normale des plantes est semblable au g�nie g�n�tique. Nous s�lectionnons les g&egravenes d'une plante et nous les combinons avec d'autres par croisements. Nous trouvons m�me des mutants et nous les cultivons.

Pour quiconque poss�de la moindre connaissance en biologie, ce genre d'affirmation - que les manipulations faites par g�nie g�n�tique ne sont rien d'autre que ce qui se fait d�j� depuis des si�cles - est une imposture totale! Le simple fait qu'elle soit avanc�e sonne le signal d'alarme le plus puissant qui soit, nous avertissant que si des erreurs aussi �normes sont r�pandues d�lib�rement, les responsables doivent avoir quelque chose de tr�s concr�tement substantiel et de profond�ment n�gatif � cacher. C'est un sympt�me �vident d'une disconnection profonde et radicale de la v�rit� de la part de toute une g�n�ration de scientifiques, de technologues, et d'int�r�ts commerciaux. C'est un d�sordre de la conscience.

Une technologie qui rate la cible: des catastrophes ont d�j� eu lieu

La simple v�rit� est que pour cr�er une alt�ration g�n�tique par introduction d'un g�ne, il est n�cessaire de directement perturber et reconstruire le code g�n�tique par des proc�dures qui ne pourraient simplement jamais se pr�senter dans la nature. Loin d'�tre pr�cises, ces alt�rations sont hautement al�atoires. Dans la plupart des cas, la fonction totale du g�ne alt�r� n'est pas pleinement connue, ces interactions avec d'autres processus biochimiques dans l'organisme sont obscures, et les effets � long terme des changements ne peuvent �tre pr�dits.

Cornme c'est le cas pour l'irradiation des aliments, les manipulations g�n�tiques peuvent potentiellement produire un nombre important de substances chimiques inconnues et �tranges qui peuvent avoir des effets compl�tement impr�visibles. Ces effets incluent l'empoisonnement direct par l'ingestion par d'autres organismes (dont nous-m�mes); des maladies graves et m�me fatales par la production d'allerg�nes nouveaux et inconnus ; la diss�mination par la r�plication de l'organisme existant; et le transfert de l'information g�n�tique � d'autres esp�ces, incluant des esp�ces nuisibles parentes de l'organisme alt�r�.

Certains g�n�ticiens nous rassurent bravement que ces choses n'arriveront pas. Mais comment un scientifique digne de ce nom peut-il d�clarer que "quelque chose n'arrivera pas ?". N'avons-nous pas �t� suffisamment pr�venus par le DDT ? La Thalidomide ? La dioxine ? Le plutonium ? Thernobyl ? La Maladie de la vache folle ? Les chlorofluorocarbones ? L'amiante ? Chacun de ces cas a fait l'objet des assurances les plus s�rieuses de la part de scientifiques mari�s � leur id�e-f�tiche, et par des technologues et des entreprises qui y ont vu un profit.

De nouveau, le probl�me ici n'est pas sp�cifique au g�nie g�n�tique. ll s'agit d'un aveuglement, au niveau de la conscience, � la securit� des �tres humains et aux cons�quences s�rieuses du jeu de l'apprenti sorcier dans un domaine qui est totalement impr�visible � partir de notre niveau actuel de compr�hension.

Nous n'avons pas besoin d'attendre pour voir si le g�nie g�n�tique va tuer ou blesser les gens, ou endommager notre monde. Cela est d�j� arriv�.

37 morts et 1500 handicap�s

Il y a quelques ann�es une entreprise japonaise a manufactur� du tryptophane � l'aide d'une bact�rie g�n�tiquement modifi�e pour le traitement de la d�pression. Cette substance se trouve normalement dans les prot�ines alimentaires ; elle est le pr�curseur m�tabolique de la s�rotonine, le neurotransmetteur dont la diminution m�ne � la d�pression. En ing�rant des quantit�s suppl�mentaires de tryptophane, la d�pression peut �tre soign�e.

Ce que l'on ne savait pas, toutefois, �tait que l'organisme qui synth�tisait le tryptophane synth�sisait aussi d'autres substances qui stimulaient le syst�me immunitaire du corps, avec pour r�sultat une maladie du nom d'�osinophilie. R�sultat : 37 personnes sont mortes et 1500 autres restent handicap�es de fa�on permanente.

Cela ne pourrait pas se reproduire ?

Des g�nes de noix du Br�sil ont �t� incorpor�es dans du soja transg�nique. La combinaison s'est r�v�l�e hautement allerg�ne pour certaines personnes. Elles n'avaient aucun moyen de savoir qu'elles r�agiraient � ce soja, m�me si elles avaient su qu'elles �taient allergiques aux noix du Br�sil : la loi exempt d'�tiquetage le soja transg�nique.

Dans une autre sph�re, des bact�ries klebsellia ont �t� alt�r�es g�n�tiquement pour s�cr�ter de l'alcool � partir de la digestion de la pulpe de bois et d'autres substances. Cet organisme s'est �chapp�, a infect� le sol dans les cultures de bl� am�ricaines et a d�truit les bact�ries nutritives qui sont responsables de la fertilit� des champs. Des champs entiers sont devenus st�riles, capables seulement de produire du bl� de quelques centim�tres de hauteur.

Dans tous ces exemples, le probl�me n'est pas le danger de la technologie. Le danger, c'est la qualit� de conscience qui permet de perp�trer une forme si massive d'exp�rimentation humaine sans l'approbation du public et sans que ce-dernier en soit averti, sans m�me �tiqueter les aliments manipul�s g�n�tiquement.

Dans certains Etats des Etats-Unis, il a m�me �t� d�clar� ill�gal d'�tiqueter la nourriture comme NON manipul�e g�n�tiquement, de peur de menacer le profit des compagnies de technologie g�n�tique. Le renversement de l'�thique normale n'est pas un probl�me technique, c'est un probl�me de conscience, un probl�me d'attitude et d'�tat d'esprit du gouvemement et de l'individu.

Etiquetage et moratoire

Les dommages potentiels que pourraient causer des effets impr�vus du g�nie g�n�tique sont vastes, formidables et impossibles � pr�voir. L'absence de connaissance du danger ne doit pas �tre confondue avec l'absence de danger ! Les scientifiques ne savent que ce qu'ils savent. Ils ne connaissent certainement pas ce qu'ils ne connaissent pas. Pour cette raison, le simple bon sens et la responsabilit� nous dictent de demander l'arr�t total de la diss�mination d'organismes alt�r�s g�n�tiquement, de fa�on � ce qu'une connaissance suffisante puisse �tre accumul�e avant que de tels organismes ne soient produits.

Des scientifiques du monde entier ont propos� un moratoire de 50 ans sur toute vente due � l'exp�rimentation g�n�tique et la technologie y aff�rant. Le Parti de la Loi naturelle a propos� ceci dans 40 pays, et en Australie de l'ouest ce parti a �t� appuy� lors des r�centes �lections par tous les principaux partis lors d'un communiqu� multilat�ral t�l�vis�, insistant sur une prudence extr�me dans l'autorisation en Australie de tout produit manipul� g�n�tiquement.

Les gouvemements doivent tout simplement r�aliser qu'ils l�gif�rent pour les enfants des autres - pas seulement pour les leurs. "Probablement �sans danger�" n'est tout simplement pas assez s�r - pas pour une intervention irr�vocable, pas pour ce qui conceme l'alimentation et le d�veloppement des enfants. "Prouv� �sans danger�" est le strict minimum. Et une v�ritable preuve est quelque chose de tr�s, tr�s difficile � obtenir dans le domaine de la science. "Peut-�tre �sans danger�" est un scandale.

Pourtant aujourd'hui nous devons faire face � une pression sans pr�c�dent des compagnies de la biotechnologie pour supprimer la n�cessit� ne serait-ce que d'�tiqueter les produits alt�r�s g�n�tiquement !

Quelle suggestion extraordinaire ! Eliminer toute possibilit� de retrouver la source d'un dommage qui pourrait �tre caus� aux �tres humains. S'assurer que si maladie ou mort devait se pr�senter, que ce soit par toxicit� impr�vue ou par le d�veloppement de nouveaux allerg�nes, les entreprises fautives ne pourront jamais �tre identifi�es ou poursuivies, et que d'autres maladies ou morts ne pourront jamais �tre emp�ch�es.

La responsabilit� des scienfifiques

Dans le pass�, les scientifiques �taient motiv�s par l'inspiration qu'apporte la d�couverte scientifique. M�me alors, leur enthousiasme les a men�s parfois � une interf�rence grotesque avec la vie humaine : la radiographie � haut voltage des pieds des enfants pour la pointure des chaussures ; l'abus de DDT et son accumulation dans le lait maternel ; le conditionnement de populations enti�res � penser que le lait en poudre est meilleur que le lait maternel ; et m�me, il y a plus longtemps, l'utilisation de tuyaux en plomb pour l'eau qui a caus� l'empoisonnement de populations enti�res.

Aujourd'hui toutefois, c'est une pression �conomique que subissent les scientifiques, une pression si grande que les g�n�ticiens, presque unanimement, ont abandonn� leur pr�occupation originelle pour la vie humaine.

Breveter de nouvelles technologies est immens�ment profitable. L'identification de caract�ristiques g�n�tiques humaines, leur brevetage et mise au secret a actuellement atteint un tel niveau que des populations enti�res de peuples indig�nes au bord de l'extinction sont harcel�es pour leur information g�n�tique unique, sans que l'on offre la moindre assistance pour assurer leur survie future.

Une crise de la conscience

La crise du g�nie g�n�tique n'est pas une crise de la science biologique, c'est une crise de la conscience. Quelle sorte de conscience peut en connaissance de cause perp�trer les dangereuses interventions au coeur de la vie, d�crites en d�tail dans cet article ? On ne peut pas parler avec de tels gens. Ferm�s, scell�s herm�tiquement � l'ext�rieur du monde de la vie des autres gens, des pr�occupations, des droits et de la s�curit� d'autrui, leur r�action refl�te leur propre int�r�t et un exc�s de confiance au-dela de toute atteinte. L'esprit est dans des oeill�res, l'imagination �teinte. Ce n'est que par une transformation de la conscience qu'un tel esprit peut �tre �veill� � la r�alit� de ce qu'il est en train de faire.

Et ce n'est pas une question de conscience individuelle. C'est une question de conscience collective. La mainmise g�n�tique avance rapidement. La r�alisation de la v�rit� avance � la vitesse d'un escargot. Les mises en garde �clair�es ne sont pas entendues. Au rythme actuel, d'ici � ce que la v�ritable gravit� de la situation soit r�alis�e, il sera trop tard. Le monde aura �t� infect� par l'alt�ration g�n�tique de fa�on irr�versible. M�me la conscience des gens eux-m�mes sera alt�r�e par ce qu'ils ing�rent.

Vive l'homme!Dans cette situation, ainsi que dans de nombreuses autres semblables, il n'y a qu'une solution : cr�er un �veil massif de la conscience collective de notre monde.


R�f�rence : le journal australien Living Now, janvier-f�vrier l997.
Adaptation fran�aise par L�onard Stein, Suisse.
Mis en forme sur le Web par Joe Toth, Etats-Unis.

 

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